Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesPPierrot Lunaire › Gudrun

Pierrot Lunaire › Gudrun

8 titres - 38:34 min

  • 1/ Gudrun (11:29)
  • 2/ Dietro il Silenzio (2:35)
  • 3/ Plaisir d'Amour (4:43)
  • 4/ Gallia (2:05)
  • 5/ Giovane Madre (3:53)
  • 6/ Sonde in Profondita (3:31)
  • 7/ Morella (5:03)
  • 8/ Mein in Armer Italiener (5:15)

enregistrement

Italie, 1976

line up

Arturo Stalteri (piano, orgue, cymbales, synthétiseur, glockenspiel, guitare, tambourin, flûte à bec, violon), Gaio Chiocchio (guitares, mandoline, harpe, synthétiseur, shaj baja, cithare, sitar, cloches), Jacqueline Darby (chant), Massimo Buzz (batterie)

remarques

chronique

Les bandes de ce second et déjà dernier album de Pierrot Lunaire fût bloqué pendant plus d'un an, si bien que le disque ne fût pas distribué avant 1977 (ce qui explique que le disque soit daté d'un an plus tôt). Farouchement original et décalé, la nouvelle livraison d'Arturo Stalteri explore plus avant les recoins lugubres qu'il avait seulement approché sur son premier album. Si la plage titre prend sa source dans une forme d'écriture proche du style renaissance qui abreuvait déjà son premier disque, il y injecte, d'entrée de jeu, une quantité invraissemblable d'éléments perturbateurs ; séquences répétitives au synthétiseur rappelant Terry Riley, superpositions de nappes, texte récité par un enfant, bidouillages électroniques et, surtout, la voix de Jacqueline Darby qui va hanter, et pour longtemps, ceux qui se seront risqués à l'écoute prolongée de ses passages les plus étranges et fascinants (le dérangeant "Plaisir d'Amour", sur fond sonore sursaturé, le fantômatique "Gallia" ou le passionné "Morella"). C'est que, de toute évidence, Arturo Stalteri, s'il s'intéresse comme la plupart de ses congénères et compatriotes au répertoire classique, il montre cependant un penchant plus marqué pour les contemporains, et en particulier Schoenberg, bien sûr, mais aussi Debussy ou Satie ("Dietro il Silenzio"). Par ailleurs, une pièce comme "Sonde in Profondita" laisse à penser que Pierrot Lunaire eût au final plus d'impact qu'on ne le croit, puisqu'il se fait l'écho d'autres formations au relief tout aussi humble, tel Opus Avantra ou les oubliés de Picchio dal Pozzo. "Gudrun" est un album très diversifié et très exigeant aussi. Il ne se révèlera complètement à l'auditeur qu'après moultes écoutes, bien que dès la première, on sent vite qu'on a affaire à quelque chose de particulier, d'unique en son genre, qui visite tous les styles avec parfait à propos. Étrange, hanté et intemporel sont les mots qui me viennent à l'esprit pour tenter de décrire cet indescriptible galette, et peut-être aussi, titiller votre curiosité malsaine.

note       Publiée le jeudi 12 septembre 2002

réseaux sociaux

tags

Vous devez être connecté pour ajouter un tag sur "Gudrun".

notes

Note moyenne        6 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Gudrun".

commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Gudrun".

novy_9 › vendredi 13 avril 2012 - 12:50  message privé !

je ne suis pas fan de prog, a part sublimes Popol Vuh le reste buh .. mais cette album de Pierrot Lunaire est fantastique !!! c'est l'un des disques recommandé par Jürgen Weber (novy svet) !!! a ecouter absolument ! c'est mystique !

Note donnée au disque :       
Sténopé › lundi 30 avril 2007 - 07:32  message privé !
dommage il y a pas de titres de cette album en écoute.. comment faire pour se le procurer !!
nicliot › vendredi 18 août 2006 - 22:07  message privé !
Le titre dispo en écoute est effectivement assez surprenant. Juste de quoi s'y intéresser...