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Eivind Aarset › Sonic Codex

  • 2007 • Jazzland 06025 1741245 3 • 1 CD digipack

cd • 9 titres

  • 1Sign of seven6:26
  • 2Quicksilver dream6:23
  • 3Drøbak saray6:47
  • 4Cameo5:17
  • 5Still changing8:11
  • 6Black noise/White silence3:06
  • 7Family pictures III3:38
  • 8Sleep with fishes6:28
  • 9The return of black noise & murky lambada11:34

enregistrement

Oslo, Norvège, 2007

line up

Eivind Aarset (guitare, électronique, programmation, kalimba, glockenspiel, basse), Wetle Holte (batterie, percussions, programmation, synthétiseur, piano, celesta), Audun Erlien (basse, guitare, celesta, synthétiseur, Wurlitzer, samples), Marius Reksjø (contrebasse, basse), Anders Engen (batterie), Hans Ulrik (clarinette basse, clarinette), Tar Egil Kreken (banjo), Jan Bang (sampler)

remarques

http://www.myspace.com/eivindaarset

chronique

Styles
electro
jazz
Styles personnels
fusion > nu jazz

Quel élément jazz reste-t-il dans les déclinaisons fantômatiques que nous prodiguent Eivind Aarset depuis plus d'une dizaine d'années ? Le norvégien, proche collaborateur de Niels Petter Molvaer, embrigadé sur Jazzland (la maison de Bugge Wesseltoft), a fait sienne la cause "nu jazz" qui domine le paysage actuel. Se décrivant lui-même comme musicien alternatif, c'est dans le bagage technique et la vista exemplaire qu'il partage avec ses compagnons de route chevronnés que réside ce substrat essentiel. Sur "Sonc Codex", publié fin 2007, la symbiose entre éléments électroniques, rock, mélodies exotiques et ambient est totale. Notre périple débute par le langoureux "Sign of Seven" ; parfum musqué d'Afrique, langueur bluesy et confettis d'effets sonores nous embaument le coeur et l'esprit. Nous avons face à nous un texturaliste qui préfère évoquer et suggérer les choses plutôt que de les imposer. Sans abonder dans le sens du flou artistique absolu, Aarset sait tirer le meilleur parti de son instrument, comme l'illustre fort à propos l'impavide "Still Changing" ; sous forme d'une longue complainte boréale, l'horizon semble se disloquer pour prendre l'aspect de vagues sonores déferlant sur nous. On pense à Sand, Scenic, Angelo Badalamenti. Qui dit mieux ? Cette approche singulièrement planante se poursuit sur "Family Pictures III", interrompu par un chaotique "Black Noise/White Silence", tel un poignard venu lacérer la toile en deux. La fusion des genres prodigué par le groupe est source de contrastes. Malgré ses disparités d'approche, elle donne ainsi naissance à toute une série de plages hybrides qui n'ont d'autres prétentions que d'installer des ambiances, raconter des histoires dans lesquelles on se laisse volontiers embrigader. "The Return of Black Noise & Murky Lambada", qui clôt ce nouveau chapitre, s'impose comme un parfait résumé du chemin parcouru jusqu'ici, charriant avec lui les ombres de Pat Metheny, John Abercrombie, Tortoise et Four Tet.

note       Publiée le dimanche 6 juillet 2008

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Neocreed › mercredi 8 avril 2009 - 11:39  message privé !

Deja que Molvaer c'est pas toujours très pertinent et très percutant alors Aarset tout seul je vous raconte pas. Du nu jazz sans grande imagination et passé le temps de la découverte, ca reste relativement anecdotique.

Note donnée au disque :       
Dun23 › dimanche 6 juillet 2008 - 12:40  message privé !
C'est bien ce qui me semblait, c'est le gratteux de Molvaer, le seul que j'ai vu jouer assis parcequ'il a tellement de pédales d'effet que debout, il se casserait la gueule. Evidemment, le bonhomme est excellent dans sa partie. Curieux d'entendre ce qu'il donne en solo.