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Peter Namlook › XX Music for Urban Meditation II

  • 2007 • Fax PK 08/177 • 1 CD digipack

cd • 8 titres

  • 1Casella 114.05
  • 2Casella 29.01
  • 3Casella 38.50
  • 4Orange Ring17.07
  • 5Blue Tube5.34
  • 6Wind of Steel8.03
  • 7Gravel Rain9.15
  • 8Air Current7.11

line up

Peter Namlook : Synth, programmation, électronique et FX

remarques

Pour en savoir plus sur Pete Namlook, vous pouvez visiter le site de Fax ou encore ce site que je trouve très bien et qui est en français : http://musique.fluctuat.net/pete-namlook.html

chronique

Pour une première chronique de Pete Namlook sur GOD j’aurais aimé trouver mieux. Le synthésiste Allemand met tout ce qu’il pense sur CD. Si parfois c’est génial, d’autres fois il aurait dû faire un jeune de réflexion. Une musique pour relaxation, vous allez dire? Mouais…mais ça dépend de la façon de relaxer.
Cette musique est pour temps morne et sclérosé dédiée aux surexcités industriels. C’est le cadeau de Peter Namlook, qui est capable de meilleur…et de pire, pour son 20ième opus solo. Un album drable et plat qui irrite le silence, bien plus qu’il n’encourage à la relaxation.
Imaginons-nous dans un long tube linéaire qui tourne d’une lenteur étouffante. Casella I est un long mouvement amorphe où les lignes de basse sont d’une pesanteur industrielle accablante. Comme des robots qui se lovent avec délicatesse, la structure sonore dégage des bruissements métalliques intenses qui se noient dans un lourd bourdonnement sans vie. Inerte et totalement abstraite, Casella est atonique comme une chiure de mouche dans le désert. Seule une courbe grave, d’une asepsie sonore stagnante, insuffle un semblant de tonalité à un titre qui s’étire en musique abstraite inanimée jusqu’à une 3ième partie plus sereine, en étant totalement atonique.
Orange Ring poursuit ce concept de silence industriel sur une même banalité linéaire claustrophobe. De courtes pulsations animent cette méditation industrielle sans pour autant y apporter un dosage d’harmonie. Par moment, c’est long et pénible. Le genre de titre qui peut détruire une curiosité culturelle pourtant nécessaire à l’évolution des genres.
Plus Music for Urban Meditation II, plus Namlook prouve qu’il n’avait rien à dire, encore moins à créer. Un vide total qui démontre que l’on peut tout mettre en musique et que la musique peut aussi bien servir les intérêts de la banalité. Bien qu’un semblant de vie s’installe d’une façon très limitée sur les derniers titres, c’est trop peu trop tard. Car la qualité présente ne justifie en rien le sacrifice de l’écoute des premières 60 minutes.
Force d’écouter de l’ambiant, je finis par aimer ça. Mais ici, il y a une froideur métallique insupportable, claustrophobante. Un album sans âmes. Pour amateurs de vide, Music for Urban Meditation est plat et navrant.

note       Publiée le mardi 14 août 2007

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Logosman › lundi 10 mars 2008 - 18:02 Envoyez un message privé àLogosman
Est ce que quelqu'un sur ce site aurait déja écouté les 5 premiers albums de la saga "Namlook" (type Astrogator...). Qu'en pensent-ils ? J'aimerais savoir. Merci.
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Logosman › dimanche 30 décembre 2007 - 21:46 Envoyez un message privé àLogosman
Pete Namlook est le genre d'auteur qui divise à coup sûr. Comme l'a bien noté Phaedream, il met sur disque tout ce qui lui passe par le tête. Cela donne lieu donc à des albums vraiment excellents et parfois à des albums vide d'intêrets. Rarement à des chefs d'oeuvres en revanche. De ce que j'ai pu écouter de l'ami Namlook jusqu'à maintenant, deux grands albums m'en ressortent: le fantastique "Fires Of Ork 2" avec Geir Jenssen et aussi l'enivrant "Sultan Orhan" avec Burhan Ocal. Mention aussi à la très bonne saga des "Air", mix étonnant de'électro et de World Music.
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Ada › jeudi 6 décembre 2007 - 14:05 Envoyez un message privé àAda
Moi personnellement j'ai adoré. C'est long, c'est lent, c'est hypnotisant. La qualité du design sonore est hallucinante, le mix incroyable.
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Logosman › lundi 19 novembre 2007 - 19:48 Envoyez un message privé àLogosman
Sans remettre en cause la note de cet opus, je me suis quand même re-penché un peu la dessus et sur son prédécéssur. Alors certes la longueur exagéré des morceaux et cette étirement sans fin de rythmes métalliques et industrielles est totalement invivable pour qui veut se lancer dans l'écoute en continu de l'album. Mais une à une, les pièces parviennent à créer un véritable effet de claustrophobie urbaine. Comme un cauchemar dans les tréfonds d'usine sale et abandonnée et d'égouts moites. Cet album, malgré sa qualité discutable, reflète une certaine idée de l'apocalypse et de la dérive de notre monde. Je pousse l'idée plus loin en qualifiant cet opus de dénonciation du rythme frénétique et totalement invivable de la ville, devenu le symbole du stress et de la dégénérescence humaine. Indiscutablement, cet opus à des choses à dire. Ainsi peut on voir une drôle d'ironie dans ce titre. La méditation urbaine n'existe plus et si elle existe, c'est en forme de long cauchemar qui n'en finit plus et irrite, agace et met mal à l'aise.
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Logosman › mercredi 15 août 2007 - 21:19 Envoyez un message privé àLogosman
J'avoue être content que Phaedream s'interesse (enfin) au cas Namlook. Un personnage très ignoré mais qui malgré son hallucinante prolixité, est capable de nous pondre de vrais bons albums. Je pense à la saga Air (dont le 1 et le 5 sont des joyaux) mais aussi à son fires of ork 2 (avec Geir Jenssen), un splendide trip ambient bien trop méconnu. Vivement d'autres chroniques. Et au fait, comme son prédécésseur, Urban Meditation est vraiment un album soporifique au possible.
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