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Alfred Schnittke (1934-1998) › Piano Quintet • String Trio

  • 1999 - Naxos, 8.554728 (1 cd)

cd | 10 titres | 64:18 min

  • 1 Fuga for Solo Violin [4:37]
  • 2 Klingende Buchstaben for Solo Cello [4:12]
  • 3 Piano Quintet - Moderato [4:59]
  • 4 Piano Quintet - In tempo di valse [5:44]
  • 5 Piano Quintet - Andante [5:39]
  • 6 Piano Quintet - Lento [3:57]
  • 7 Piano Quintet - Moderato pastorale [3:51]
  • 8 Stille Musik for Violin and Cello [6:16]
  • 9 String Trio - Moderato [13:33]
  • 10 String Trio - Adagio [11:30]

enregistrement

Enregistré du 13 au 19 juillet 1999 en Australie.

line up

Alfred Schnittke (1934-1998) (composition), 1999 AFCM Ensemble (ensemble)

chronique

Styles
musique classique
post-moderne
Styles personnels
chambre microtonale avec vue

La musique de chambre écrite par Alfred Schnittke a une qualité hypnotique. Elle soulève en plus des interrogations chez l’auditeur averti. Sur ce disque, le programme choisi par le 1999 AFCM Ensemble est merveilleusement agencé et prépare notre oreille aux évolutions d’écriture du compositeur. D’abord la Fugue pour violon solo, une œuvre de jeunesse finalement académique, mais qui en seconde lecture préfigure déjà l’aspect malveillant de ses pièces plus tardives ; telles que Klingende Buchstaben, interprétée justement par Alexander Ivashkin, qui puise des entrailles une sonorité funèbre, profonde, terminant sa course vers des contrées inaudibles. La pièce maîtresse jouée par la suite, c'est bien sûr son redoutable Quintette pour piano (1976), un cas d’école définissant son art. Malgré le risqué inhérent au polystylisme d’apparaître comme un vulgaire pastiche – en incorporant de manière pourtant adéquate des éléments stylistiques disparates au sein d’une même esthétique musicale structurée, l’approche de Schnittke se révèle probante et permet au Russe de s’éloigner des tendances, avec l’ironie naturelle d’un Chostakovitch. Cinq personnes délient la beauté étrange des mesures de l’opus, juxtaposant une atonalité féroce avec des réminiscences nostalgiques diverses (un fragment de valse de Vienne, un simple accord de piano à la fin de l’Andante). Un sentiment d’isolement voire de deuil se fait cruellement sentir. La complicité évidente d’Irina Schnittke et de Mark Lubotsky porte cet enregistrement Naxos vers des sommets d'expression. Stille Musik réunit les deux principaux interprètes masculins pour un bal microtonal avant le Trio à cordes, dont les convulsions rendent hommage à Berg autant qu’à Schubert, dans un style mûri qui, au lieu de citer "directement" ses sources, met en œuvre un jeu de variations et de transformations complexes du matériau de base.

note       Publiée le dimanche 5 mars 2017

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