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Alfred Schnittke (1934-1998) › Psaumes de la repentance

  • 1999 - Ecm, 1583 453 513-2 (1 cd)

12 titres - 53:02 min

  • 1/ I (2:55)
  • 2/ II (5:06)
  • 3/ III (4:00)
  • 4/ IV (2:37)
  • 5/ V (3:18)
  • 6/ VI (2:10)
  • 7/ VII (6:23)
  • 8/ VIII (2:02)
  • 9/ IX (8:14)
  • 10/ X (3:42)
  • 11/ XI (4:07)
  • 12/ XII (8:26)

enregistrement

Högalidskyrkan, Stockholm, Suède, février 1996.

line up

Choeur de la radio suédoise, Tonu Kaljuste (direction).

chronique

Styles
musique classique
contemporain
Styles personnels
contemporain/vocal/sacré

En 1985, durant un long coma, Alfred Schnittke est déclaré cliniquement mort à trois reprises. Mais le compositeur se relève une nouvelle fois... Ce trait biographique confirme, s'il en était besoin, l'urgence non-feinte de la plupart de ses oeuvres : tourmentée par l’approche de la mort, torturée, la musique de ce russe d’origine allemande l’a presque toujours été : les symphonies et les concertos de Schnittke sont d’incroyables luttes entre les instruments, entre les styles musicaux qui se télescopent tous, entre les forces de la nature et les sentiments humains qui se déchaînent – écouter cette musique est une expérience grandiose mais éprouvante. Ici, rien de tel : tout semble apaisé, en repos… et l'on touche au sublime. Converti au catholicisme en 1982, Schnittke était déjà l’auteur d’un mémorable Requiem. Avec ces « Psaumes de la repentance » (1988), seul demeure un chœur, qui chante a capella d’anciens poèmes liturgiques russes mis en musique par le compositeur. L’effet saisissant de cette musique grave est peut-être dû à cette sourde tension que l’on perçoit parfois mais dont on finit par être délivré : le chant agit comme une guérison sur l’âme et l’effet de pesanteur disparaît progressivement, malgré d’angoissants soubresauts qui surgissent à certains moments. Les influences de Schnittke vont du chant grégorien aux glissement micro-tonaux d'un Ligeti ; mais l'impression qui domine est celle d'une oeuvre hors du temps, d'une musique sacrée de toujours, libre. Aucun effet ici de patchwork polystylistique que l'on peut ressentir parfois chez le Russe : tout est confondant de simplicité et d'une ténébreuse beauté, qui finit souvent par se résoudre dans une lumière aveuglante (cinquième psaume). Dans le douzième et dernier psaume, les chanteurs nasalisent : ils émettent les notes en gardant la bouche fermée – la musique semble alors indistincte, comme sortie du néant ; puis elle se déploie graduellement dans l’harmonie la plus parfaite : la peur de la mort s’évanouit.

note       Publiée le mercredi 13 avril 2005

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Coltranophile › jeudi 22 janvier 2009 - 12:18  message privé !

je m'en rappelle comme d'un beau disque mais d'autres oeuvres de Schnittke m'ont plus marqué, notamment ses quatuors à cordes (je me rappelle d'une merveilleuse version Kronos Quartet) en musique vocale, son "Requiem" a hanté pas mal de mes nuits.