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Abolhasan Saba › Setar

cd | 5 titres

  • 1 Abuata
  • 2 Shur
  • 3 Mahour
  • 4 Afshari I
  • 5 Afshari II

line up

Abolhassan Saba (sêtar)

chronique

Styles
world music
Styles personnels
document d'histoire

Ostad Saba considérait le sêtar comme un instrument de l'intime. C'est la raison de pourquoi il n'existe aucun enregistrement officiel de ses performances, et pour cause, elles avaient lieu « en secret ». C'est d'ailleurs le sujet d'un célèbre dicton persan : « pour écouter un joueur de sêtar il faut être plus deux mais moins de trois ». Le Mahoor Institue, organe officiel de la diffusion de la culture Persane, s'est récemment accaparé quelques enregistrements du maître, sans doute pour s'opposer à la diffusion non-officielle et pour le moins médiocre chroniqué sur ces pages. Ceci est donc une officialisation de bootleg, pourrait-on dire. On y découvre, une fois de plus, la façon de jouer si singulière de Saba, majoritairement rythmique, pleine d'emphase et de subtilité contenue. Kamalian (le plus grand luthier du sêtar), son étudiant, disait de lui qu'il jouait comme s'il peignait avec un pinceau : tout en relaxation, en souplesse et pourtant avec une grande fermeté. Saba fut l'artisan d'une interprétation non-austère du radif (= musique savante, donc pas le truc le plus fun du monde) – ce qui était à l'époque assez révolutionnaire (sans jeu de mot). Ces petits enregistrements présents, techniquement très médiocres, en donnent un témoignage fugace pour qui arrive à outrepasser les limites sonores de la chose. Bien que de qualité à peine meilleure que la compilation sortie quatre ans avant, ils donnent l'impression de pénétrer derrière le rideau, en caméra cachée, dans les arcanes de la magie du maître. Ça n'a sans doute aucun intérêt pour autre chose qu'un musicien ou qu'un historien, mais on est aussi un site d'archive, et c'est ici que viendront puiser un nombre considérable de musiques contemporaines dites expérimentales – demandez donc à Eyvind Kang, à Stephen O'Malley ou à l'inconscient d'Alban Berg sur sa Suite Lyrique pour voir.

note       Publiée le samedi 2 janvier 2016

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