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Prodigy Of Mobb Deep › H.N.I.C.

cd • 22 titres • 66:20 min

  • 1Bars & Hooks (Intro)
  • 2Genesis
  • 3Drive Thru (Skit)
  • 4Rock Dat Shit
  • 5What U Rep
  • 6Keep It Thoro
  • 7Can't Complain
  • 8Infamous Minded
  • 9Wanna Be Thugs
  • 10Three
  • 11Dealt with The Bullshit
  • 12Trials Of Love
  • 13H.N.I.C.
  • 14Be Cool (Skit)
  • 15Veteran's Memorial
  • 16Do It 3:21
  • 17Littles (Skit)
  • 18Y.B.E.
  • 19Diamond
  • 20Gun Play
  • 21You Can Never Feel My Pain
  • 22H.N.I.C. (Outro)

line up

Prodigy (MC, production)

Musiciens additionnels : The Alchemist (production), Havoc (production, MC), N.O.R.E. (MC), Chinky (MC), Twin Gambino (MC), Big Noyd (MC), Cormega (MC), B.K. (MC), Mike Delorean (MC), B.G. (MC), Bars & Hooks (MC), Rockwilder, Bink Dawg, Hangmen 3, Robert Kirkland, Ez Elpee, Nashiem Myrick, Stephen Dorsain, Just Blaze, Ric Rude (production)

remarques

chronique

Styles
hip-hop

Sur cet album, passée l'intro au sinistre piano qui annonce du lourd dont on ne verra au final pas l'ombre d'un newton, il y a surtout un titre : "Genesis". Il est suffisament exceptionnel qu'un rappeur intitule un morceau du nom du groupe qu'il sample pour que le fait soit souligné. Une vraie preuve d'humilité, et l'humilité, c'est bien ce qui transpire de cette berceuse volant la mélodie du joyau "Firth Of Fifth". Deux minutes à égrener des rimes fatiguées pour le rappeur miné par cette drépanocytose qui transforme son sang en lames de rasoir. Un crève-coeur à la Daniel Darc version hip-hop dans lequel celui qu'on a connu comme l'un des rappeurs les plus menaçants se montre nu et tremblant comme un agneau à l'abattoir. Et là, on se souvient tout d'un coup qu'il avait déjà dévoilé ces faiblesses sans fard avec Mobb Deep, sur le premier interlude de The Infamous : "I ain't super-nigga, I'm a little skinny mothafucker", lâchait-il. Adolescent, mythomane, mais lucide. Décidément bien loin de la terreur urbaine... La sensibilité de cette petite chose roudoudou et écorchée vive sera sans suite, même si la tentative romantique et forcément un peu cucul de "Trials of Love" ou le touchant "You Can Never Feel My Pain" se rapprochent de cette saveur candide, sans aller très loin. Les travers de Prodigy le rattrapent bien vite sur son premier solo, et ce Head Nigga In Charge qui promettait sur papier du frisson en barre se noie dans des productions inégales, pour établir un constat froidement journalistique, mais avec un point commun : les beats sont lisses et sans impact. H.N.I.C. oscille entre vulgarisation réussie du Mobb Deep ("Dealt with the Bullshit", sans surprise signé par Havoc qui a encore le doigté pour réactiver des odeurs de souffre qu'on croyait à jamais dissipées, même sur un beat tout riquiqui maigrelet) et instrus superficielles (voire bassement bling-bling à l'image de ce "Rock Dat Shit" que seuls des râles orgasmiques viennent quelque peu épicer, ou "Do It", le genre de hip-hop de vestiaire dans lequel un DMX a nettement plus de caractère), ou reprend des recettes qui ont plus réussi ailleurs (style Wu-Tang du pauvre sur "What Up Rep"). La pléiade d'invités aussi attendus qu'anecdotiques achève de tirer vers l'impersonnel ce qui aurait pû être un de ces albums à vous retourner les tripes ; mais le résultat ressemble plus à une compilation dans laquelle il faut pas mal trier. Et puis les productions d'un Alchemist pas encore mature mais déjà porté sur le tape-à-l'oeil ("Keep It Thoro", "Three") confirment qu'on est dans une période de mutation bien terne : les années 2000 arrivent, et avec elles la mise en bière des plus grandioses antihéros du hip-hop dans un cercueil fashion et aussi propre qu'un logiciel.

note       Publiée le lundi 2 avril 2012

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Rendez-Moi2 › vendredi 17 janvier 2020 - 18:55  message privé !

J'y ai pensé mais ça faisait doublon xD Sinon de Prodigy en solo c'est surtout Product of 80s & Albert Einstein qu'il faut écouter...

Raven › vendredi 17 janvier 2020 - 15:07  message privé !
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C'est sur le premier DMX qu'il fallait la placer !

Rendez-Moi2 › vendredi 17 janvier 2020 - 11:16  message privé !

"Le dernier arrivé est fan de Phil Collins."

Nicko › mardi 20 juin 2017 - 22:06  message privé !
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RIP

nowyouknow › lundi 2 avril 2012 - 11:45  message privé !

"Et puis les productions d'un Alchemist pas encore mature mais déjà porté sur le tape-à-l'oeil ("Keep It Thoro", "Three") "

ahhhh........ alchemist était plutôt au sommet, faut vraiment hair le mainstream aveuglément pour ne pas aimer keep it thoro, c'est le meilleur morceau de l'album avec genesis. j'aime beaucoup cet album; prodigy poursuit en solo la transition amorcée avec murda muzik. ces deux albums ne valent pas les deux premiers albums du groupe mais restent des très bon compromis entre le son QB et l'évolution du rap de l'époque vers des sonorités plus mainstream. mais à partir d'infamy ca se gate.

Note donnée au disque :