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Krakatau › Volition

  • 1992 • Ecm ECM 1466 • 1 CD

7 titres - 45:08 min

  • 1/ Brujo (7:42)
  • 2/ Volition (9:31)
  • 3/ Nai (6:07)
  • 4/ Bullroarer (2:20)
  • 5/ Changgo (4:23)
  • 6/ Little Big Horn (8:44)
  • 7/ Dalens Ande (6:21)

enregistrement

Rainbow Studio, Oslo, Norvège, décembre 1991

line up

Jone Takamäki (saxophone tenor, krakaphone, toppophone), Raoul Björkenheim (guitares, shekere), Uffe Krokfors (basse), Alf Forsman (batterie)

remarques

chronique

Quand Krakatau reprend le chemin du studio à l'aube des années quatre-vingt dix pour enregistrer ce qui sera leur troisième album (un témoignage en concert s'étant intercalé entre les deux), les repères offerts par "Ritual" semblent bien loin, voire même désormais inappropriés. Le groupe ne compte plus que Raoul Björkenheim comme membre d'origine, et celui-ci de s'entourer de trois nouvelles têtes dont une, au moins, ne fera sans doute pas long feu. Pourtant, avec "Brujo", "Volition" s'ouvre sur une extrapolation du déjà très noir "New Day" qui figurait sur leur opus précédent ; une lente marche ténébreuse soutenue avec parcimonie par des percussions chêtives mais pénétrantes, une basse dont la lourde présence n'a rien à envier à nos amis d'Outre-Rhin de Bohren & Der Club of Gore, et puis, bien sûr, la guitare du maître de cérémonie qui rôde comme un vautour sur une plaine désertique qui ne compte comme relief que les seules carcasses de quelques créatures en état de décomposition. Quand Jone Takamäki empoigne son saxophone et prend les devants sur la plage titre, on s'aperçoit bien vite que la petite touche Coleman pas déplaisante qui illuminait certaines des plages de "Ritual" n'ont plus leur place ici. À vrai dire plus proche d'un Jan Garbarek, il arrive tout de même à se faire violence en quelques rares occasions, des moments suffisamment rares dans le film de ce nouveau disque pour les rendre peut-être plus précieux encore. Car excepté le sursaut tout feu tout flamme de "Bullroarer", tout ici se fait plutôt sur la pointe des pieds. Un jazz moderne qui mise tout sur la texture pour une suite de sept titres aux ambiances épaisses comme la brume d'un vieux film de John Carpenter. "Naï" ou "Little Big Horn" ont parfois le profil d'un avis de tempête sur une mer houleuse. Si "Volition" prend ses racines dans un jazz libre de toutes contraintes, en surface, rien ne le laisse transparaître. Ambient, noise et jazz, oui... Tout ça à la fois. Une musique qui parlera à tout ceux qui aiment avoir des images plein la tête.

note       Publiée le vendredi 23 décembre 2005

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