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The Desert Sessions › Volume 5/6

cd • 11 titres • 39:41 min

  • 1You Think I Ain't Worth a Dollar, but I Feel Like a Millionaire2:52
  • 2Letters to Mommy3:43
  • 3I'm Dead1:37
  • 4Punk Rock Caveman Living in a Prehistoric Age3:28
  • 5Aliens - Goin to a Hangin5:32
  • 6A#13:38
  • 7Like a Drug2:24
  • 8Take Me to Your Leader4:40
  • 9Teens of Thailand3:37
  • 10Rickshaw3:45
  • 11Like a Drug (Instrumental)2:25

enregistrement

L'album regroupe les EP "Volume V: Poetry for the Masses (Sea Shed Shithead by the She Sore)" et "Vol 6: Poetry for the Masses (Black Anvil Ego)" plus l'instrumental de "Like a Drug".

line up

Brant Bjork (batterie, guitare), Dave Catching (guitare, piano), Josh Homme (basse, guitare, claviers, chant, batterie, percussions), Mario Lalli (chant), Barrett Martin (batterie), Nick Oliveri (chant), Mathias Schneeberger (guitare), Gene Trautman (percussions, batterie), Fred Drake (batterie, percussions), Tony Mason (guitare, basse), Blag Dahlia (chant), Adam Maples (batterie), Chizm (chant, trombone), Hosh Ross Sonjoni (basse), David Newfeld ((Digital D) chant, guitare), Van Conner ((The Kid) basse), Barry Conley ((Fugitive Pope) guitare, chant, électronique), Teddy Quinn (chant)

remarques

chronique

Styles
stoner
psychédélique
punk
rock alternatif
Styles personnels
stoner en confinement

Les Desert Sessions 5 et 6 existent, contrairement aux deux précédentes. C’est même une seule session, enregistrée à la cool au Rancho de la Luna. C’est bon, c’est canon. Et puis comme il se doit, elles constituent un peu un labo pour des titres de QOTSA à venir, finalement c’est bien à ça que ça va servir. Après le bordel hétéroclite des 3 et 4, voilà un retour au son stoner. Avec quand même deux ou trois conneries typique de ce genre de rendez-vous dans le désert avec des bros qui carbure à la binouze et font des vannes pas très Charlie, comme cette pathétique « Letters to Mommy » interprétée par Blag Dahlia, du très con groupe punk les Dwarves, comptine d’enfant battue à la Ween. Les Dwarves où officie également Nick Oliveri, qu’on retrouve dans un super expéditif et punkoïde « I’m Dead », encore une fois préfigurant les explosions à venir de « Rated R », sympatoche quoi qu’anecdotique. Toujours sur le mode cadavre exquis, dans le genre anecdotique, il y a le morceau des sois-disant Aliens, des habitués du coin sans doute qui pondent un truc bordélique et frénétique aux relents de blues-rock heayy-psych bricolo. Ça fait le charme mais aussi la limite de l’exercice des Desert Sessions, qui brillent surtout dans des morceaux qui sortiront ensuite soit sur les albums soit dans les concerts des QOTSA. Quoi de plus classique que celui d’ouverture, qui fera également celle de « Songs for the Deaf » tellement il envoie la purée de patates, interprété ici par la voix grasse et grave de Mario Lalli, un des plus vieux parrain de la scène (Across the River et Yawning Man font coucou), soutenu par la puissance instrumentale de Josh & Brant, les futurs fachés ex-Kyuss ici encore en symbiose tellurique/robot-rock. Les deux mêmes qui délivrent cette petite perle de ballade surf fifties qu’est « Like a Drug », qui viendra conclure quelques années plus tard « Lullabies to Paralyze », Tarantinesque à souhait (oui, parce que ce style à été, pour le meilleur ou le pire, vampirisé par le ludion d’Hollywood et il est impossible de ne pas y penser ici, industrie culturelle oblige). Pour sa dernière participation aux Desert Sessions, Brant Bjork sort aussi sa guitare, instrument qu’il n’aura de cesse d’explorer ensuite, pour un « A#1 » qui donne une bonne idée de ce qu’aurait pu être un QOTSA si il était resté dans le giron, si il n’avait pas eu cette « culpabilité punk rock » dont l’accusera Homme par la suite. C’est stoner, répétitif mais toujours un peu bluesy, un peu psyché, un peu à la cool dans le fond, car Bjork est un mec laid-back. Pas laid-back du tout par contre le rouleau compresseur de « Rickshaw », jamais enregistré par la bande à Homme ensuite mais régulièrement reprise sur scène, avec ces vocaux suaves comme seul le rouquin peut se permettre sur un tel fond sonore, le secret de base de la recette QOTSA. Toujours à la frontière entre la dureté punk, le deuxième titre gueulé par Blag Dahlia qui rentre bien dans le mou, et une certaine langueur médicamenteuse comme sur ce « Teens of Thailand » où là encore l’ombre portée des morceaux les plus psychotropes de Kyuss se déploie au Rancho de la Luna. Sans parler de « Going to a Hangin » qui passerait presque pour un hommage à…. Pulp ? Ou alors c’est l’atmosphère un peu enfumée, un peu branlos, un peu 4:20 sous le porche qui me file des hallucinations sonores ? Reste comme d’habitude un ramassis de morceaux pas dégueulasses, enregistrés vite fait mal fait. Tout une époque, bientôt révolue. Quand seront enregistrées les prochaines sessions, QOTSA sera déjà devenu un nom qui compte.

note       Publiée le vendredi 27 mars 2020

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