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Exterminators › Product of America

lp | 16 titres

  • 1 I hate you
  • 2 Your head
  • 3 Static planet
  • 4 Bionic girl
  • 5 Cream of my dream
  • 6 Patriotic american
  • 7 Firts and last
  • 8 Destruction unit
  • 9 I don't give a fuck
  • 10 Sometimes I don't know
  • 11 Just like your mum
  • 12 Not you
  • 13 Gimmie head
  • 14 Mechanized death
  • 15 Death blow
  • 16 Serena II

line up

Johnny Macho (chant), Buzzy Murder alias Doug Clark (guitare), Cris Kirkwood (basse), Don Bolles (batterie)

remarques

Composé à l'origine entre 1977 et 78.

chronique

Styles
punk

Les Londonniens en ont compté deux et pas des moindres, de ces fameux supergroupes sans album; je veux parler des London SS et des Flowers of Romance. A elles deux ces formations ont vu défiler la moitié de ce qui allait constituer le Londres punk, à savoir des futurs membres des Clash, Sex Pistols, Slits, Generation X, Damned, Siouxsie and the Banshees…Et n’ont pourtant jamais donné de concerts ni enregistré (juste une pauvre démo pour London SS). D’autres combos sous d’autres latitudes connurent cette situation, par exemple, les Exterminators de Phoenix aux USA, l’un des premiers du style dans la ville. Jugez le défilé de vedettes: Don Bolles (Germs, 45 Grave), Doug Clark (The Brainz, Mighty Sphincter), Dan Clark (The Feederz, Victory Acres) et Cris Kirkwood (Meat Puppets). Pas le moindre album, single, ni même titre sur une compilation…Du moins de leur vivant car plus de 35 ans après, tels des zombies, quatre survivants entrent en studio, dépoussièrent leurs chansons et décident de les enregistrer correctement. C’est du punk, du rapide, car les musiciens ont fait les choses vite, urgemment, pour tenter de conserver l’esprit originel, mais c’est aussi un peu plus que ça…Je ne sais pas trop comment est la vie à Phoenix ou s’il y a quelque chose de particulier dans l’air mais visiblement cette cité a le don d’accoucher d’étranges monstres de foire et ce n’est pas un hasard si plusieurs de ces jeunes punks finiront dans des groupes goth. Il y a déjà le chant de vieille folle hardcore de Johnny Macho qui confère aux morceaux cette aura bizarre mais aussi le fait que le groupe ne se contente pas d’aligner des tubes version turbo (même s’il y en a un paquet et des bons comme ‘I hate you’, ‘Your head’, ‘Bionic girl’). Certaines chansons témoignent de climats plus timbrés qui préfigurent déjà Mighty Sphincter (les parties de guitare de Doug Clark n’y sont pas étrangères), ainsi ‘Destruction Unit’ plus pesant et inquiétant, ‘Death blow’ à la rythmique tribale ou ‘Serena II’ déclamé sur fond de grésillement électrique plombé. Voilà qui apporte un bol d’air vicié dans une collection de morceaux assez courts, denses, rapides, totalement allumés (les mecs n’ont rien perdu du feu sacré) mais qui finissent par tourner légèrement en rond. A la casquette de beauf raciste des supporters de Trump, ‘Make America white again’, on préférera de loin ce ‘Product of America’, mieux que des super-héros, la version marécageuse du miroir.

note       Publiée le dimanche 9 juillet 2017

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