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Alamaailman Vasarat › Kinaporin kalifaatti

  • 2005 • Pyramid 1000 231382 • 1 CD digipack

cd • 11 titres

  • 1Kolmannen Linjan Mona Lisa4:45
  • 2Rypistynyt Profeetta5:34
  • 3Arabian Kuu4:40
  • 4Karavaani Kulkee3:53
  • 5Kuvernöörin Tytär2:39
  • 6Päätön Venus4:41
  • 7Riivattu2:51
  • 8Laulu N°1015:04
  • 9Lemmen Jumalatar2:42
  • 10Höyhensar Jan Maailmanmestiari2:38
  • 11Paavi Roskapankissa2:32

enregistrement

Seawolf Studios, Stakula House, Helsinki, Finlande, 2004

line up

Jarno Sarkula (saxophone soprano et ténor, clarinette basse, düdük), Tuukka Helminen (violoncelle), Teemu Hänninen (batterie), Miikka Huttunen (orgue de barbarie, melodica, percussions), Erno Haukkala (trombone, trompette, tuba), Marko Manninen (violoncelle), Markku Hillilä (batterie, percussions), Tuomari Nurmio (chant, guitare)

remarques

Inclus : un DVD 5 titres en concert

chronique

Le nouveau disque de Alamaailman Vasarat, "Kinaporin Kalifaatti", risque d'en surprendre plus d'un. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils nous avaient bien alléchés avec leur sauce klezmer dynamitée au métal, timidement sur leur premier effort, "Vasaraasia", et très franchement sur le second, "Käärmelautakunta". Je vous le dis tout de suite ; si c'est à nouveau ce genre d'effets que vous recherchez, vous pouvez passer la main cette fois-ci. Sauf que vous louperez peut-être une occasion unique de vous familiariser avec une musique plus classique d'inspiration plus simplement klezmer. Associés au chanteur Tuomari Nurmio avec qui ils partagent l'écriture, Alamaailman Vasarat revêt pour la première fois les habits d'un groupe à chanson, là où jusqu'à présent ils s'étaient illustrés par une folie instrumentale débridée. Je vous rassure tout de suite, le groupe n'a pas perdu de sa superbe, cuivres et violon rugissent toujours avec la même ferveur ("Arabian Kuu") et portent véritablement sur leurs frêles épaules tout le côté sulfureux de cette musique. Si le rythme est parfois plus enlevé, limite punk sans pour autant recourir à l'appel obligé des guitares ("Kuvernöörin Tytär"), cela reste toujours très sage. Vu le côté parfois déjanté des arrangements (percussions, accordéon) et la voix rocailleuse de Tuomari Nurmio, un parallèle pourrait être érigé avec Tom Waits, ou plus logiquement avec les norvégiens du Kaizers Orchestra. Peut-être le timide succès international de ces derniers a-t-il motivé Alamaailman Vasarat a leur emboîter le pas ? Nous verrons plus tard. Pour l'heure, au cd d'origine de cette première édition est adjoint un dvd incluant cinq titres en concert qui ne sont pas présents sur le disque studio. Intéressant, mais là encore, dommage qu'on n'ait pas droit à des images du souk que Alamaailman Vasarat pouvait foutre sur scène autrefois, quelque chose que, je pense, on aurait aimé tous voir... Suite, donc, au prochain épisode.

note       Publiée le vendredi 1 avril 2005

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Note moyenne        7 votes

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Nokturnus › mercredi 10 septembre 2008 - 17:07  message privé !
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Bon j'augmente ma note, ce cd tue. J'adorerai voir ça en live (enfin, voir Alamaailman Vasarat tout court d'ailleurs).
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Nokturnus › jeudi 6 décembre 2007 - 15:18  message privé !
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Hey c'est très bon ça ! Le chanteur me fait penser aussi à celui du No Smoking Orchestra (le genre pratiqué aussi, bien que ce soit plus lancinant dans l'ensemble) Enfin bon j'adore ce genre d'ambiances.
Note donnée au disque :       
Mayr › mercredi 20 avril 2005 - 14:43  message privé !
Assez dérouté aussi à la première écoute de cette album, découvert en live alors que j'en étais resté sur l'énorme Käärmelautakunta. La prestation assez décalée de Tuomari Nurmio et Vasarat a fait passer la pilule avec plaisir, enflammant le public sur des titres comme Arabian Kuu ou Höyhensarjan Maailmanmestiari. Les chansons plus longues m'ont laissé plus circonspect, mais je viens à les apprécier au fur et à mesure des écoutes. Malgré la construction plus convenue des compositions, on retrouve avec plaisir la fantaisie et le coté glauque des orchestrations des Vasarat. Un album qui me ferait penser à un équivalent finnois d'Emir Kusturica and the No Smoking Orchestra en plus sombre et plus posé.
Note donnée au disque :