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The Rapture › Echoes

  • 2003 • Vertigo 9865465 • 1 CD

cd • 11 titres • 46:44 min

  • 1Olio
  • 2Heaven
  • 3Open Up Your Heart
  • 4I Need Your Love
  • 5The Coming Of Spring
  • 6House Of Jealous Lovers
  • 7Echoes
  • 8Killing
  • 9Sister Saviour
  • 10Love Is All
  • 11Infatuation

line up

Luke Jenner (voix, guitare, percussions, claviers), Gabriel Andruzzi (percussions, saxophone), Vito Roccoforte (percussions, batterie), Matt Safer (basse, percussions, claviers, voix)

remarques

chronique

Dariev Stands vous a délivré Music For Men de Gossip avec fracas. Raven, son poulain, va vous parler de Echoes de The Rapture, si possible avec discrétion. Un groupe revenu en 2011 plus solaire qu'il ne l'a jamais été, qui avait plus à ses débuts le son cru et plus funky fresh de la jeunesse, et qui semble ne jamais vraiment avoir été à sa place à New York, au vu des noms auxquels il en appelle. On a souvent, trop souvent, désigné tel ou tel groupe pour symboliser le lien entre musique de club et post-punk ou punk tout court, et Echoes étant sorti avant qu'internet ne dicte la loi des hypes, on peut parler de ce disque comme d'une définition, sans aller jusqu'aux considérations historiques trop appuyées (personnellement, la connaissance de l'histoire musicale ne m'a jamais procuré de plaisir audio, et vous ?) en rapellant tout de même que la mixture est déjà dans sa trentaine bien tassée et que les deux univers étaient intimement liés avant l'existence de leur nom. De toute façon, n'allez pas voir dans Echoes autre chose qu'une des musiques les plus primordiales de tous les temps, indispensable à l'homme moderne : The Rapture, c'est de la pop. De la pop exigeante un minimum - évidemment, contrairement aux paroles aussi recherchées et changeantes que du Ottawan, et reproduites dans le livret (?!) - sans être barbante ; ça existe, et c'était rare y a neuf ans, plus que maintenant, en fait. "House Of Jaleous Lovers", leur single de "perçée" au moment où Interpopol fait son nid, n'est pas en reste, mais c'est plutôt du coté de "Olio", "I Need Your Love", "Killing" ou "Sister Saviour" (dans une ambiance totalement Italians do it better) qu'on verra les vrais hits : de purs "gems" comme disent les critiques anglophones. Comme des spots rouges dans la nuit, à la recherche de corps pour faire danser. Vide de sens. Redoutable. Niveau détails rédhibitoires, notons que leur chanteur sait être encore plus agaçant que Francis Black ("Heaven"), voire plus niais que le passereau de Muse ("Open Up Your Heart") - deux titres entre-parenthèses qu'on oubliera volontiers - mais dans son genre de punk androgyne geignard à souhait, descendant de Tom Verlaine (mais qui sait pas écrire par contre) le petit dandy assure malgré tout, même si sa tendance à vouloir singer John Lydon avec talent ne sera pas du goût des puristes. Et puis tout de même, un "Echoes" le fait vraiment, entre autres petites machines à lumières colorées implacables de dance-itude autant que racées et collant aux baskets des oreilles. Pareil album aussi acidulé avait donc bien besoin d'un peu de douceur, pour ne pas s'étouffer lui-même de sa propre ecstasy : "Love Is All", innocent roudoudou laissé par les petites filles sur la plage de Houses of The Holy avant leur disparition et retrouvé trente ans plus tard par la police scientifique, fera bien l'affaire. Constat un peu plus amer pour le final "Infatuation", unique et terminal instant de mélancolie - il en faut bien dans toutes les nuits de sortie en boîte qui se respectent - qui devrait satisfaire les hipsters romantiques, dans son genre de ballade de Radiohead en moins cryptique, d'ailleurs je l'écoute là et je regrette un peu d'avoir arrêté la clope parce que j'en allumais volontiers pour ce genre de morceaux... Echoes est donc de sympathique compagnie et plus si affinités, et on le rangera volontiers, allez, soyons pas compliqués : entre ses Gang of... pardon, entre ses Public Image Limited et ses Pet Shop Boys. Bref des anglais tout ce qu'il y a de plus respectable. Parce qu'ah oui, j'oubliais de bien m'en assurer : les mecs de Rapture sont américains, même si c'est difficile à croire ; avec par endroits des origines italiennes aussi, visiblement... Americano, donc ; voilà pourquoi leur musique en a l'odeur et le goût. Nightclubbing, we're nightclubbing, we're walking through town...

note       Publiée le vendredi 24 août 2012

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Note moyenne        2 votes

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born to gulo › dimanche 26 août 2012 - 20:51  message privé !

j'ai pas le droit de faire de pub ici...

Note donnée au disque :       
dariev stands › dimanche 26 août 2012 - 16:55  message privé !
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Ah tiens j'avais pas vu justement que Raven mentionnait "in the grace of your love" dans sa chro... Il vaut quoi l'album en entier d'ailleurs ? Si tout est moitié aussi bon que "how deep is your love"...

Seb de Super › samedi 25 août 2012 - 18:00  message privé !

Assez bon cet album et l'EP Mirors aussi ca vaut largement les surestimé LCD soundsystem mais après ça s'est gâté

ericbaisons › samedi 25 août 2012 - 15:40  message privé !

effectivement Echoes surnage un peu. Perso je prefère un bon flower of romance, ou meme catch my shoe qui me donnent bien plus envie de danser et de kicker. House of jealous lovers pfff, un des pires singles de ces années sombres juste devant Daft pouet is playing in my house...

saïmone › samedi 25 août 2012 - 14:35  message privé !
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J'aurais pour ma part dit "Echoes", le reste étant absolument imbuvable