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Pierrot Lunaire › S/t

12 titres - 44:10 min

  • 1/ Ouverture XV (3:19)
  • 2/ Raipure (4:45)
  • 3/ Invasore (4:21)
  • 4/ Lady Ligeia (2:39)
  • 5/ Narciso (5:13)
  • 6/ Ganzheit (2:33)
  • 7/ Verso il Lago (0:53)
  • 8/ Il Re di Raipure (3:47)
  • 9/ Sotto i Ponti (7:22)
  • 10/ Arlecchinata (3:25)
  • 11/ La Saga della Primavera (3:38)
  • 12/ Mandragola (2:15)

remarques

chronique

Si vous ne l'aviez pas encore deviné, comme on a pu le découvrir ici même, Pierrot Lunaire est un groupe italien des années soixante-dix qui a été puiser son nom dans l'oeuvre de Schoenberg. Comme pour ce dernier, leur approche mélodique mêle à la fois complexité et richesse des timbres sans se compromettre dans des plans rébarbatifs qui en exclueraient l'auditeur. A vrai dire, l'aventure Pierrot Lunaire, menée par Arturo Stalteri, se fera en deux étapes dont cet album éponyme en constituera l'intrigante introduction. Deux étapes, deux facettes, deux approches à la fois dissemblables et complémentaires. Dans le paysage progressif alors dominant, Pierrot Lunaire apporte - hélas sans réelles conséquences - une fraîcheur et une originalité qui la marginalise aux côtés des formations habituelles à l'écriture emphatique. Il y a en effet de quoi rester circonspect à l'écoute de cette collection de douze chansonnettes aux teintes néo-classiques et folk assez prononcées. Dominé par le son des guitares acoustiques, du piano qui vient souligner les frêles interventions vocales de Stalteri ("Raipure", "Invasore" et d'autres), de la flûte et même un peu de sitar, Pierrot Lunaire propose une succession de courtes plages à l'atmosphère romantique et aux fragrances folkloriques. Il y a peu ou presque pas de passages où une rythmique rock (basse, batterie) aurait l'occasion de s'exprimer. Ce qui accentue considérablement ce côté néo-classique, voire champêtre, de l'album qui y va tout de même de quelques timides incartades en territoires électroniques, ainsi que de quelques structures dégingandées et expérimentales, prouvant par là-même que l'on peut rester accessible tout en se risquant à quelques audaces bien senties. Dans ses passages habitées et presque brumeux ("Lady Ligeia", "Narciso" par exemple), on pourrait songer à Celeste ou Popol Vuh. Mais Pierrot Lunaire a sa personnalité propre, comme le démontre "Arlecchinata", où toutes les tendances décrites sont réunies pour créer une musique unique, inoffensive et gentillette en apparence, et qui révelera sa vraie nature sur "Gudrun", deux ans plus tard.

note       Publiée le mercredi 25 septembre 2002

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Sténopé › lundi 30 avril 2007 - 07:31  message privé !
dommage il y a pas assez de titres de cette album en écoute.. comment faire por se le procurer !!