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The Rapture › In The Grace Of Your Love

  • 2011 • DFA DFA2284 • 1 CD

cd • 11 titres • 50:31 min

  • 1Sail Away
  • 2Miss You
  • 3Blue Bird
  • 4Come Back To Me
  • 5In The Grace Of Your Love
  • 6Never Die Again
  • 7Roller Coaster
  • 8Children
  • 9Can You Find A Way?
  • 10How Deep Is Your Love?
  • 11It Takes Time To Be A Man

enregistrement

2010-2011. Produit par Phillipe Zdar.

line up

Luke Jenner (voix, guitare, percussions, claviers), Gabriel Andruzzi (percussions, saxophone), Vito Roccoforte (percussions, batterie), Matt Safer (basse, percussions, claviers, voix)

remarques

chronique

Styles
pop
house

Weaow. Cet album embaume le citron vert fraîchement pressé - alors inutile de vous presser pour cracher dessus, à moins que vous ne sentiez meilleur. Cet album me donne envie de changer mon blase en Raven Junior - quess'vous en dites ? De fond, cet album n'en a pas, sinon de teint, et c'est fard away qu'il emmène... par-delà le sable sucré et les goémons vanillés. J'ai lu dans une chronique anglophone très sérieuse qui démolissait In The Grace Of Your Love (comme quasiment tous les gens soucieux de leur objectivité critique à sa sortie), le reproche d'être limite de la christian pop, avec ses paroles toutes coconnes-mignonnes et ses bis repetitae à la "lève tes bras, communie, frappe dans tes mains avec nous". Ce chroniqueur un peu constipé avait sans doute bien mieux saisi le "truc" de cet album que tous les hipsters ou ces indie-fétichistes de trop bon goût, qui furent fortement choqués par tant de grâce basique dans la radiation pop : In The Grace Of Your Love c'est effectivement une pop lumineuse, quasi-religieuse, des thèmes jusqu'aux mélodies. Ce qui ne l'empêche pas d'empiler les fautes de goût avec une désinvolture salvatrice, mais n'est-ce pas la marque de fabrique de The Rapture depuis leurs débuts dans le synthétique ? Le chant de Luke Jenner, plus que jamais capable de synthétiser la vitamine D, dadais, égrillard, écoeurant de niaiserie, et pourtant assez à part dans cette petite masse de jeunes flâneurs à Ipod (LCD Soundsystem, Hot Chip, Metronomy et j'en passe), y est aussi pour quelque chose dans la lumière lumineuse voire luminaire de ce skeud, mais la prod' de cette moitié de Cassius qui avait donné de beaux résultats chez MC Solaar vingt ans auparavant n'y est sans doute pas pour rien. La digestion de Gang Of Four par The Rapture a dépassé le stade dance-punk ; et c'est aussi ça qui donne son caractère "oxygène/ozone" à In The Grace, et fait adhésif sur le cerveau. Les tubes de qualité premium restent dominants, façonnés avec l'art des popmakers les plus sûrs d'eux - ou les plus inconscients. C'est à qui sa célébration juvénile du petit déjeuner, à qui son petit gimmick de générique de sitcom, à qui sa rythmique ultra-basique mais imparable, à qui sa mélodie de piano house qui va grave te rappeler un passage de Trainspotting 2 (qu'existe pas mais pas grave), à qui le micro-bout de solo à la Slash ou le micro-riff calibré smart touch qui va t'aider à serrer cette étudiante en art sosie de Zooey Deschanel qui fait des moues pas possibles quand le bus s'arrête pas devant elle et qui colle ses scrapbooks contre sa poitrine au moment où les portes s'ouvrent... The Rapture n'est plus ce nocturne énergumène de Echoes, il surfe sur les vagues pucelles, crache l'écume de ses jours clairs, désormais la rythmique verticale est toujours là prête à cueillir les premières lueurs de l'aube. Nos gugusses louent ici une forme de béatitude totale de trentenaire insouciant, un sentiment de plénitude imperturbable, légèrement teinté de mélancolie, qui fait des nœuds de foulard autour du cœur. Pas une pop sans âme, fade, linéaire - Jésus Christron Vert et la Vierge Margarita nous en préservent ; tous les commentaires d'en-dessous qui diraient ceci MENTENT ne l'oubliez surtout pas, écoutez-moi et moi seul je suis menthe-à-l'eau. Et pas de chronique traître de ma part, car je ne suis pas Judas Nanas ! Bêta, béat et surtout terriblement addictif, tel est In The Grace, telle est cette vitalité revitalisante... ouais de ouais... Nos membres les plus farouches gardiens de la Tertre des Musiques Sombres du Trou de Balle du Démon pourront allègrement me jeter des pierres, me lancer des noms d'oiseaux autres que le mien, me dire que cet album est plus moche et con que du Supertramp repris par Mika featuring Bruno Mars et que ça a rien à faire au sein de nos archives, mais au plus profond de moi, dans mon loft mental, je reste persuadé que des titres aussi primaires et radieux que "Sail Away", "In The Grace Of Your Love", "Come Back To Me", "Can You Find A Way?" ou "How Deep Is Your Love?" sont tout à fait capables de recoller les pétales des fleurs et de réhydrater un karma... Sur ce, JE VOUS FAIS LA BISE MES PETITS AGNEAUX.

note       Publiée le mardi 2 juillet 2013

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dariev stands › mercredi 3 juillet 2013 - 19:57  message privé !
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Seijitsu : c'est de la house, quoi, si t'aimes la house (ou le disco), essaie. Sinon, à mon avis, c'est cuit. Cela dit ce chanteur a quand meme une voix qui peut devenir très très vite insupportable;...

Raven › mercredi 3 juillet 2013 - 19:44  message privé !
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c'est drôle, je crois que le chanteur fait des "oyoyoyoyo", aussi...

Seijitsu › mercredi 3 juillet 2013 - 18:59  message privé !

Oyoyoyoyo... Dommage.

Raven › mercredi 3 juillet 2013 - 18:49  message privé !
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Imagine Echoes en dix fois plus niais et heureux d'être niais.

Seijitsu › mercredi 3 juillet 2013 - 18:33  message privé !

Si on n'a pas aimé Echoes (à l'exception de "House Of Jealous Lovers" et de son morceau titre), ça vaut le coup de retenter avec celui là ou je passe mon tour ?