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Joe Hisaishi › L'été de Kikujiro

cd | 12 titres | 40:12 min

  • 1 Summer [06:24]
  • 2 Going Out [01:17]
  • 3 Mad Summer [02:55]
  • 4 Night Mare [01:49]
  • 5 Kindness [01:57]
  • 6 The Rain [05:38]
  • 7 Real Eyes [03:14]
  • 8 Angel Bell [03:11]
  • 9 Two Hearts [02:00]
  • 10 Mother [02:11]
  • 11 River Side [06:12]
  • 12 Summer Road [03:08]

extraits vidéo

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enregistrement

Composé, produit et arrangé par Joe Hisaishi

line up

Joe Hisaishi (piano, claviers), Pan In Rin Strings (cordes), Rieko Suzuki (violon solo), Yumiko Morooka (violoncelle solo)

remarques

La note reflète plus le caractère répétitif de la BO en tant qu'album détaché du film que ses qualités intrinsèques.

chronique

Styles
musique de film
musique classique
musique répétitive
Styles personnels
mélodies estivales

Les enfants aiment qu'on leur raconte la même histoire encore et encore. Comme une façon d'être bercés, rassurés par des péripéties qu'ils connaissent d'avance, il n'y a rien de plus terrifiant que l'inconnu et la nouveauté. Ainsi, le thème principal de Summer sera répété tout au long du film, tout au long de la BO, s'insinuant parfois en coda de morceaux jusque là plus déroutants ou plus tristes. "Summer", c'est peut-être la mélodie la plus simplement lumineuse et joyeuse de Joe Hisaishi. Une petite ritournelle au piano, peu complexe en apparence, au caractère ludique et sautillant, joueuse et aimable. En contrepoint, celle de "Kindness", tout aussi caressante, souffle une brise légèrement mélancolique sur le road-movie drolatique de deux grands timides. Kikujiro, c'est le film le moins violent de Takeshi Kitano. Les fâcheux iront lui trouver de la joliesse, comme aux mélodies de Hisaishi, moins farouchement entêtantes que par le passé, porteuses de plus de franche empathie pour les personnages, plus classiques en somme. Ce serait leur faire un mauvais procès. Oui, les thèmes sont ici moins variés, les deux principaux revenant sous des formes plus ou moins diverses tout au long de la BO lui conférant, détachée des images du film, un aspect légèrement monotone, mais Hisaishi n'avait pas besoin d'en faire plus. La douceur n'est pas la joliesse ni la mièvrerie, et ses mélodies ne sont plus là pour accompagner des personnages tourmentés vers une mort certaine. Elles se doivent de porter comme une brise d'été une épopée miniature et enfantine le long des routes jusqu'à une plage où, cette fois, si la solitude et la tristesse seront bien là au rendez-vous, elles seront brisées par les jeux d'enfants conçus par un petit voyou raté pour un gamin triste. Mais cette fois, on dirait qu'on meurt pour de faux. Kikujiro, c'est la timidité même, un petit escroc loser qui ne fait pas peur à grand monde et qui se voit confier la charge d'un enfant sans mère, le temps d'un voyage estival improvisé. Hisaishi les pousse doucement tous les deux sur les chemins de traverse, un seul air suffit le temps d'un été, comme une chanson qu'on sifflerait pour se donner du courage alors que Maman est partie. Il y aura des bouffées d'angoisse, comme ces cauchemars aux personnages terrifiants cachés dans les parcs qu'Hisaishi illustre avec un "Night Mare" tout en percussions traditionnelles nocturnes et nappes ambient rampantes qu'on croiraient tirées de Ghost in the Shell. Et puis le blues qui vient en même temps que la pluie quand le poids de l'abandon se fait trop lourd, la nuit, paumés sous un abri-bus déserté, "The Rain" qui renoue avec des motifs plus répétitifs et graves, des magnifiques et déchirants soli de violon et violoncelles, avant d'être lui aussi contaminé par la joie de vivre du thème de "Summer". Car pour une fois, tout ne se terminera pas si mal. Pas si bien non plus, les mères resteront absentes, dans leurs nouveaux foyers, ou dans la vieillesse qui les a perdu, et les garçons qui n'osaient pas se parler, petits et grands, campeurs rêveurs et motard gentil arborant un T-shirt Danzig, reprendront la route, toujours accompagnés par la ritournelle familière et rassurante de Hisaishi, un tout petit peu moins seuls, après une parenthèse pas vraiment enchantée, mais pas loin.

note       Publiée le mardi 4 février 2014

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(N°6) › jeudi 18 octobre 2018 - 00:06  message privé !
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Mince alors, je suis retombé sur Kikujiro par hasard un peu, la fin de la scène dans le temple, la nuit, ça m'a serré le coeur. Quel film, mais quel film.

Note donnée au disque :       
zugal21 › mardi 4 février 2014 - 19:27  message privé !

Vous me donnez envie, pour le film

Twilight › mardi 4 février 2014 - 19:26  message privé !
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ce fiiilm.....et une b.o qui accompagne à merveille ^^

(N°6) › mardi 4 février 2014 - 19:11  message privé !
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Entendons-nous bien, le film mériterait ses 6 bouboules, sans aucune hésitation.

Note donnée au disque :       
saïmone › mardi 4 février 2014 - 19:05  message privé !
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Sous estimé ce Kikujiro !