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The Glimmer Room › A Diary of Occurrences

  • 2010 - A-Frame, A FRAME014 (1 cd)

cd | 7 titres | 30:24 min

  • 1 1863 [ 6:40]
  • 2 The View from the Summerhouse [ 4:09]
  • 3 Marianne, Please Get Help [ 3:58]
  • 4 The Postern Gate [ 2:23]
  • 5 Sunex Amures [ 4:50]
  • 6 A Diary of Occurrences [ 3:30]
  • 7 We Walked with Marie Lairre [ 4:54]

line up

Andy Condon (Synthé logiciel Ableton Live, Synthé OSCar, Native Instruments Reaktor 5 et émulateur Waldorf PPG)

remarques

On peut trouver plus d'informations sur The Glimmer Room en visitant son site web à cette adresse: http://www.theglimmerroom.co.uk/index.htm

chronique

Lorsque l’on lit les notes personnelles de l’auteur qui accompagnent “A Diary of Occurrences” on comprend que The Glimmer Room veut faire contrepoids à l’atmosphère de désolation qui entourait le magnifique I Remain en présentant 7 titres qui à prime abord se veulent plus légers, plus animés. Et c’est, à mon grand enchantement, raté! Même si Andy Codon prétend le contraire, “A Diary of Occurrences” soutire son inspiration des rythmes lents et évasifs qui nourrissaient la trame ambiante de I Remain. Les mélodies, les rythmes lents et les ambiances de profonde mélancolie qui rôdent en nomades harmoniques sur “A Diary of Occurrences” me donnent constamment le goût de vautrer mes oreilles dans cette superbe ode ambiante et onirique qu'est I Remain. En fait si l’on colle les 7 titres qui meublent cet EP de The Glimmer Room on a la vague impression de n’entendre rien de moins qu’une section perdue de son chef d’œuvre absolu de musique ambiante harmonique. Et c'est avec de larmoyantes ondes de synthés qui chignent au-dessus d'un ardent ruisseau musical aux reflets prismiques que s'ouvre "1863". Une suave mélodie teintée d'une très belle empreinte romanesque en émerge. Ses arpèges de verre scintillent dans un ballet harmonieux, réconfortant les larmes incisives d'un synthé à la mélancolie argentée. Cette douce ballade électronique est la porte d'entrée d'un très beau EP qui desserre l'empreinte d'une relative désolation entourant I Remain sans pour jamais la renier. Et le sceau de morosité si chère à Andy Codon flotte comme un spectre nourri de lampées nostalgiques avec des pleurs de synthé qui bouleversent l'âme, et ce même avec une approche plus balladesque. "The View from the Summerhouse" en est un parfait exemple avec ses délicates notes hésitantes qui errent dans une nuée de souffles aux flottantes harmonies divergentes et des pleurs d'esprits familiers casés dans les recoins de notre volonté d'oublier. Un soupir de mélancolie dessine son frimas sur une fenêtre par un jour de pluie et "Marianne, Please Get Help" fait son entrée comme une vague de tristesse qui secoue notre nostalgie. Les notes de piano tintent d'un désir harmonique sur un lit de couches de synthé aux contours érodés par la tristesse et dont les sillons échoiques rejoignent les soupirs givrés qui nous isolent dans notre réalité. C'est très beau et très délicat, tout comme l'univers très neurasthénique d'Andy Codon qui nous en met plein les oreilles avec "The Postern Gate" et ses arpèges hésitants qui tintent avec éclat sur d'ondoyantes couches de synthé aux tonalités irisées. Le crescendo d'émotivité qui transporte ce titre est facilement comparable à la lente finale agonisante de I Remain dont on retrouve aussi les cendres et l’on en reconnait les airs troublants sur le solitaire "We Walked with Marie Lairre". S'extirpant des nuages ocrés, "Sunex Amures" présente son approche mélodieuse avec de délicats arpèges qui sautillent en tandem dans un intense brouillard aux embruns argentés. Et la mélodie est évasive. Rampant sur son nuage et ses brises élégiaques, elle scintille comme un concert de lucioles dans un ciel cafardeux. La pièce-titre est une belle ballade astrale avec ses arpèges cristallins qui scintillent avec incertitude dans de suaves brises paradisiaques. L'écho de leurs tonalités si limpides valse avec les remous des vents astraux qui emportent les souffles de cette délicate mélodie contemplative loin des sourdes pulsations d'une discrète ligne de basse. C'est un autre très bon titre, comme les 6 autres d'ailleurs qui ornent nos oreilles de cette unique approche de poésie mélancolique qui est unique à la signature d'Andy Codon qui, malgré tout ce qu'il peut en dire, se prélassent dans les cendres de I Remain. Et The Glimmer Room ne devrait pas à en rougir. Tout le contraire!

note       Publiée le jeudi 24 janvier 2013

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