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Graham Collier › Something British made in Hong Kong

6 titres - 49:06 min

  • 1/ Midsummer Dawn (9:29)
  • 2/ Whiligig (9:02)
  • 3/ Mist on Water (5:47)
  • 4/ Queensbury Rules (9:07)
  • 5/ Spring Rain (4:07)
  • 6/ Deserted Funfair (11:34)

enregistrement

Hong Kong, Chine, décembre 1985

line up

Graham Collier (synthétiseur Roland), Roger Dean (piano, synthétiseur DX7), Ed Speight (guitare), Geoff Warren (saxophones alto et soprano, flûtes), Paul Bridge (contrebasse), Ashley Brown (batterie, percussions)

remarques

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
new age jazz

Ça fait toujours un choc de retrouver un artiste que l'on croit bien connaître dans un environnement dans lequel il semble n'être définitivement pas à sa place. Nous sommes en 1985, et Collier reprend du service après dix ans de silence en réactivant une nouvelle formule de son groupe. Entre "Symphony of Scorpions" et ce "Something British Made in Hong Kong", beaucoup de temps s'est donc écoulé. Le temps surtout d'oublier toutes les nouvelles pistes et autres innovations dans lesquelles Graham Collier avait fini par s'épanouir. On écarquille des yeux, plutôt deux fois qu'une, quand démarre "Midsummer Dawn", dominé par le son d'un synthétiseur avec lequel le contrebassiste ne va cesser de jouer le long de ces six nouveaux titres. A l'instar de Mingus qui s'était mis au piano sur le tard, Collier confie à Paul Bridge le soin de conduire son groupe à la contrebasse, et le bougre sait y faire tant les cordes de son instrument claquent comme jamais Collier ne le fît avant lui. Les éléments jazz sont donc pour le moins diffus, et transpirent seulement sur le dynamique "Whirligig", où s'illustre un Geoff Warren plus Elton Dean que nature, le moins convainquant "Queensbury Rules" et le final de "Deserted Funfair". Le Graham Collier Music privilégie une fois encore les ambiances et celles-ci reposent presqu'essentiellement sur les manipulations de Collier au synthétiseur, vraissemblablement pas encore en pleine possession de tous ses moyens. Ses dialogues avec les percussions d'Ashley Brown ou les filets de flûtes dispensés par Warren contribuent à créer cette image évanescente d'un Est Asiatique fantasmé. Mais on est loin de ce que le contrebassiste a pu nous proposer autrefois. De plus, le disque ne jouit pas d'une prise de son exceptionnelle. Si c'est un retour à l'écriture modale qui était visé, le pari est plutôt raté. Sûr que si Soft Machine se reformait aujourd'hui, c'est ce genre de choses qu'on serait amené à entendre. Même Ratledge metterait ses claviers en veilleuse, comme ici, puisqu'avec Jenkins, il fût quand même l'instigateur du projet Adiemus, un truc assez insurpassable dans le genre insipide, incolore, inodore.

note       Publiée le jeudi 11 mars 2004

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