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Faith No More › Introduce Yourself

cd | 10 titres | 37:47 min

  • 1 Faster Disco [4:17]
  • 2 Anne’s Song [4:46]
  • 3 Introduce Yourself [1:32]
  • 4 Chinese Arithmetic [4:38]
  • 5 Death March [3:02]
  • 6 We Care a Lot [4:02]
  • 7 R n’R [3:12]
  • 8 The Crab Song [5:52]
  • 9 Blood [3:43]
  • 10 Spirit [2:53]

extraits vidéo

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enregistrement

Produit par Steve Berlin et Matt Wallace avec Faith No More. Enregistré au Studio D, Sausalito, Californie, et au Control Center, Los Angeles, par Matt Wallace.

line up

Mike Bordin (batterie, chœurs, congas), Roddy Bottum (claviers, chœurs), Billy Gould (basse, chœurs), Jim Martin (guitare, chœurs), Chuck Mosley (chant)

chronique

Styles
metal
fusion
Styles personnels
ben... du fnm quoi...

Pour ceux qui connurent FNM à cette époque lointaine de 1987, l’arrivée deux ans plus tard de Mike Patton fût une véritable bénédiction. Car il n’est déjà pas possible de rester insensible à la musique du groupe présentée ici, dans la logique directe du futur «Real thing», moins technique, plus sombre, déjà claquée par cette basse saturée légendaire, et inquiétée par cet étrange clavier. C’est déjà Wallace aux manettes, c’est déjà ce métal métissé de funk carré, cette noirceur lourde (Chinese arithmetic, Blood, Faster disco), cette pêche incroyable (Introduce yourself)… mais voilà : c’est Chuck qui chante. D’accord, il a l’air givré, bien à l’ouest et punkisant… mais il est insupportablement faux, et gauche dans son phrasé. Ce défaut majeur posé, on ne peut que dire du bien de cet album. Annonciateur d’une suite immense mais aussi, déjà, bien équilibré. Les atmosphères des «Zombie eaters» et «Real thing» se retrouvent ici plus simplement et plus directement encore. «Faster disco», «We care a lot», «R n’R» sont eux aussi d’excellents morceaux, FNM possède d’ores et déjà le vocabulaire utilisé dans l’album mythique suivant. J’ai à l’époque attendu la suite avec impatience, surtout lorsque la rumeur du nouveau chanteur tomba. Personne ne fût déçu. En sera t’il de même pour ceux que j’encourage à faire un saut du côté de ce passé un peu méconnu du futur groupe de Mike Patton ? Encore une fois, Chuck est vraiment mauvais…

note       Publiée le dimanche 12 mai 2002

chronique

Styles
metal
fusion
rock
Styles personnels
motherf*cking fusion

Une anomalie, en sorte. De gros riffs heavy-metal (Jim Martin); une basse lourde mais funky (Billy Gould); une batterie sèche et rude comme un coup de trique (Mike Bordin); des claviers atmosphériques mais propulsé au nucléaire (Roddy Bottum). Et quelle voix ? Elle aurait pu être celle de Courtney Love, auditionnée pour le job. Mais c'est Chuck Mosley, un punk noir dérangé au timbre rauque et parfois faux, sans trop d'amplitude dans la gorge mais avec une personnalité unique, genre poète de rue déjà bien entamé par l'alcool, du genre qui vient te taper un ticket restau dans la rame du tromé. Mosley, c'est le genre de chanteur dont rien qu'à l'entendre on devine qu'il ne fréquente pas beaucoup les dentistes. Une voix qui pue de la gueule et dont on ne s'approche que de loin. Quant au groupe qui l'entoure, son son est caractéristique dès les premières notes, reconnaissable entre mille, du moins rétrospectivement, car tout y est déjà de ce qui fait la patte de cette polyformation. Les compositions aussi, mélange d'inventivité post-punk, de métal bien lourd, de hip-hop primitif, de mélodies aériennes et tant d'autres joyeusetés encore. Une vraie pochette surprise sonore. L'ensemble fait style, la voix grave de Mosley se taillant un chemin parfois caillouteux à travers le mur du son du groupe, pour délivrer ses textes bizarres, drôles, des histoires pas claires de fêtes bien barrée "Anne's song", de ruptures sentimentales douloureuses "The Crab Song" et autres réflexions sarcastiques sur la bonne conscience des artistes caritatifs, définitivement génial "We Care a Lot" qui vient tacler ces dégoulinants élans à coup de basse slappée ultra-sismique. Chuck éructe, coasse, croone comme il peut, rap en freestyle, "R n'R", "Chinese Arithmetic" ou vomit ses textes avec l'urgence de ces noirs qui alors se réaproprient la musique au tison des blancs, "Introduce Yourself". Derrière lui, la machine Faith No More développe une puissance de feu avec sa rythmique claquante, ses guitares monstrueuses, lourdes et virevoltantes, ses textures de claviers menaçantes qui emportent l'ensemble comme une tornade, lui confèrent un aspect grandiose, inquiétant et surtout complètement foufou, sans oublier de jouer les choeurs en harmonie avec le chanteur déglingué. Tout fusionne, le hardcore, le funk, le hip-hop, le metal, la pop, dans un melting pot iconoclaste et déjà en marge des autres protagonistes d'une scène émergente fondue de mixture multiculturelle. Si quelques morceaux ne sont pas à la hauteur des immenses tubes essaimés tout au long de ce court deuxième album, concis et sans chichi dans le bordel bien organisé, le fabuleux "Faster Disco" donne en entrée de jeu le ton des grands morceaux du groupe : textes étranges, mélodie implacable, interprétation ravageuse ne laissant plus rien debout sur son passage. Non, Faith No More n'a jamais manqué de rien. Keep the faith in le Chuck, ce pirate des ondes.

note       Publiée le jeudi 29 mai 2014

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Note moyenne :        26 votes

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taliesin › mardi 9 juillet 2019 - 08:35  message privé !

La voix de Chuck Mosley ne m'a jamais dérangée... Maintenant il est clair que Patton est plus doué ;-)

Note donnée au disque :       
Aladdin_Sane › dimanche 10 juin 2018 - 22:35  message privé !

Quand on a été "bercé" à la musique de ce groupe avec Patton, c'est vrai qu'il n'est pas facile de se faire au chant de Chuck Mosley. Malgré tout, comme pour le premier, je ne peux m'empêcher d'y revenir régulièrement. C'était un autre groupe, une autre époque...

born to gulo › vendredi 10 novembre 2017 - 23:55  message privé !

Putain ouais.

Note donnée au disque :       
torquemada › vendredi 10 novembre 2017 - 23:00  message privé !

RIP Chuck !

Note donnée au disque :       
Raven › jeudi 29 mai 2014 - 18:44  message privé !
avatar

Big up ! Même si ça vaut ptêtre pas leur premier album (en poussant le vice), encore plus "vertical" (le lien entre Run DMC et la cold wave ?) On a trop négligé ce pauvre Chuck c'est vrai, aussi gutsien que Patton mais a sa façon (moins calculée).

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