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The Glimmer Room › Home without the Journey

cd • 3 titres

  • 1Home Without The Journey27:48
  • 2Carbon Statues11:26
  • 3Cool Blue And The Plough12:19

line up

Andy Condon: Synthé Nord et Korg, logiciels et programmation

remarques

Pour en savoir plus sur The Glimmer Room et entendre des échantillons sonores, visitez son site web; http://www.theglimmerroom.co.uk/index.htm

chronique

À la fois triste, mélancolique et superbement poétique Home Without the Journey est un sublime complément à Grey Mirrors, paru en 2004. Un opus qui nous avait ému tant par l’intimité artistique de Andy Condon, que la complexité de ses émotions dépeintes dans un maillage entre une poésie aussi paradisiaque qu’obscure.
La pièce titre nous plonge au cœur de cette ambiguïté en offrant un éventail sonore hétéroclite dès son ouverture. De l’eau qui grouille dans une faune ornithologue secouée de longs souffles bourdonnants, et d’autres haletants, créant une introduction sombre, malgré les douceurs mellotronnées d’une flûte solitaire qui se moule à un piano tout aussi délaissé. Quoique mélodieux, parfois orchestral, l’intro de Home Without the Journey reste sombre et triste. Un synthé nourrit cette morosité astrale avec des faibles oscillations qui amplifient un rythme échotique et statique. De belles boucles circulent dans ce corridor qui apparaît hermétique, avant que des percussions feutrées propulsent le rythme vers des horizons plus libres, là où les sirènes surprennent toujours l’ouïe. Chants célestes tronqués à des effets sonores rauques, Home Without The Journey prend son envol séquentiel en mi parcours avec de bonnes séquences rotatives, noyées dans de bons solos de synthé. Un moment lourd et fort animé qui s’éteint lentement dans de légers souffles métalliques et de belles vocalises de sirènes galactiques.
Carbon Statues offre une intro austère et ecclésiastique où des cloches de prières se fondent à une noirceur vocale très monastériel. Un titre planant et relaxant, aux émotions à fleur de peau, avec de belles approches mélodieuses, notamment ce petit tourbillon de clochettes qui ondule sous un mellotron moulant et un corridor vocal qui couvre les paroles de Robert Oppenheimer. Les fans de Michael Stearns n’en seront jamais assez rassasiés.
Cool Blue And The Plough est le titre le plus vivant de Home Without the Journey. Une sombre ouverture sur un vent métallique et une orgue dont les basses pulsations se perdent dans les ondulations d’un synthé discret amène une lente procession sombre qui s’anime sur un clavier nerveux dans une structure statique. Cool Blue And The Plough finit par éclore sur les boucles minimalismes d’une guitare qui fusionne à merveille sur un chœur soyeux et un rythme léger qui tourbillonne lentement dans une limpidité mélodieuse à faire frissonner l’épine dorsale. Beau, romanesque et superbement mélodieux, à l’image de Home Without the Journey.

note       Publiée le lundi 29 décembre 2008

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