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Death By Milkfloat › Sense and Nonsense

ep 12'' | 5 titres | 9:37 min

  • side one
  • 1 What [2:34]
  • 2 (What's your name) Roger Murray [1:57]
  • side two
  • 3 Man with a Dog [1:30]
  • 4 Never the Same [2:35]
  • 5 Fishlake [1:01]

enregistrement

Enregistré aux studios Alaska, Londres, en janvier 1987. Produit par David Ross

line up

Phil Dolby (guitare, voix), Johnny Dawe (basse), Steve Kelly (batterie)

remarques

D'après la légende, le stock de l'unique pressage de cet album sur un petit label grec aurait prit un coup de chaud lord d'une canicule et, rendu inaudible, aurait été destiné à la poubelle. Le disque est de ce fait assez rare, mais on en voit tout de même passer de temps en temps... quelques rescapés du soleil méditerranéen ?

chronique

Oui, le nom du groupe ne ment pas… écouter ce premier Death by Milkfloat, c’est un peu comme se retrouver dans un crash de camion laitier : ça fait beaucoup de bruit et ça en fout partout. Pour ne pas user et abuser de superlatifs, je dirai qu’on tient en concentré sur ce disque le meilleur substitut à la caféine de ma connaissance. Dès l’ouverture, ça pète comme un bâton de dynamite… ou imaginez plutôt les Minutemen ayant confondu la boite d’Ovomaltine avec celle de poudre à canon justement, histoire de donner un point de comparaison. Car si les Milkfloat peuvent à la base sonner assez proche du hardcore hyperactif joué par le trio Américain (formation identique, mêmes racines musicales), ils en profitent pour pousser tous les éléments dans le rouge. Le tempo déjà : la basse se répand continuellement, la batterie cavale à fond (‘Man with a dog’, la cowbell !), et la guitare crache ses flammes très très vite - à ce train là il doit bouffer un médiator à la minute, le bougre ! C’est aussi joué fort… Les Vumètres restent dans le rouge, la bande de fréquences est tout le temps saturée. Le son est brulant, la production mordante, si bien qu’on a l’impression d’assister sans protections auditives à une répet du groupe quand il est en pleine forme. Et quand cette guitare se lâche, ça fait vraiment des dégâts. Les compos dans la foulée ? Elles sont d’une efficacité monstre, et surtout ça donne envie de sauter partout ! Dès le premier coup de caisse claire, on est hameçonné par ce déferlement rageur, et rien ne pourra nous défaire de cette cavalcade, parce que tout simplement, ça groove à mort… eh oui en plus de nous mettre la méga patate, les gars se paient le luxe d’avoir des mélodies imparables et se donnent les moyens de nous les enfoncer à coup de marteau piqueur par les oreilles. Et ce sont tous ces éléments combinés, qui font que le disque s’enfile matin et soir comme du petit lait ! On en revient à la première phrase de la chronique, la boucle est bouclée.

note       Publiée le mardi 3 mars 2015

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A.Z.O.T › mercredi 4 mars 2015 - 21:27  message privé !

(Merci pour la découverte, minutemen en accéléré, y a de ça (bon c'est pas les bad brains non plus))

A.Z.O.T › mercredi 4 mars 2015 - 21:24  message privé !

Guys, it's great but you need more cowbell !

Klarinetthor › mercredi 4 mars 2015 - 13:28  message privé !

j'ai peu écouté ce groupe auparavant; c'est vrai qu'ils ont tout pour plaire, parfait mélange entre minutemen et la scène anglaise qui les a précédé, bogshed, a witness., mais avec leur propre identité (la cowbell, mais pas que).

Note donnée au disque :