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Leftfield › Rhythm & Stealth

cd • 10 titres • 52:48 min

  • 1Dusted
  • 2Phat Planet
  • 3Chant Of A Poor Man
  • 4Double Flash
  • 5El Cid
  • 6Afrika Shox
  • 7Dub Gussett
  • 8Swords
  • 96/8 War
  • 10Rino's Prayer

extraits vidéo

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line up

Paul Daleu, Neil Barnes

Musiciens additionnels : Afrika Bambaataa, Roots Manuva (MC), Cheshire Cat, Nicole Willis, Rino

remarques

L'édition originale est un pressage de 5 vinyles 10'' (un titre par face) en fourreau.

chronique

Dernière poussée de dents de sagesse avant Le Millenium. Leftism > Rhythm & Stealth, on va pas se mentir. Celui-ci est un peu moins magique que le premier : plus froid, plus cintré, moins onirique peut-être, ou différemment. Chromé. Posé sur son cul comme ce samuraï sans humanité, il en impose froidement. Un son plus axé sur la puissance brute. Minimal-monolithe. On est moins dans des montées d'angoisse turquoise de Shallow Grave. Avec Rhythm & Stealth, on est dans le dojo en apesanteur, bombardé de beats lisses et chromés commes des crânes de xénomorphe. On est dans le son post-Trainspotting, au centre d'un belvédère en ébène laqué. Renton s'est remis dans le rang, comme cette house épurée qui fend les baffles. La grosse introduction avec Roots Manuva bute tout. Ce gros son hip-hop kubrickien, passé Fat Of The Land et Mezzanine, ça faisait sans doute un peu moins d'effet, j'en conviens. Mais c'était pur. La puissance du Futur était en mouvement. Les purs downtempi comme des gadgets d'une tonne, les beats dub-rap, la mise à l'amende des casqués obsolètes de Homework sur "Double Flash", le ragga-glagla de "Chant of a Poor Man", le trip-hop matinal et géométrique de "Swords" : un programme limpide et à lecture verticale. Avec du squame aussi, tendance chill-out ("El Cid"). Sobriété n'empêche pas superflu. Rhythm & Stealth manoeuvre comme une berline en hiver dans une ville déserte. Glacial, ténébreux. Mais qui s'infiltre dans les veines et qui chauffe aussi sur un titre, en l'occurence celui qui décongèle ce vieil escroc de Bambaataa, oublié depuis la mise à mort de l'electro funk par les rustres DMC/Cool J, pour une montée terriblement grisante de rap futuristique qui enivre comme une surdose d'oxygène. LET'S'GET'L'CRTIFIED - LET'S'GET'L'CTRIFIED. Anachronisme menaçant. Z-U-L-U : THAT'S THE WAY YOU SAY 'ZULU'. Resurrection triomphante. Mais l'oxygène tue, aussi : les chairs se cassent, l'entité surgie du passé est anéantie, apparition surpuissante rapidement absorbée par le cyber-son du futur. 1999 : le son de la préparation mentale à la fin du Monde... sauf qu'on a survécu - contrairement à Leftfield - et aujourd'hui - surprise! - on est tenus en esclaves par les écrans. On avait pourtant été prévenus, mais on a pas écouté : pour nous c'était un fantasme poétique, comme zoner dans la matrice ; pourtant c'est arrivé - pas comme on l'aurait pensé, c'est tout. Retour impossible, monsieur Anderson.

note       Publiée le jeudi 5 juin 2014

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zugal21 › lundi 30 janvier 2017 - 20:01 Envoyez un message privé àzugal21

Je rejoins la tendance des commentaires d'ici ; oui il est un cran en dessous de Leftism ; en attendant, il est bon, peu cool mais vraiment cool quand même en fait

Note donnée au disque :       
Klarinetthor › lundi 28 septembre 2015 - 23:05 Envoyez un message privé àKlarinetthor

Je ne peux rien dire sur le nouvel album, mais la bete remue toujours et tourne chez eux en Octobre puis feront quelques dates en Europe plus tard.

Raven › mardi 1 juillet 2014 - 21:54 Envoyez un message privé àRaven
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Cette jacquette me fait un peu penser à celle de Chiropteran de Panacea, en moins réussi.

Consultant en informatique › mardi 1 juillet 2014 - 15:07 Envoyez un message privé àConsultant en informatique
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Largement moins cool que Leftism, mais je le trouve pourtant autrement plus attractif (sans doute un mélange d'aura maléfique entre la jaquette et le syndrome de l'album de l'ombre).

Damodafoca › samedi 7 juin 2014 - 10:38 Envoyez un message privé àDamodafoca

Apparemment, sur scène c'est un des trucs les plus fat jamais entendu. Il y a eu reformation mais avec un seul mec, et visuellement ça avait l'air très triste... (genre la quarantaine passe très mal à base de lunette type michou en verre bleus).