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SIDA › SIDA

lp • 10 titres • 38:25 min

  • 1Commercial3:21
  • 2Qu’est-ce qui t’as pris ?2:24
  • 3Le crève2:06
  • 4Cul5:34
  • 5Javel4:23
  • 6Enterrement de vie8:56
  • 7Tyrolienne mentale3:00
  • 8Aspirateur de consicence3:20
  • 9Subject : Awsome1:28
  • 10Tu es mort3:50

extraits vidéo

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enregistrement

Mixé par Thierry « Chinois » Baumelle. Masterisé par Lorenzo Targhetta.

remarques

Artwork : Carole Reynes, Luca Retraite.
Coproduction Population/Le Turc Mécanique/Et Mon Cul C’est du Tofu ? Gravé à 500 exemplaires.

chronique

Ça fait bizarre, dit comme ça, mais c’est vrai : y’a des moments où SIDA me manque. Enfin… Je ne sais plus trop qui, là-dedans, habite encore dans le coin. Quelque chose me dit que je ne risque pas de les revoir demain en concert. Quelque chose me dit que je ne vais pas retourner bientôt du même allègre pas là où ils avaient été mon premier concert dans ce lieu de la ville où j’ai beaucoup, BEAUCOUP passé de soirées, de nuits, ensuite, des années durant.

BREF… SIDA, donc, n'ont guère donné de nouvelles depuis la sortie de cet album – finalement le seul vrai officiel autrement disponible qu’en cassettes tirées à une poignée. (Mais ne vous gênez pas pour fouiller le net, hein, les bandcamp et variantes). Et j’avoue : je ne l’avais pas tant que ça percuté, sur le coup – encore pris que j’étais dans l’écoute récurrente de l’album solo de sa vocaliste, Maïssa (sous le nom de Théorème, son assez fantastique L’Appel du Midi à Midi Pile de 2016). Et pourtant : il cogne. Et pourtant, il saisit bien ce qu’ils sont, ces trois – ce qu’ils étaient ? Toutes les phases, les strates survenues successivement, du groupe, sont là, composées. Le boucan sans pitié des débuts – scorie/souche nowave qui fait pas semblant d’être sympa, qui se marre en te rongeant les doigts et le reste, si tu t’approches pour toucher. Le groove post-punk à la cloueuse développé ensuite – enfin, développé-tourné (mais pas franchement couché, oh non), avec la basse (à cordes ou synthé, de mémoire) bien en avant. La voix cette fois versatile – oui, Maïssa sait chanter, en fait – et il y a des passages, là-dedans, où ça fait des espèces de chœurs, même, entre ceux où elle nous braille dessus avec ce timbre d’ogresse contrariée-amusée-butée qu’on lui connaissait déjà. Ça dégoise toujours des trucs pas spécialement aimables – « ça » parce que le son, la musique, autant que les mots. Ça veut toujours buter un truc, il semble – dissoudre ce qu’on est censé faire avec des instruments, et aussi envoyer se faire déchirer dans un enfer de ronces ce qu’on est censé faire pour être de l’avant-garde, de l’art, « surtout pas du rock ou du ponk ou du quoi que ce soit d’un peu populaire ».

BREF (bis) : c’est toujours aussi direct et tordu, avec des textures de claviers et des effets sur la guitare qui fragmentent l’émail des dents ; c’est toujours aussi fun et un peu flippant à la fois tellement ça ne se retient pas mais tellement aussi ça tient ferme son truc, le faisant tournoyer sans fin s’il faut, comme si ça allait nous le lâcher en pleine face à un moment random. Il y a des trucs – notamment sur la face B, encore plus ; Aspirateur de conscience et Subject : Awsome enchaînées sans pause, puis Tu es mort et son espèce d’orgue-two-tone-disqueuse et de scénar intox-alimentaire (hymne anti-fricadelle ?) … merci pour ça – qui touchent à la pure éclate, je trouve, qui rendent comme rien d’enregistré avant, la pure joie sale que ça peut être (pouvait.. ? je ne sais toujours pas, pour le fini ou pas), un concert de SIDA, de se cogner leur purge en direct. Il n’y a de toute façon rien à déplorer sur ce disque – tout à prendre, s’enfiler ça d’une traite. Boum, je me remets Aspirateur…, tiens, cependant. Cette batterie qui roule à la limite du trop vite pour que ça passe, là-dessus, ce break qui fait respirer le machin pour que la gratte puisse faire gueuler son foret à métaux, et qu’on l’entende bien attaquer la matière, ce timbre rictus-yeux-injectés encore, qui refile son envie de pogo en vrille… Je sais qu’il existe une vidéo dudit concert – je me rappelle qu’on m’y grille en train de sautiller comme un con sur celle-là, précisément…

