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Selofan › Tristesse

cd • 12 titres

  • 1Der Steppenwolf
  • 2Ich kann dich sehen
  • 3Tristesse
  • 4We care for you
  • 5Thunderbird
  • 6Ναφθαλίνη/Napthalene
  • 7Οδηγίες Χρήσης/Instructions for use
  • 8Φωτογραφικές Μηχανές/Cameras
  • 9Microwave lovers
  • 10Vergänglichkeit
  • 11Confession
  • 12Allein

extraits vidéo

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enregistrement

Zoom Studio, Grèce, 2014.

line up

Joanna (chant), Dimitris Pavlidis (musique)

remarques

https://selofan.bandcamp.com/

chronique

Transparent, étanche, souple, telles sont les qualités du cellophane… Faut-il y voir une quelconque métaphore émotionnelle ? Du type ‘chaque masque révèle la vérité’ ? J’aimerais à le croire mais en réalité je n’en sais fichtre rien alors on va brancher le curseur direct sur la musique. Piano hivernal pour caveau, cordes dramaturges, nappés dans un doux bruissement de vinyles tournant, de vieux programme radio. Une voix féminine s’élève, raconte en allemand 'The Steppenwolf' de Hesse, sauf que celle qui en use est grecque. Si ce duo originaire de la Patrie de Zeus pratique un genre couru de nos jours, la minimal wave, sa patte à lui en plus des remugles cold wave, new wave, est un goût marqué pour la langue de Goethe, certains de ses chantres, le cabaret mais aussi la Neue Deutsche Welle dont il copie volontiers les boîtes primaires et les synthés bizarres. L’autre influence majeure est le jeu de basse empruntant beaucoup à celui de Simon Gallup période ’Seventeen seconds’/‘Faith’ dans ses teintes brumeuses. S’il est aisé de tirer des parallèles avec d’autres, y compris les contemporaines de Lebanon Hanover (qui tètent sûrement aux même pis et avec qui Dimitris a bossé), force est d’admettre que les Hellènes ne sont pas manchots pour compliquer la donne; en affectant des poses froides qu’il humectent imperceptiblement d’émotion pour ne pas se laisser trop aisément mettre en cage, en laissant flotter un halo de réverbération conférant au tout une impression lugubre moins clinique que celle des collègues. Le duo recourt aussi à des ajouts de saxo (‘Thunderbird’), varie les tempi entre le dansant, le plus récitatif, joue la carte de la dualité entre timbre masculin et féminin. Niveau atmosphère c’est plutôt réussi, l’aspect minimal et sinistre produit son effet mais mélodiquement, nos Grecs sont en deçà de ce qu’ils produiront par la suite, c’est là la petite faiblesse, d’autant plus dommage que l’aspect brut de la production ajoute au disque une notion spectrale abandonnée par la suite. Et puis, il faut admettre que ça traîne légèrement en longueur même si aucune chanson n’est mauvaise. C’est comme si vers la fin, les idées venaient à manquer et qu’on les masquait d’ambiances pour faire passer. ‘Tristesse’ est donc un album trouble, capable de dégager une atmosphère spéciale donc très valable mais sur lequel Joanna et Dimitris ne démontrent pas encore leur plein potentiel. 3,5/6

note       Publiée le lundi 9 mai 2022

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