Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesKDetlef Keller › Different Faces

Detlef Keller › Different Faces

3 titres - 68:10 min

  • Face Three
  • 26:38
  • Face Four
  • 12:58
  • Face Five
  • 28:59

line up

Detlef Keller : Keyboards, synthétiseurs, piano, mellotron, percussions et FX

remarques

Pour en connaître plus sur Detlef Keller, visitez son site web au ; http://www.detlef-keller.de/news.html ou le www.manikin.de

chronique

Comme des odes atmosphériques qui s’écrasent sur un doux ressac cosmique, les premiers souffles de Face Three inonde nos oreilles sur des oscillations aux pulsations vaporeuses. Les arcs sonores s’étendent sur de sombres réverbérations, révélant une nette tendance Tangerine Dreamienne sur Silver Scale. L’évolution suit une douce cadence qui sépare son mouvement sur une autre séquence plus nerveuse, aux harmonies placides, avant de se fondre en un discret galop au doux manteau mellotronné. En solitaire ou en trio, Detlev Keller manie à merveille l’univers des séquences minimalismes souples qui se lovent dans un monde aux harmonies décalées par des étapes hypnotiques et mélodieuses. Different Faces, son 7ième album solo, est un album moulé dans l’atmosphère Schulzienne de la Berlin School, aux séquences cadencées de Chris Franke. Entouré de superbes nappes mellotronnées, Face Three progresse sur de superbes boucles séquencées aux intermittentes mélodieuses, tout en étant aspiré par des mouvements saccadés aux accords Jarrien. Un succulent mélange des genres qui aboutit délectablement aux confins des tympans des plus sélectifs. Un exemple décapant d’un Berlin School très progressif.
Face Four démarre sur une séquence plus directe, qui se projette sur un fond d’écho aux souffles synthétiques à la Schulze. Le synthé y est mielleux et s’harmonise sur une séquence ascendante, aux boucles subdivisées sur une structure plus chaude, grâce à une séquence à la tonalité plus basse. L’effet du synthé qui plane sur des plaines inodores vaut l’écoute, car on se croirait aux confins des territoires inexplorés des années 70. Un beau titre au rythme qui balance entre l’atonie et le spastique, sur une fine nuance harmonieuse.
Face Five sort vraiment du terroir de Klaus Schulze. Une intro onctueusement atmosphérique où de lourds solos de synthé planent, tels des ombres aux spirales mélodieuses, dans une ambiance cloîtrée. Une séquence indécise tente une immersion, alors que les sulfureux solos torsadent une ambiguïté croissante entre la mélodie et l’atonie, sur une pulsation minimalisme aux réverbérations persistantes. Lourd, hypnotique et envoûtant, Face Five est un long tribut aux ambiances réservées, comme sur les premières œuvres de Schulze, avec juste ce qu’il faut de mélodieux pour se laisser enivrer par cette lente procession aux nuances aussi tendres que noires.
Different Faces est une oeuvre surprenante qui plaira assurément aux amateurs d’une MÉ aux atmosphères lourdes et riches, truffés d’harmonies minimalismes. Detlev Keller nous sert du grand art électronique, de la vieille école à tout ce qu’il y a de plus contemporain. À posséder.

note       Publiée le samedi 25 août 2007

réseaux sociaux

tags

Vous devez être connecté pour ajouter un tag sur "Different Faces".

notes

Note moyenne        1 vote

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Different Faces".

commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Different Faces".

cybotron49 › lundi 3 janvier 2011 - 01:34  message privé !

Excelente trabajo muy a la escuela berlinesa de un casi-desconocido Detlef Keller aún en nuestros días. Un gran mosaico musical, aunque hubiese deseado una mayor aportación del melotron en algunos pasajes... vale la pena disfrutar ésta gran obra atemporal.

gkar02300 › samedi 25 août 2007 - 23:47  message privé !
A se procurer rien que pour Face Four qui est un superbe morceau...
Note donnée au disque :