Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesHThe Holy Unspeakable Name Of God › S/t

The Holy Unspeakable Name Of God › S/t

cd | 15 titres

  • 1 The man who married a horse [6:27]
  • 2 Ballad of a love divine [5:27]
  • 3 Zod sits on the edge on the infinity [1:37]
  • 4 7 heads on 10 horns [11:01]
  • 5 Fabulous harbours [6:38]
  • 6 Turkish delight [5:56]
  • 7 Northern tales [5:52]
  • 8 Zod is trapped on Cygnus 5 [1:34]
  • 9 Kurt Cobain is dead [4:46]
  • 10 And next... the weather [12:38]
  • 11 1977-1997: it hurts me [2:33]
  • 12 Laurent’s song [la névrose] [1:21]
  • 13 Zod passes through the dark hole [1:13]
  • 14 Good bye [1:59]
  • 15 Bread of defeat is sweet [1:52]

enregistrement

Alea Jacta Studios, Bruxelles, Belgique, 1996

line up

Paul Lisak (guitares, chant, mandoline, tablas), Laurent Frodelo (batterie), François Delapierre (basse), Bernard Plouvier (violoncelle, violon), Fred Jessua (batterie, chant)

chronique

Suspects les disques et artistes dont les faits et gestes restent confinés dans une brume de mystère qui s'épaissit davantage au fil du temps ? Le doute qui découle de cette question ouverte mérite au moins qu'on puisse s'attarder sur l'histoire de ces quelques laissés pour compte ; l'herbe est toujours plus verte ailleurs dit-on et cela fait déjà trop longtemps que le paysage redessiné collégialement par les moutons que nous sommes me revulse. Qu'y a-t-il à craindre si ce n'est d'avoir une chance sur deux de tomber sur une excellente surprise ? Rien n'a jamais filtré depuis la publication de ce seul disque de The Holy Unspeakable Name of God, une formation que je présume être belge, parce qu'ils y ont enregistré d'une part, parce que Bernard Plouvier y apparaît également. L'auditeur perdu confronté à une oeuvre telle que celle-là devrait pouvoir se réjouir d'être vierge de toutes influences extérieures, à l'abri d'écrits bien pensants ou de qu'en dira-t-on qui insidieusement influenceraient sa perception des choses. Cet album est de fait bien singulier. À défaut de savoir comment le prendre, peut-être vaut il mieux se laisser porter et redécouvrir ainsi le doux plaisir de l'abandon sans idées préconçues et préjugés. The Holy Unspeakable Name of God réalise là un album rock adulte, laissé sans suite donc, mais loin du truc formaté radio. Une musique qui reste avant tout personnelle, sur laquelle pèse tout le poids de sa quasi confidentialité. Sous ses airs carrés au parfum bluesy parfois fort prononcé, on retrouve de fortes effluves d'un rock un peu stone héritée des glorieuses années soixante-dix, entre Led Zeppelin et Hendrix ; les guitares ont les couleurs chatoyantes de cette époque et se laissent facilement emporter dans des jams au feeling souvent emballant sur des plages au format généreux en conséquence. Le disque donne l'impression d'un concept album - mais je ne pourrais le jurer - et fait la part belle au référentiel ; Paul Lisak chante comme Elvis (attention les boutons), et le contraste généré entre cette voix et un décor musical qui peut rappeler quand il le désire autant King's X que les Tindertsticks rend le tout bien étrange. Il n'y a rien de fondamentalement radical dans leur approche, mais The Holy Unspeakable Name of God, quand il fait un clin d'oeil appuyé à Bowie ("And Next... The Weather"), quand il fout le boxon dans ses propres compositions, quand il tire parti d'un grand orchestre qu'on ne voyait tout simplement pas venir ("Northern Tales"), quand enfin il multiplie les pistes pour nous prendre à contre-pied, il réussit surtout à rendre le prévisible sagement imprévisible, et c'est une qualité rare qui ne se refuse pas.

note       Publiée le dimanche 14 mai 2006

partagez 'S/t' sur les rseaux sociaux

ajoutez des tags sur : "S/t"

Vous devez être membre pour ajouter un tag sur "S/t".

ajoutez une note sur : "S/t"

Note moyenne :        2 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "S/t".

ajoutez un commentaire sur : "S/t"

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "S/t".

nevromantic › jeudi 3 novembre 2011 - 10:11  message privé !

J'ai adoré ce disque et je l'adore toujours mais je n'ai qu'une copie k7 de l'époque où j'allais à la Médiathèque (le moyen le plus pratique pour le trouver s'ils l'ont encore). Ce disque est une méchante claque et très variée. M'a fallu un peu de temps pour rentrer complètement dedans, mais une fois que c'est fait, c'est quelque chose. Y a une reprise du Red House de Hendrix sous un autre non il me semble. Chef-d'oeuvre.

Note donnée au disque :       
Progmonster › dimanche 21 mai 2006 - 10:26  message privé !
avatar
c'est une autoproduction de l'époque ; je crois que le seul moyen c'est de chercher dans le marché de l'occasion...
Note donnée au disque :       
Spotted Tail › dimanche 21 mai 2006 - 00:33  message privé !
Comment peut-on se procurer ce disque ?