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Sbrizzi Fabio › Comunicare

5 titres - 53:24 min

  • 1 Ipnoestasia 18:28
  • 2 Ampipensieri I 9:15
  • 3 Animus Musicorum 5:40
  • 4 Leningrado 11:23
  • 5 Respiro te (bonus track) 7:48

line up

Sbrizzi FaBIO: Synthétiseur Yamaha AN1X, Roland JV 1010 & Gem S3 Turbo

chronique

Styles
musique électronique
musique électronique expérimentale
Styles personnels
musique Électronique minimaliste

Sbrizzi FaBIO of BIOnighT est le comparse de Mac, du duo Italien BIOnighT. D’ailleurs, c’est grâce à ce dernier si nous pouvons entendre cette œuvre solo que Sbrizzi FaBIO voulait garder dans ses archives. Car Comunicare est différent au niveau artistique. Il y a peu de séquenceurs et toutes les notes minimalistes que nous entendons défilées, sont des sons conçus, un par un, par Sbrizzi. Un travail remarquablement minutieux qui demande énormément de temps et qui donne des résultats étonnants. Ce qui est tout de même assez incroyable, surtout lorsqu’on écoute les premières notes de Ipnoestasia. Elles sont agiles et résonnent comme des glockenspiels sur des pulsations montantes, aux intervalles irréguliers. Très basses, les pulsations forment des cercles de réverbérations, approfondissant une impulsion harmonieuse et chaleureuse. Le tempo fluide sur des percussions claquantes, qui voltigent avec précision sur un mouvement spiralé d’une hypnose harmonieuse. Les accords se bousculent en cascades sur des nappes synthétiques moulantes qui se déplacent en flottaison, sur un rythme tout de même assez aéré, créant deux tempos contradictoires. Un superbe synthé, aux élans sensuels, vogue en solitaire sur ce superbe Ipnoestasia, une œuvre étonnante qui impressionne au plus haut point. Peu importe ce qu’il advient du reste de Comunicare, cette pièce vaut à elle seule le prix du cd. Mais ce n’est pas le cas, car dès les 1ier accords de Ampipensieri I, nous sommes envoûté par ce tempo minimalisme qui défile avec grâce. L’impulsion s’étend, à la Philip Glass, sur un passage bi linéaire qui sépare deux lignes distinctes, aux mouvements parallèles qui se fondent sur un synthé spectrale. De superbes strates violonées ajoutent une profondeur romanesque à Ampipensieri I qui augmente la cadence sur des notes qui tourbillonnent dans une sphère de plus en plus harmonieuse. Atonique, Animus Musicorum est un titre aux modulations agressives, animé par des percussions et des pulsations explosives sur un mouvement dentelé. Tout le contraire de Leningrado, qui est une superbe procession qui évolue avec une guitare plaintive sur un mouvement ondulant aux nappes synthétiques flottantes et harmonieuses. Sbrizzi assaisonne ce carrousel musical d’accord minimalisme et de solos aux effluves spirituels sur des strates progressives et enveloppantes. Une merveilleuse rêverie qui se termine sur des notes voltigeantes, aux contours spiralés. Leningrado est un autre titre colossal. Écrite avec son copain Mac, Respiro Te est une belle impulsion linéaire avec un très beau synthétiseur qui oscille entre les sonorités de l’orgue et d’un accordéon. Sur le rythme d’une marche astrale, où des faibles intonations vocales se mêlent aux souffles harmonieux des synthés flottants, Respiro Te s’éteint sur un violon et une basse en cortège déclinant. Qu’on le veuille ou non, on est toujours influencé par la description d’un album, avant de l’acheter. Lorsque j’ai su que l’utilisation d’un séquenceur était à son minimum sur Comunicare j’ai désenchanté. Car un séquenceur est synonyme de rythmes, de tourbillons musicaux multi sonores, et bien d’autres choses. Et j’ai eu tort. Comunicare est un album fantastique. Un album puissant où Sbrizzi FaBIO fait preuve d’ingéniosité et démontre un talent de compositeur inné. Un grand album qui contient plein de surprises, d’émotivité, de tendresse et de spiritualité. Tout ça, dans une enveloppe sonore des plus étonnante. Comunicare de Sbrizzi FaBIO of BIOnighT est l’album de 2006 dans l’univers de la MÉ. Une œuvre intemporelle, sans frontières. À se procurer sans fautes au : http://www.macvibes.com/HOMEE.html

note       Publiée le lundi 11 décembre 2006

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Solvant › mardi 13 novembre 2007 - 00:26  message privé !
Je vais peut-être commençer mon initiation Mé minimaliste par cet album...ou par les Analog Overdose de Fanger & Schönwälder...
ForceMajeure › lundi 24 septembre 2007 - 11:36  message privé !
C'est surement ça : on fait partie d'une secte ;o)
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Phaedream › vendredi 21 septembre 2007 - 16:39  message privé !
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Non, ce n'est pas une secte. Mais ton commentaire met de l'éclairage sur les émotions qui habitent et animent les amateurs de MÉ. Pour moi, c'est l'art le plus abstrait, habillé des sentiments les plus ambigus. Je ne crois pas que l’on utilise des thèmes enjoués, ni retenus. Cette musique se décrit avec la passion qu’elle procure. Par contre, je choisis mes titres avec soin (car il y a peu de promos) et tente de parler de ceux qui méritent le plus d’attention, afin de guider les lecteurs vers des titres à la hauteur de leurs attentes. Ceci étant dit; il y a des très mauvais cd de MÉ. Je ne suis pas pour parler de ce qui est inintéressant, lorsqu’il y a tant à dire sur les petits bijoux que je me procure, ou qu’un artiste m’envoie. C’est pour cette raison que mes chroniques sont toujours hautement cotées; je n’ai pas de promos. Je n’écris pour aucun label et je tente de trouver la meilleure musique pour ceux que ça intéresse.
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Wotzenknecht › vendredi 21 septembre 2007 - 09:25  message privé !
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Les auditeurs de MÉ me font peur... ils écrivent tous de la même manière, dans des propos enjoués et retenus, n'ont que des chef-d'oeuvres en main, et se procurent tout ce qui sort... est-ce une secte ?
ForceMajeure › vendredi 21 septembre 2007 - 08:42  message privé !
Tout à fait d'accord avec Phaedream : cet album est excellent. Le 1er morceau est un pur chef d'oeuvre qui envoute. C'est une musique qui vous emporte, qui vous fait voyager intérieurement. C'est superbe. Le 2nd morceau est un peu plus faible. Le 3ème a une intensité dramatique. Il est très bien construit, bien qu'il soit court. Leningrado est très beau et Respiro te donne l'impression d'un marche lente et progressive. Un bien beau final pour un superbe album. A se procurer !
Note donnée au disque :