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The Dillinger Escape Plan › Ire Works

cd 1 • 13 titres • 38:26 min

  • 1Fix Your Face
  • 2Lurch
  • 3Black Bubblegum
  • 4Sick On Sunday
  • 5When Acting As A Particle
  • 6Nong Eye Gong
  • 7When Acting As A Wave
  • 882588
  • 9Milk Lizard
  • 10Party Smasher
  • 11Dead As History
  • 12Horse Hunter
  • 13Mouth Of Ghosts

line up

Greg Puciato (chant), Benjamin Weinman (guitare, piano, programmation, chœurs), Liam Wilson (basse), Gil Sharone (batterie)

Musiciens additionnels : Phil Williams (percussions), Craig Demel (violon), Robin Reynolds (violoncelle), Ali Tabatabai (scie musicale, percussions)

remarques

chronique

Styles
hardcore
post-hardcore
metal alternatif
neo metal
Styles personnels
t.d.a.h.

Les Dillinger Escape Plan encensés ici m'tapent sur le système. Leur mathcore hyperactif-core, carabistouille-core cacophonicore complexe-bistouflex-core et j'en passe, avec la pyramide de technique, riffs mironton, soli barjabule : ça me les brise rapido et je préférerais en-core (poum-tchak) du Aphex Twin tout en guitares. Sans déc', je sais pas pourquoi j'ai ce Dillinger, depuis la sortie. Mais j'l'ai. Paraîtrait qu'il y en a d'autres à la suite qui vaudraient le coup, c'possible, j'ai pas tout essayé d'eux j'avoue, je suis pas maso. J'ai Ire Works et il passe bien certains matins, quand la littérature m'tente pas avec le café, en somme quand je me sens math-inal (poum-poum-tchak). Même si encore gloubiboulgesque, Ire Works le fait pas mal, dans le genre "marre de Maths Sup, on investit le vestiaire du campus". Les maths c'est pour les psychopathes, un peu d'humanité ne fera pas d'mal. Bon OK, y avait sûrement déjà de ça dès que Puciato a déboulé dans la Machine, et OK y lâchent pas vraiment les nombres entiers ici... mais cet enrichissent en FM post-FNM 'déodorant 72 heures sans traces' est moins pénible que le chaotisme autiste. Y a une attitude de déglingo de la décimale mais en mode surfeur-skateboardeur. Et ça sent l'futur hostile aussi, dis-donc... Un peu comme si des combos tête-à-gnons tels qu'Incubus, Linkin Park ou System of a Down étaient transposés dans un monde technologico-omniscient truffé de perceptions supra-acérées, à la Minority Report, et chantaient leurs refrains de sportifs avec une suée froide sur le front, jouant leur pop dans leur loft supra-connecté mis hors-ligne, avec la crainte permanente que la milice math-supérieure ne vienne les neutraliser à coups de riffs-équations à faire claquer un anévrisme à Rain Man. Écartelé ce skeud, aussi relou que mes rafales de mots-valises, mais garni de grosses vagues iodées et mentholées. Dillinger ils veulent continuer à montrer à leur fanbase mathcore qu'ils sont là, et en même temps ils racolent une potentielle audience plus élargie, moins free jazz, plus Freedent. TCHAK TCHAK. Ire Works a un gros côté agressif-gay - initiales DEP, écrit en majuscules aux arêtes coupantes brillantes - qui veut causer à mon chakra pop-core, dès cette pochette-tétraèdre éclaté / réticule du Predator qui headshot Pink Floyd. Popopop ! Prince-Patton sur armature full-kevlar, avec une légère saveur Fugazi finition carbone. Y a aussi pas mal de biduleries, OK-passons, comme du glitch-truc façon "c'est un Koendelietzsche c'est hyper fragile" ("Sick on Sunday"), du clochette-core qui mute en spasmico-prog-WTF à filer une courante à Mars Volta ("When Acting as a Particle/"Nong Eye Gong/" When Acting as a Wave"), des bouts de Cop Shoot Cop dans le collisionneur de hadrons ("Milk Lizard"). Mais aussi la tristesse, qui guette comme cet humain tout mou dans ce monde de compas et d'équerres, au détour d'un crochetage de serrure mentale ("Dead as History")... jusqu'au piano élégiaque du final, envol du carcan du cerveau au ciel du cœur, adieu au tesseract, dans un dernier moment de grâce aux relents Afghan Whigs très karacho. Drôle d'album quand même, attaque de pop métallique et futuristicolorée, à coups de scalpel aiguisé à mort. Ire Works est resté au seuil de mes écoutes passionnelles, il ne m'a jamais renversé comme je l'escomptais à sa découverte "waow c'est frais !" MAIS son chaos fruité m'a fait réaliser que dans le mot "framboise", il y a "rambo", et que la violence peut sentir le gel douche fraîcheur intense. Rien que pour ça, merci, Monsieur le Triangle dans son carré.

note       Publiée le samedi 20 mars 2021

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born to gulo Envoyez un message privé àborn to gulo

Le vrai début (après l'éruption fusion Miss Machine) de la réalisation d'un groupe ambitieux à juste titre, de son ascension de la pente sublime qui l'attendait.

Note donnée au disque :       
luapluap Envoyez un message privé àluapluap

.

Damodafoca Envoyez un message privé àDamodafoca

J'ai totalement décroché après celui-ci, ayant déjà évité le précédent. Les tous débuts du groupe étaient plus excitant.

torquemada Envoyez un message privé àtorquemada

Cette chronique m’a fait ressortir « Option Paralysis » qui prenait la poussière chez moi depuis son achat et l’expérience était loin d’être désagréable.