Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesEExit-13 › Ethos Musick

Exit-13 › Ethos Musick

cd | 13 titres | 75:14 min

  • 1 Societally Provoked Genocidal Contemplation [05:02]
  • 2 Ethos Musick [01:41]
  • 3 Facilitate the Emancipation of Your Mummufied Mentality [04:24]
  • 4 Diet for a New America [03:11]
  • 5 Anthropocentric Ecocidal Conundrum [03:43]
  • 6 Reevaluate Life! [01:43]
  • 7 Legalize Hemp Now! (including a Warm Wave of Euphoria) [07:38]
  • 8 Open Season (The Story of Hunter Slaughter) [05:23]
  • 9 My Minds Mine! [04:27]
  • 10 Earth First! [04:36]
  • 11 Only Protest Gives a Hope of Life! [03:55]
  • 12 Disemboweling Party [01:28]
  • 13 An Electronic Fugue for the Imminent Demise of Planet Earth [28:03]

enregistrement

Guitare, basse, batterie, claviers enregistrés entre le premier et le cinq décembre mil neuf cent quatre vingt douze au LeGit Sound Studio, Brownstown, PA. Enregistré par Bill Bragowski. Produit par EXIT-13. Voix, samples, et mix final enregistré au Smash Studio, New York City, entre le vingt deux et le vingt huit février mil neuf cent quatre vingt treize. Enregistré par Garrish Shipon, assisté de Jon Sowle. Produit par Garris Shipon et EXIT-13. La piste 13 a été enregistré "live" sur la stéréo de Heather au manoir RELAPSE, treize juillet 1993. "Legalize Hemp Now" : intros et outro extraite de "Grow More Pot" par Jello Biafra, extrait de "I Blow Minds for a Living". Samples dans Earth first ! extraits de "The Freshman", "Dawn of the Dead", et "The Good, The Bad and The Ugly", ainsi que des extraits du Phil Donahue Show. Ces "cut ups" ont été enregistrés par Dave Shirk le jeudi treize mai 1994. Ethos Musick a été masterisé par Dave Shirk le jeudi 13 mai 1994 au KAO Infosystems, Lancaster, PA.

line up

Scott Lewis (batterie, percussions), Dan Lilker (basse, claviers, samples), Steve O'Donnell (guitare), Bill Yurkiewicz (voix, paroles, samples, power electronics)

Musiciens additionnels : Kevin Sharp ((Kevin "13 black candles and magnums of Blue Nun" Sharp) choeurs [9])

remarques

Sorti en cd, vinyle, cassette. Illustration : photographie par Catherine Gehm.

chronique

Allez, pour une fois, je vais écrire sur un disque pénible. Comment définir le pénible ? Je dirais que ça serait comme le croisement entre un désir de se reproduire, de se nourrir ou seulement de respirer qui rencontre de manière fracassante un besoin de ne pas niquer, ni faire la cuisine et encore moins subir les ronflements d'un voisinage qu'on souhaiterait le moins proche possible. C'est un peu ce que m'évoque Exit-13 avec cet album, qui telle la boule noire de Motus atterrit aujourd'hui dans mes mains comme un agrégat de poils vomis par un chat galeux au fond du jardin... Alors, Exit-13, qui es-tu ? Un groupe inclassable, oscillant entre grindcore, noise, jazz à la noix, avec des constructions de morceaux très chaotiques rappelant Brutal Truth qui partage le même et omniprésent Dan Lilker ainsi que leur premier batteur Scott Lewis. Exit-13 dans cette ère "Ethos Musick" est également adepte des voix pitchées, de samples à outrance et de paroles assez naïves évoluant dans un registre "mais le monde est devenu fou, il faut libérer les individus des schémas, sauver la terre, et détruire l'humanité qui est un putain de virus", cette thématique étant portée par le "chanteur" étant par ailleurs le cofondateur de Relapse Records, pour la petite histoire. Certes, ce gros son bien vulgaire avec des guitares et une basse d'une rondeur phénoménale pourront peut-être éveiller l'amateur de sludge, qui sera de suite révulsé par ces breaks jazz de... de.. ah, de µ?!#!! ; ajoutez-cela une pincée de Lars Ulrichisme ("plus t'en fais trop n'importe comment, mieux c'est") de la part du chanteur, qui grogne et growle et ronfle comme une loutre constipée, des idées mélodiques à la mord-moi-le -faithnomore - putain, ces pseudo violons à la ledzep sur "My Mind", fouettez les ! - et vous avez là certes quelque chose qui relève fortement de l'expérimentalisationnitude mais version idée de génie du disciple de Léonard, vous savez dans cette BD que seuls les plus vieux d'entre nous arrivent à supporter... du genre : "ah, oui, une machine à border le lit, mais qui vous fout des tartes si elle est mal réglée". Ceci est donc une sorte de mélange mal fichu de goregrind, de hardcore, de death "alternatif" obsédé par l'apocalypse et bien sûr l'état de santé de notre pauvre planète qui pourrait vraiment oublier ses pathologies diverses infligées par nous mêmes si on ne le disait pas dans les journaux ou dans les cds oubliés de Relapse Records. Propos qui pourrait ravir les défenseurs des baleines cannabinomanes et misanthropes parmi vous, adorant s'endormir sur une boucle de trois secondes de bruit blanc inepte. Ne rentrant pas dans cette catégorie, je vais donc maintenant oublier ce disque, et l'archiver jusqu'à l'armageddon de l'univers de la terre de la vie sur ce fabuleux site de musiques sombres et expérimentales !

note       Publiée le mercredi 3 octobre 2018

Dans le même esprit, Rastignac vous recommande...

partagez 'Ethos Musick' sur les rseaux sociaux

ajoutez des tags sur : "Ethos Musick"

Vous devez être membre pour ajouter un tag sur "Ethos Musick".

ajoutez une note sur : "Ethos Musick"

Note moyenne :        3 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Ethos Musick".

ajoutez un commentaire sur : "Ethos Musick"

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Ethos Musick".

Klarinetthor › vendredi 5 octobre 2018 - 01:40  message privé !

Il est un peu long (surtout les boucles noise à la fin), mais sinon j'aime bien son rythme au début, du gros riff répété, du sample débile, un solo chuldinesque, et re- le grind lourd.

Note donnée au disque :       
yog sothoth › jeudi 4 octobre 2018 - 21:29  message privé !  yog sothoth est en ligne !
avatar

(je peux faire Raoul ?)

Dioneo › jeudi 4 octobre 2018 - 18:47  message privé !
avatar

@(N°6) : Je pense qu'on devrait même modifier la bannière/accroche du site : "Guts of Darkness : Nous Servons La Sombrexitude Et C'Est Notre Joie". (Quitte à passer ça en latin, araméen, vieux saxon ou langue du Mordor... Pour cette option je propose comme traduction à "Sombrexitude" le terme "BurzumCuriex").

Klarinetthor › jeudi 4 octobre 2018 - 16:17  message privé !

ça m'avait plutot intrigué quand j'avais découvert; il est temps de remettre la table.

Note donnée au disque :       
(N°6) › jeudi 4 octobre 2018 - 13:01  message privé !
avatar

Tu sers la science et c'est ta joie ?