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The Glimmer Room › The Wind Blows Summer from the Trees

  • 2012 - A-Frame, A FRAME017 (1 cd)

cd | 1 titre | 49:00 min

  • 1 The Wind Blows Summer from the Trees [ 49:00]

line up

Andy Condon (Synthé logiciel Ableton Live, Synthé OSCar, Native Instruments Reaktor 5 et émulateur Waldorf PPG)

remarques

On peut trouver plus d'informations sur The Glimmer Room en visitant son site web à cette adresse: http://www.theglimmerroom.co.uk/index.htm

chronique

Écouter du Andy Codon c'est avoir un entretien avec notre vie. C'est comme étreindre nos plus beaux souvenirs et panser nos plus profondes blessures. Plus de deux ans après le troublant et magnifique I Remain, The Glimmer Room revient torturé les réminiscences égarés dans une vie abandonnée pour celles des autres avec un album inspiré du bouleversant poème d'Emily Dickinson; These are the Days when Birds Come Back. “The Wind Blows Summer from the Trees” est une intense œuvre élégiaque qui écoule ses 49 minutes par 9 fenêtres où de judicieux échantillonnages et de tendres mélodies évanescentes sortent les vieux souvenirs d'une mémoire endormie. Les rythmes sont délicats et les mélodies poignantes. Un peu comme dans I Remain ils sont transportés en un crescendo émotif par des caresses de synthé qui ondulent comme des pleurs sur une joue ridée, tel des larmes invisibles d'une vie égarée dans les méandres de sa destinée. Une voix spectrale de déesse Elfique narre le poème d'Emily Dickinson au travers les frisquets vents d'automne. Ceux qui sont familier avec l'univers musical du poète synthésiste Anglais reconnaissent ces arpèges hésitants et leurs sensibles harmonies qui descendent des nues délicatement remuées par un synthé aussi sensible qu'une larme de vieillesse. Un synthé dont les fines oscillations dessinent des frissons dans l'âme avec des mélodies contemplatives et plaintives qui pleurent dans les ombres de rythmes ambiants mues par des élans plein de retenue. Les rythmes de “The Wind Blows Summer from the Trees” sont plus présents que sur I Remain. Ils vont et viennent de leurs frottements éphémères, exception faite de cette incursion citadine et folklorique entre les parties 7 et 8, nourrissant des approches et crescendos dramatiques qui s'ignorent. Ils acceptent de se faire bercer par des strates aussi enveloppantes que les bras d'une mère absente mais désirée. Ils fourbent les palpitations et modulations devant tant de tendresse. Déjà, nous basculons au plus profond de nos émotions lorsque la partie1 embrasse la partie 2 et ses fragiles harmonies qui sont comme des souffles des mourants nostalgiques. Tout est tellement délicat. Tout est tellement beau. Des échantillonnages d'enfants jouant avec innocence ouvrent la 3ième partie qui pousse encore plus loin les courbes de la mélancolie avec des souffles d'oracles pleurant avec un infini abandon. Ces couches de synthé aux voiles prismiques et aux souffles de douleurs qui étirent leurs afflictions comme un concerto pour âmes torturées nourrissent la toile mélancolique d'une œuvre forgée à coups de chagrin dans une tendresse infinie, comme le cri de rédemption d'une repentante âme perdue. Au travers des échantillonnages qui dépeignent la vie dans toute la contrariété de ses paradoxes, The Glimmer Room dessine les immenses pans d'une œuvre intensément intimiste qui tantôt caresse notre solitude et tantôt en nourrit sa source nostalgique. Les synthés déploient un arsenal de couches et ondes musicales qui remuent comme des ombres torturant notre passé de souffles noirs tous aussi poignants les uns des autres. Les rythmes sont abstraits et sont modulés à partir de couches d'émotivité qui roulent comme des larmes cherchant à remonter dans leurs nids lacrymaux. Ils apparaissent comme des ombres furtives, mis à part les coups de métronomes à la 10ième partie, pour se fondre dans la multiplicité harmonique des couches aux tonalités elfiques d'un synthé mélancolique. Comme un écrivain qui décrit avec brio les moindres parcelles d'une émotion, Andy Codon joue avec les nuances et ambiances poussant encore plus loin les portes de la perdition. Et c'est ainsi que s'écoule les 49 minutes de “The Wind Blows Summer from the Trees”. Encore une fois The Glimmer Room livre une œuvre ambiante sans faille qui suit une stupéfiante montée d'adrénaline émotionnelle. C'est un véritable poème musical qui vient avec un superbe livret, écrit comme dans l'antique sur du papier parchemin, où Andy Codon explique la genèse de sa dernière œuvre. Et si vous cherchez un autre genre de musique ambiante, plus prosée et plus musicale, il est grand temps que vous vous intéressiez à la musique de The Glimmer Room. Moi je l'ai fait depuis son étonnant Grey Mirrors en 2004 et je n’ai jamais été déçu depuis. Je lui fout 5 boules mais c'est un 6 à devenir...

note       Publiée le jeudi 24 janvier 2013

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