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Controlled Bleeding › Can you smell the rain between

15 titres - 74:09 min

  • 1/ Red Hands Waiting (6:46)
  • 2/ Poisoner Pt3 (7:03)
  • 3/ Birdcan (1:34)
  • 4/ Schist (7:27)
  • 5/ ...Please Sit Down (0:47)
  • 6/ Felch Space Scan (5:46)
  • 7/ Can You Smell the Rain Between (8:28)
  • 8/ Prisoner Pt4 (10:56)
  • 9/ Trawler (8:05)
  • 10/ [Sans Titre] (0:15)
  • 11/ Here Come the Warm Jets (5:02)
  • 12/ [Sans Titre] (1:00)
  • 13/ Onaip (1:34)
  • 14/ Cathode A (5:37)
  • 15/ Yak, An Outro (3:49)

enregistrement

A Street Studio, New York City, USA, avril 1998 - mai 2001

line up

Tatsuya Yoshida (batterie électronique), Paul Lemos (basse, guitare, claviers, voix, percussions, sampler, programmation, séquenceur, bandes magnétiques), Joe Papa (batterie, voix), Guy Lohnes (guitare)

remarques

chronique

Les albums de The Controlled Bleeding, toujours aussi difficiles à se procurer, se font suffisament rares que pour saisir la balle au bond chaque fois que le groupe ressurgit du néant. Avec cet inattendu "Can You Smell the Rain Between", la bande à Paul Lemos vient nous délivrer un nouvel épisode de sa déroutante saga bruitiste qui, une fois encore, ne semble tributaire d'aucune démarche évolutive logique. Ayant définitivement abandonné le chant, The Controlled Bleeding s'apparente plus à un laboratoire sonore, partisan de l'extrême, plutôt qu'à un véritable groupe. Il nous parachute donc dans leur monde chaotique, dominé cette fois par une approche free jazz post moderne que rien ne pouvait laisser présager. Voguant entre musique ambient aux réverbérations sourdes ("Poisoner Pt3") et expérimentations industrielles aux relans cold wave ("Red Hands Waiting"), la musique de ce nouvel album semble n'avoir de cohérence que dans son incohérence entretenue ou dans son but affiché de bousculer en permanence l'auditeur. Le son de la basse trace la colonne vertébrale du disque où elle s'adapte aux atmosphères tantôt dub (sur la plage titre, pas loin des travaux de Scorn), tantôt tendues (la corde en perpetuelle vibration de "Trawler"), tantôt destroy (la reprise inutilement bruyante du titre de Brian Eno, "Here Comes the Warm Jets"). Les agressions auditives restent pourtant dans un seuil des plus tolérables, loin des voyages sans retour effectués par Einstürzende Neubauten ou Merzbow. "Schist" et "Felch Space Scan" inaugurent cette approche free jazz déguingandée, un peu à la manière de Derek & The Ruins, Tatsuya Yoshida participant sur ce dernier titre, l'effet décrit n'y étant au final pas étranger. Pour conclure, on dira que The Controlled Bleeding, à force de vouloir surprendre, réussit plus simplement à exclure de son monde l'auditeur, ne lui laissant aucune emprise sur ce qu'il est prié d'écouter. On en extraiera quelques titres aux ambiances bien glauques ("Poisoner Pt4", "Onaip", "Cathode A") mais malheureusement rien de bien impérieux au bout du compte.

note       Publiée le jeudi 12 décembre 2002

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Wotzenknecht › mardi 24 juillet 2007 - 17:28  message privé !
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à la limite de l'audible ? Haha, vous n'avez pas écouté "Shanked and Slithering" !
taliesin › samedi 15 juillet 2006 - 19:15  message privé !
Oui, ça change clairement d'un 'Body samples' ou d'un 'Plegm bag spattered', qui est à la limite de l'audible.
Note donnée au disque :       
gab › mardi 11 juillet 2006 - 23:24  message privé !
Proggy: Tu as écouté leurs premiers albums? J'en avait un qui était purement du harsh noise (si je me souviens bien). Ca a été vite revendu à l'époque lol
Twilight › jeudi 12 décembre 2002 - 22:17  message privé !
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C'est un groupe assez difficile d'accès qui brouille pas mal les pistes. C'est leur côté riche et passionnant mais également leur côté rebutant. J'aime pas mal de leurs chansons prises séparément mais n'ai jamais réussi à trouver un album qui me plaise complètement