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The Glimmer Room › I Remain

  • 2010 - A-Frame, A-Frame 12 (1 cd)

cd | 9 titres | 41:57 min

  • 1 1 I Remain Part One 3:48
  • 2 2 I Remain Part Two 6:57
  • 3 3 I Remain Part Three 4:59
  • 4 4 I Remain Part Four 9:42
  • 5 5 I Remain Part Five 1:40
  • 6 6 I Remain Part Six 3:07
  • 7 7 I Remain Part Seven 2:20
  • 8 8 I Remain Part Eight 1:15
  • 9 9 I Remain Part Nine 8:09

line up

Andy Condon: Synthé logiciel Ableton Live, Synthé OSCar, Native Instruments Reaktor 5 et émulateur Waldorf PPG

remarques

Pour en savoir plus sur The Glimmer Room, visitez le site http://www.theglimmerroom.co.uk/index.htm

chronique

On sait lorsqu’un album laissera une trace indélébile sur l’âme. Dès les premières écoutes, on se sent envoûté et subtilement captivé. Des sons! Des sons qui sortent en boucles. Des boucles qui se toisent, s’entrecroisent, se chevauchent et s’entremêlent dans un latent et délicat maelström musical où des fines strates d’un synthé mélancoliques et des accords de clavier un peu égarés louvoient avec des chœurs, tant cosmiques qu’oniriques dans une superbe crescendo spatiale. Si la première écoute séduit, la deuxième subjugue et la troisième confirme que l’on écoutera encore et encore cette étrange symphonie des étoiles segmentée en 9 parties, mais fusionnée en une longue ode cosmique, qui noie notre cortex d’un doux baume serein et apaisant. Une fine ondée chimérique étale ses gouttelettes sur les ailes d’un synthé aux lentes strates déviantes et mélancoliques. Une belle ligne de synthé qui ondoie parmi de lointaines explosions de raffineries, riffs égarés et des chœurs qui errent en harmonie avec un scintillement d’arpèges qui miroitent sous les reflets d’une lumière astrale, tels des boucles oniriques qui défilent au travers astres et étoiles. Malgré la douceur du mouvement qui valse des flûtes éparses, on sent déjà ce crescendo dramatique qui flotte tout autour de I Remain. Part II continue cette douce danse des cliquetis scintillants sous de superbes effluves d’un synthé aux strates oblongues dont les sonorités traversent le temps. Le mouvement est sobre, mais délicieusement hypnotique avec ses couches synthétisées qui s’enlacent tels des spectres d’un amour perdu dans une superbe danse des étoiles qui carillonne autour des chœurs esseulés et des étranges souffles émanant d’une flûte de métal. Cet étrange bal de lumière se poursuit avec la poétique Part III où le vide cosmique, ou terrestre, se rempli de délicates lignes de synthé aux poussières cosmiques. De fines boucles s’y forment, embrassant cette phase de quiétude où de fines oscillations fleurissent parmi ses chœurs célestes et une fine ligne de basse qui moule la première présence rythmique de I Remain. Une ligne de basse qui crescende en spirale vers la porte des déesses morphiques. Et puis, Part Four la première sublimité! Depuis le début d’I Remain on perçoit une vie rythmique latente emprisonnée sous le poids des lourdes boucles aux croisements paradoxaux. Une vie sombre et dramatique qui déborde ici. Mais une complexe vie cadencée, animée de rythmes croissants. Un crescendo unique composé de boucles bourdonnantes et de percussions roulantes nous conduisant vers un superbe boléro spatial. Avec une délicate cymbale qui appuie le mouvement des boucles percutant un synthé aux nappes toujours opaques, le rythme prend timidement de l’assurance avec une approche légèrement syncopée et une lourde pulsation provenant d’un bass-drum. Une fabuleuse danse d’arpèges cristallins s’ensuit. Une lascive danse astrale qui épouse les lentes strates morphiques d’un synthé toujours aussi triste, échappant ses petits serpentins carillonnés qui sillonnent les sentes d’I Remain, tels des senseurs analogiques. Le tempo trouvé, I Remain continue sa procession galactique avec une étrange marche militaire supportée par un synthé aux couches annonciatrices. Deuxième sublimité; Part VI! Avec ses frappes de percussions qui épousent la marche dramatique imposée par un synthé sobre aux lourdes oscillations, créant un stupéfiant paradoxe entre le rythme et le non-rythme. Une danse à contretemps qui atteint un violent paroxysme cortexien vers la finale. Une finale dont les chaudes cendres illuminent une obscurité percée par le chant des sirènes astrales, alors que tout délicatement un piano pleure ses arpèges sous la fine pluie des nuages taris. Un sublime monde musical qui défend sa beauté, sa tendresse et sa délicatesse avec le touchant Part VIII et son piano mélancolique qui transperce l’amertume des chœurs cosmiques pour déboucher vers la dernière sublimité d’I Remain; I Remain Part IX qui clôture avec une formidable envolée mellotronnée où les cordes valsent avec notre douleur et où les anges s’enroulent autour de cette virginalité astrale. Ô combien c’est beau. Ô combien cette histoire au départ si terne est devenue la complice de ma solitude. I Remain est un excellent album. Si le temps lui résiste, il deviendra un chef d'oeuvre de musique ambiante et atmosphérique très près de Michael Strearns et son Chronos. Debout, comme assis, je reste abasourdi devant tant de beauté synthétisé. Chapeau Andy Condon, t’es bien le dernier artiste à m’avoir touché et remué avec autant d’impact!

note       Publiée le dimanche 1 août 2010

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Phaedream › mardi 19 juillet 2011 - 14:54  message privé !
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Entendu encore hier. J'écoute cet album au moins une fois par semaine depuis sa sortie. C'est d'une intensité et d'une émotivité peu commune. Je lui fout un 6 boules, car c'est effectivement un chef d'oeuvre d'ambiance et d'atmosphères!

Note donnée au disque :