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La Race › La Race (12")

12" • 2 titres • ??:?? min

  • Face A
  • 1Stephan Eicher doit mourir
  • Face B
  • 2File-moi 20 boules

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré, mixé et masterisé à La Niche, rue Clodot, par Michol le 30 octobre 2010.

line up

Romain Bouge (batterie), Pavel (guitare), Romain Putevie (voix)

remarques

Vinyle 12’’ à jouer en 45 tours.
Ce disque – ainsi que le E.P ? 7‘’ du même groupe portant le même titre – est téléchargeable gratuitement sur la page dédiée au groupe du site Et Mon Cul C’Est Du Tofu ?.

chronique

Styles
indus
noise
punk
no wave
post punk
noise rock
Styles personnels
je suis fan... d'épices

La Race sort cette fois un douze pouce qui s’appelle comme le sept pouces d’avant : La Race. La Race glisse dans la pochette un livret de X pages – noir et blanc sur papier un peu glacé mais d'impression basse fidélité. Seulement des photomatons. Il y a de tout là-dedans. Des chevelus, des chauves, des filles, des barbus ; des métisses à cauris, des Chinoises Premières de la Classe Mais Cools, des goths et des Arabes ; des lunettes. Il y en a qui sourient. D’autres qui ont l’air de vouloir éclater la lentille. D’autres qui ont l’air de flipper. Il y a même des vieux qui auraient l’air d’être leurs parents dans des quartiers pas glam. Des trognes attachantes parfois ; des tronches qui font un peu "d’ahuris" ; au cours des pages et selon les goûts ; beaucoup qui n’ont pas l’air à l’aise, comme on a l'air sur ces trucs là ; aucun dont on se dise qu'on lui en collerait bien une. La race, c’est notre foutue espèce qui grouille à la surface tout le jour. Elle cherche la chaleur dans les caves, la nuit. C’est serré, c’est fragrances et ça pousse fort, parfois. J’ai vu deux fois ces types, pour l’instant, tous ensemble. Pas du tout sobre, les deux fois. J’y retournerai. C’était bruyant. C’était plaisir. Même pas trouble : immédiat. Mais sale, ça oui. Dans La Race, sur scène, il y a un homme très maigre qui beugle des horreurs – enfin, on croit comprendre, en tout cas des trucs pas contents – la gueule en avant, muscles tendus, campé dans son slip à poutre apparente. Il y a un batteur qui n’a jamais l’air de pouvoir s'épuiser. Ou qui s'en fout, tant que ça tient. Il y a des cordes en acier qui font des bruits de sidérurgie voisins. C’est taule. Ça résonne. La Race ne met pas le nom des gens qui jouent sur ses disques. Sur la face A, j’ai l’impression qu’il dit "Mange ! Mange ! Mange, putain !". Beaucoup. Ou alors "Mange les deux doigts". C’est sûrement autre chose. Le morceau est lent, c’est peut-être encore pire. Ça alourdit la densité de la matière qu’on se cogne. Et qui rend les coups. La face B est plus rapide. Beaucoup. Ce sont les mêmes solides qu’on défonce à coup de massette – de baguettes, en réalité, avec des médiators modèle Casse ou à main nue, à voix caverneuse d’un qui aurait fumé de l’amiante. Le tout passé dans l’effet crasse. Le son est pourtant un poil plus clair, cette fois, par rapport au sept pouces. Il faut admettre ! Faut apprécier. On ne dirait pas, ce coup, que c’est enregistré au Fischer Price à écrous de 12,8. C’est toujours aussi bon mais on comprends un peu mieux la nature, la marche du sévice. Ça file. Cette fois encore, ça ne se lit pas à la bonne vitesse, d’ailleurs. Mais là c’est le contraire : envoyez bien plus vite que ne le suggère la taille. Ça trace. Je ne sais pas si La Race envisage un album. Un concert de La Race, ça ne dure jamais bien plus de trente minutes, il semble. Et c’est ce qu’il faut parce qu’à plus, on en sortirait dingues et eux disloqués. Et vice et verse. Mais là… C’est court, Ô Boucan Camarade Aux Phases Mal Embouchées ! A la fin de la face B – cette fois, j’en suis sur, c’est voulu – c ‘est un sillon fermé. On peut s'en prendre, de La Race, aussi longtemps qu’on veut. Après tout, ça fait quelques millions d’années qu’on zone et qu’on s’agite. On peut bien en remettre – ça, c’est la théorie, l’aiguille s’usera avant, le disque, aussi, et puis nos organes finiront par claquer – pour quelques millions de plus. Sillon fermé qui crisse l’écho des ferrailles. La Race affiche sur sa pochette une cabèche composite transpercée de couteaux de cuisine. En pratique, on voudrait bien que ça dure un peu plus que ces brèves minutes.

note       Publiée le mercredi 6 mars 2013

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Dioneo Envoyez un message privé àDioneo
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Ah ah... Ouais, tartines de cambouis aux piments-oiseaux.

Ça fait toujours plaisir, en tout cas, l'impression que c'est pas complètement en vain.

(Marco... C'est vrai ça ! Disparu d'ici. Les gens suivent leur cour).

taliesin Envoyez un message privé àtaliesin

@Dioneo : avec des piments peut-être ? ;-) Eh oui je n'hésite jamais à m'aventurer sur les conseils de certains des chroniqueurs de Guts, dont toi bien sûr, mais aussi Wotz, Twilight, Marco (mais où est-il d'ailleurs ? ;-))...

Note donnée au disque :       
Dioneo Envoyez un message privé àDioneo
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@Cybermoignon : Ou alors ce serait celle-ci la fameuse "Mange le Couteau" qu'un mec leur avait réclamé systématiquement à la fin de chaque morceau, au premier concert ?!

@Wotz et Taliesin : Ah, cool que vous soyez allé y jeter l'oreille. Vrai que je ne préconise pas forcément avec le café-tartines, par contre. Enfin... Ça dépend des rapports sociaux projetés dans la journée à venir, disons.

Wotzenknecht Envoyez un message privé àWotzenknecht
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Ah oui Zeni Geva, beaucoup dans la guitare ! (bien assommant au petit matin cette Race)

cyberghost Envoyez un message privé àcyberghost

Perso sur la face A j'entends plutôt " Pose ce couteau ! Pooose ce couteaaaaau !"