BREF (ter) – Je ne sais pas ce que deviennent SIDA, je répète – mais c’était bien, ouais, tout ça, l'époque où je les croisais "partout". C'était TRÈS bien. Aucun regret, de tous ces moments-là… Et si de là il ne restait que ça, que ce disque, de leur ouvrage, de leur rencontre, en terme d'objets repérables, tangibles… Eh bien ce ne serait de toute façon pas rien – DU TOUT. C’est fidèle à ce qui s'est passé, chaque fois qu'ils passaient – dans le moindre détail et sa (compacte) globalité (jusque dans son grain parasité, plus net ici que sur d’autres machins mais pas franchement lissé, même pas du tout, faut pas déconner). Ça se tient bien mieux – et ailleurs, surtout ! – qu’une simple photo-souvenir, qu’un album-mémento. Encore heureux ? Eh ! Eh bien… Encore un "de fait", en tout cas, qui me rappelle qu’on n’aime pas ce qu’on aime par simple peur de venir à manquer – de tout, de sensations, d’aliments pour la tronche, le corps, de manger-pour-le-cœur comme disait le bon poète.

(OK... Mais si vous repassez par là, les-gars-la-fille, hésitez pas trop, hein, à faire signe).

note       Publiée le mercredi 6 mai 2020

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dariev stands Envoyez un message privé àdariev stands
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La rumeur court en ville que quelques bons gros tubes de zirconium sont à prévoir du côté de Théorème... Mais pas de panique, le nuage s'arrêtera à la frontière au 11 mai prochain avec son petit masquounet.

Dioneo Envoyez un message privé àDioneo
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@Nicola : alors ça me va... Et j'ai vu passer "en interne" (du forum chroniqueurs, où on a accès aux propositions de corrections pour les valider ou non) des corrections qui avaient l'air de présenter ces cas là, oui, mais je ne sais pas si elle étaient de toi ! C'étaient pas des chros de ma main, et on n'est prévenus personnellement (par mail) de l'identité de l'auteur de la correction que quand il s'agit de nos propres chros. Si c'était sur une/des à moi, j'ai pas eu le temps de voir passer avant que ce soit, les corrections ont pu être validées par l'un ou l'autre des collègues avant...

@Zen : Ah oui, Patrick Google j'ai vu passer ce nm y'a très peu de temps, mais pas encore écouté... Et je ne sais pas si Luca continue Ventre de Biche, tiens. (Pour Maïssa j'avais vu aussi qu'elle jouait de temps à autre en tant que Théorème, oui, à priori elle n'en a pas fini avec).

Note donnée au disque :       
nicola Envoyez un message privé ànicola

Je ne comptais retoucher que les chroniques où le retour à la ligne est manifestement foireux, pas quand il est manifestement fait exprès.
Dioneo, tu as peut-être vu passer une de mes retouches dans ce style récemment.

zen Envoyez un message privé àzen

Je sais que le guitariste en plus de faire de la BD s'est mis à la trap (Patrick Google), que Maissa fait encore son projet solo des fois, et que le batteur a récemment changé de boite mail. Sinon le bassiste (que je n'avais pas vu à l'époque car j'ai seulement connu SIDA en trio) joue de la guitare dans Année Zéro (au singulier) et c'est pas mal, plus noise-rock-grunge (??).

Dioneo Envoyez un message privé àDioneo
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HOPHOPHOP ! ON SE CALME ! Sur les anciennes chros c'est effectivement pas prévu, la "prise en compte de retours à la ligne". Sur celles faites depuis la mise à jour, c'est fait EXPRÈS ! Même que ça s'appelle des PARAGRAPHES et qu'on a ENFIN la possibilité d'en faire.

Donc @Nicola et les autres, on ne TOUCHE PAS à celle-là - et à partir de "maintenant", sur celles postées ces jours ou après, je pense qu'on peut se dire qu'il ne s'agit pas d'une erreur mais d'une volonté du chroniqueur, quand la mise en page n'est pas d'un gros bloc. (Sur celles postées à partir de la dawn of the COVID, quoi, en gros).

Merci.

Et sinon ce disque est bien, voilà.

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