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The Jimi Hendrix Experience › Electric Ladyland

cd • 16 titres • 75:47 min

  • 1...And the Gods Made Love1:21
  • 2Have You Ever Been [To Electric Ladyland]2:12
  • 3Crosstown Traffic2:25
  • 4Voodoo Chile15:05
  • 5Little Miss Strange2:50
  • 6Long Hot Summer Night3:30
  • 7Come On[Let the Good Times Roll]4:10 [reprise de Earl King]
  • 8Gypsy Eyes3:46
  • 9Burning of the Midnight Lamp3:44
  • 10Rainy Day, Dream Away3:43
  • 111983... [A Merman I Should Turn to Be]13:46
  • 12Moon Turn the Tides... Gently Gently Away1:01
  • 13Still Raining, Still Dreaming4:24
  • 14House Burning Down4:35
  • 15All Along the Watchtower4:01 [reprise de Bob Dylan]
  • 16Voodoo Child [Slight Return]5:14

enregistrement

The Record Plant, New York City, USA, été 1968

line up

Jimi Hendrix (guitare, basse, piano, chant), Mitch Mitchell (batterie, chœurs), Noel Redding (basse, chant)

Musiciens additionnels : Al Kooper (piano 6), Buddy Miles (batterie 10, 13), Steve Winwood (orgue 4), Chris Wood (uk) (flute 11), Jack Cassidy (basse 4), Mike Finnigan (orgue 10, 13), Larry Faucette (congas 10,13), Fred Smith (saxophone ténor 10, 13), The Sweet Inspirations (choeurs 9), Cissy Houston (choeurs 9)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Styles
blues
rock
psychédélique
Styles personnels
hard rock psychédélique

Riche. Intense. Intelligent. Puissant. Mystique. Il doit manquer des milliers de pages à mon dictionnaire puisque je me retrouve tout à coup à cours d'adjectifs mélioratifs pour tenter seulement de vous décrire le torrent d'émotion qui vous submerge à l'écoute de ce disque mythique. Ce n'est pas possible autrement. Non, je ne deviens pas gâteux. Je ne vous écris pas sous l'effet d'une soudaine nostalgie de vieux soixante-huitard mal embouché, chose que je ne suis pas d'ailleurs (pas embouché, soixante-huitard je veux dire). Parce que, merde quoi, il ne s'agit pas de n'importe quoi ! Je vous parle de "Electric Ladyland", le double album de la fin des années soixante qui surpasse facilement tous les autres. Un monument de musique pop qui revisite à coup de baguette magique tout ce qui fût, tout ce qui est et tout ce qui sera. Ce disque a tout simplement des allures de chef-d'oeuvre visionnaire ou chaques notes se revêtissent d'une importance capitale, tout en s'abandonnant à l'insouciance et à l'urgence de l'instant. Bon, ouais, ça va, j'avoue, "Little Miss Strange" fait peut-être exception à cette règle d'excellence qui habite le troisième disque de l'Experience. Mais on peut se dire aussi que ce titre, s'il est présent, l'est de manière tout à fait emblématique, comme dernière trace d'une époque à jamais révolue. Car après cette pause légère (en fait, bien venue après ce sommet de blues psychédélique qu'est "Voodoo Chile", jouissant de plus des interventions lumineuses de l'organiste de Traffic, Steve Winwood), on repart de plus belle avec une série de titres toujours aussi terriblement accrocheurs, remplis de pépites d'inventivités tant harmoniques que rythmiques à vous en donner le vertige. Ce sont l'adaptation musclée du "Come On (Let the Good Times Roll)" de Earl King, "Gypsy Eyes", "Burning of the Midnight Lamp" et "Rainy Day, Dream Away", autant d'incontournables du songbook d'Hendrix. Mais on n'est pas au bout de nos peines ; avant de refermer le disque sur d'autres monuments laissés au patrimoine de l'humanité ("House Burning Down", sa version du "All Along the Watchtower" de Dylan et le célebrissime "Voodoo Child"), s'intercale le vrai gros morceau de la session. J'ai nommé "1983", sa suite en deux parties, qui pourrait bien suffire à toute personne désireuse de goûter au progressif sans se risquer à s'y plonger d'avantage. Jazz, psyché, rock, tout est là, tout ça à la fois. Toute cette part de notre culture musicale réunit et extrapolée en un peu moins d'une heure et vingt minutes. "Electric Ladyland" serait-il donc l'album parfait ? Je ne suis pas loin de le penser. Et vous ?

note       Publiée le jeudi 12 août 2004

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notes

Note moyenne        46 votes

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Dioneo › samedi 13 juin 2020 - 17:11 Envoyez un message privé àDioneo
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C'est pas faux.

nicola › samedi 13 juin 2020 - 16:58 Envoyez un message privé ànicola

Il me semble que Dylan reconnaissait que la version de Hendrix écrasait la sienne.

Raven › samedi 13 juin 2020 - 16:38 Envoyez un message privé àRaven
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"All along" se pose toujours là (faut dire aussi que l'originale est une des rares chansons de Dylan qui me transportent mais celle-là pousse le truc à un niveau stratosphérique), surpuissante de fraîcheur comme au premier jour. J'ai beau l'avoir entendue mille fois comme tout le monde cette foutue reprise, devant des films oscarisés, des pubs avec des bagnoles ou des crédits avantageux, c'est pas devenu une scie, du tout.

GrahamBondSwing › samedi 13 juin 2020 - 13:11 Envoyez un message privé àGrahamBondSwing

Hey Six, ta souris a dû riper : c'est six boules qu'il faut mettre sur celui-là ! ;-)

Note donnée au disque :       
(N°6) › samedi 13 juin 2020 - 13:04 Envoyez un message privé à(N°6)
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C'est vrai qu'il est dense, et pas seulement avec les loups, cet album. Dans la droite continuation du précédent, en poussant encore la recherche sonore. Y a peut-être pas les morceaux du précédent (quelle collection de chansons quoi, Bold as Love), les deux longues dérives demandent à être dans le mood, même si "1983" reste souvent un moment merveilleux alors que je me demande parfois si l'orgue de Winwood était bien nécessaire (alors que Mitch Mitchell là-dessus, bordel de cul !) sur "Voodoo Chile", ça annonce pas mal certains excès du hard et même du prog à venir en fait. Mais bon, quand on revient au base du power trio, la reprise de Earl King et puis of course "Voodoo Child", c'est le summum et c'est quand même la que je le préfère.

Note donnée au disque :