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Krakatau › Matinale

  • 1994 • Ecm ECM 1529 • 1 CD

8 titres - 48:03 min

  • 1/ Matinale (6:29)
  • 2/ Unseen Sea Scene (2:55)
  • 3/ Jai Ping (3:31)
  • 4/ Rural (3:54)
  • 5/ For Bernard Moore (8:10)
  • 6/ Sarajevo (12:27)
  • 7/ Suhka (7:10)
  • 8/ Raging Thirst (3:27)

enregistrement

Hardstudios, Winterthur, Suisse, novembre 1993

line up

Jone Takamäki (saxophone alto, basse, soprano et ténor, krakaphone, flûte, clochettes), Raoul Björkenheim (guitares, flûte à bec, gongs), Uffe Krokfors (basse, percussion), Ippe Kätkä (batterie, gongs, percussions)

remarques

chronique

Styles
ambient
jazz
world music
Styles personnels
fusion

Comme s'il s'agissait de contredire un chroniqueur bénévole qui irait trop vite en besogne pour faire de ses présomptions des vérités immuables, "Matinale", dernier chapitre de la saga Krakatau, vient refermer la boucle en renouant forcément avec une tendance jazz cette fois franchement affirmée. En somme, oui, il s'agit bel et bien d'un retour à la grammaire de "Ritual". Sauf que le souffle d'un homme seul, je parle de celui de Jone Takamäki, même s'il multiplie les instruments, n'égale pas celui prodigué autrefois par la paire Jorma Tapio et Tapani Rinne. Sauf que le côté tribal passe aussi inaperçu... Sans plus attendre, dès les premières secondes, le fraîchement enrôlé Ippe Kätkä nous plonge dans le bain avec un swing franc qui s'écarte foncièrement de tout ce que Krakatau nous a proposé jusqu'à présent. Et de fait, la première partie de l'album semble même s'être donnée pour objectif de démontrer la grande souplesse du groupe dans des cadres à chaque fois insolites. "Matinale" veut ouvrir les perspectives là où "Volition" n'admettait avec complaisance qu'un seul et unique point de vue, mais pour plus d'effets. Avec des morceaux comme la plage titre ou "For Bernard Moore", nous voilà comme projetés dans un revival british jazz inattendu, quelque part entre le Trio de John Surman et un petit côté Soft Machine période "Fourth" qui fera certainement des envieux. "Unseen Sea Scene", "Jai Ping" et plus loin "Suhka" revendiquent eux des colorations world qui insèrent dans leur traîtement fortement connotés cette approche plus ambient pour laquelle Krakatau est connu. En comptant "Raging Thirst", morceau plus balancé pour illustrer sans doute leur aspect plus rock, il ne reste plus finalement que la très appropriée longue complainte de "Sarajevo" pour renouer avec l'ambiance lugubre et délétère de leur essai précédent. Heureusement, les contrastes entre tous ces titres sont négociés avec tact, surtout vers la fin, rendant les écoutes ultérieures de l'album moins choquantes. L'exercice reste, lui, peut-être moins audacieux.

note       Publiée le vendredi 23 décembre 2005

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