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808 State › Ex:el

  • 1991 • ZTT 9031-73775-2 • 1 CD

cd • 13 titres

  • 1San Francisco 4:57
  • 2Spanish Heart fr Bernard Summer3:51
  • 3Leo Leo4:02
  • 4Qmart4:59
  • 5Nephatiti 4:49
  • 6Lift 5:12
  • 7Ooops4:42
  • 8Empire 4:21
  • 9In Yer Face (In Yer Face Mix) 4:55
  • 10Cübik (Original Mix) 3:45
  • 11Lambrusco Cowboy 3:58
  • 12Techno Bell 4:56
  • 13Olympic 4:24

enregistrement

Revolution Studios

line up

Graham Massey, Martin Price, Gerald Simpson

Musiciens additionnels : Björk, Bernard Sommer

remarques

La pochette existe en multiples variations, d'une édition à l'autre. Il existe une version 2 x CD avec des remixes d'archives.

chronique

C'est ma 808ème chronique alors que pouvais-je chroniquer d'autre ? D'ailleurs Dariev Stands avait une raison tout aussi fallacieuse pour se charger de leur album Ninety, comme s'il était difficile de vraiment aborder le cas 808 State sans savoir une raison particulière derrière la tête. À bien y penser ce n'est pas si fortuit que cela car ce groupe semble à l'heure actuelle un peu à l'ombre, sauvé (ou considéré) de par un CV 'historique' brillant. Ils sont aujourd'hui, d'une certaine manière, victime de leur succès : en définissant si clairement les grandes lignes de l'électro des années 90, ils ont fini par s'y confondre. Je ne vais pas vous refaire l'historique de l'ère Madchester ; toujours est-il que ce groupe est ici déjà un cran plus loin, au croisement entre l'acid house anglaise (assumée jusqu'au bout des doigts : il y a même Bernard Summer chante sur 'Spanish Heart'), la bleep techno et ce qui va devenir le big beat. Et le plus amusant c'est que toutes ces appellations s'affaissent d'elles-mêmes à l'écoute des morceaux -encore une fois merci au chroniqueur précédent de mettre en avant l'évidence : car 808 State, avant toute chose, c'est de la dance. Une forme directe de groove électronique qui puise ses mélodies et compositions dans le rock et le funk tout en prédisant bien des abus : ils sont les premiers à avoir samplé le fameux ”we are the music makers” (sur 'Nephatiti', new beat en diable avec ses airs de Pleasure Game) avant que tout le monde ne le fasse, les premiers à avoir collaborés avec Björk (sur 'Qmart' et 'Ooops') avant que tout le monde ne le fasse ; pour ce qui est du gros son les choses se corsent car au même moment LFO fait trembler toute l'Angleterre avec son Frequencies, sans même parler de Meat Beat Manifesto et des influences belges qui traversent déjà la manche. Ici le gros du tabassage s'appellent 'In Yer Face' et ce 'Cübik' bien chargé que j'adorerais me prendre dans la gueule dans le bon contexte. J'avoue que je suis passé assez rapidement sur le second CD de remixes (pour ceux qui ont l'édition 2008), qui ne sont que d'autres variantes pour DJ mais n'apportent rien de fondamentalement nouveau aux morceaux. Leur son à la fois chaud et froid, groovy mais acéré, ici plus formaté ”rock” que les précédents albums les feront se fondre parfaitement avec l'ère dans laquelle nous rentrions et, après bien des excès, avons fini par sortir. Ex:el en est, en un sens, une flamboyante incarnation.

note       Publiée le dimanche 5 octobre 2014

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allobroge › dimanche 12 octobre 2014 - 21:34  message privé !

Tout à fait d'accord avec Klarinetthor, le seul 808 que j'apprécie ( avec le maxi Pacific ) . De la danse music electro happy qui n'a pas pris une ride et se réécoute tjrs avec plaisir.

Note donnée au disque :       
Klarinetthor › lundi 6 octobre 2014 - 10:01  message privé !

Mon premier 808 state et le seul que je connaisse et apprécie vraiment. Dans Trainspotting, la lycéenne se fout de la gueule de Renton et de ses idoles rocks des 70s ; force est de constater que les underworld and co ont bien mal vieilli pour la plupart par rapport aux Bowie et Iggy. 808 state étant une exception, Dance music mais pas que. Une des formes les plus simples d'électro que je peux écouter à tout moment de la journée; et qui garde un vrai charme. 4,6/6

Note donnée au disque :       
Dioneo › dimanche 5 octobre 2014 - 21:37  message privé !
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Tiens... Je ne connais pas celui-là, va falloir y voir. Possible que j'attende pas ma 808ème ni l'aval alphabétique pour vous causer un jour de Don Solaris, aussi - qui est arrivé justement un moment "après la guerre" (de Madchester, précisément) mais qui est aussi en partie étonnant pour tout ce qu'il en garde/ramène... Bref. (M'en vais tester cet entre-les deux concernés-là, je pense, donc, assez vite).