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Martin Bladh › Umbilical Cords

  • 2005 • Segerhuva SEGER 10 • 1 CD digipack

4 titres - 36 min

  • 1/ Cord 1 (11:50)
  • 2/ Cord 2 (4:41)
  • 3/ Cord 3 (13:58)
  • 4/ Cord 4 Appendix: The Screaming Body (5:28)

enregistrement

Mastering - Peter Andersson

line up

Matin Bladh

remarques

chronique

Styles
ambient
indus
noise
ovni inclassable
Styles personnels
drone/expérimental

Mein Gott, que voilà un bel objet pour ceux qui n’ont pas froid aux oreilles. Martin Bladh a à son actif le premier projet avec Erik Jarl ‘IRM’ qui a glissé d’un power-electronics sanguinolent à des drones hypnotiques et tétanisant de très grande qualité ; le second avec Magnus Lindh ‘Skin Area’ qui partait déjà dans une forme libre riche en rebondissements. Dans les deux cas, il en ressort un talent rare dans la maîtrise des dissonances, des drones stressants et dans la qualité formelle du matériau sonore. ‘Umbilical Cords’ est strident, grinçant, lancinant, harassant ; il n’en n’est pas moins hypnotique et beau. Quatre mouvements qui s’imbriquent les uns aux autres remplis à ras-bord de drones extensibles, de violons grinçants, d’interminables mouvements monotones d’accordéons. Le premier est le plus compact – on s’imagine aisément dans une chambre biomécanique vivante qui respirerai à l’aide de soupapes rouillées et tendons qui s’étirent. On se laisse porter par les grincements stridents mais jamais ouvertement agressifs ; simples témoins d’une tension toute organique. ‘Cord 3’ rappelle les digressions de Skin Area, notamment ‘Choose Art Not Life’ ou ‘Into Bliss’, mais au lieu d’avoir droit à une montée vers la lumière les drones nous laissent glisser lentement vers les ténèbres. Un dernier sursaut du monde humain sur la fin (un vieil enregistrement qui tourne en boucle) et nous voilà piégés dans ‘Cord4’ sur un titre très sombre, dans la lignée des derniers travaux solo de son compère Erik Jarl. Des nappes grondantes à nos pieds, des lignes monocordes qui nous scient les oreilles, et des vagues de guitare qui nous poussent à chaque fois un peu plus bas. Un voyage profondément hypnotique, sans repère fixe ni mélodie ; une vraie symphonie pour grattements de fer sur du métal. Fortement recommandé tout court, et indispensable pour les amateurs des drones d'Hermann Nitsch, des vieux Organum ou Maurizio Bianchi (‘Symphony for a genocide’) qui veulent entendre ce que donne l’indus expérimentale des 80’s avec un son THX au mastering hors normes (Peter Andersson aux manettes...)

note       Publiée le mardi 18 décembre 2007

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