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Graham Collier › Songs for my father

7 titres - 48:02 min

  • 1/ Song One [Seven Four] (9:34)
  • 2/ Song Two [Ballad] (5:38)
  • 3/ Song Three [Nine Eight Blues] (7:52)
  • 4/ Song Four [Waltz in Four Four] (7:24)
  • 5/ Song Five [Rubato] (4:44)
  • 6/ Song Six [Dirge] (3:37)
  • 7/ Song Seven [Four Four Figured] (9:13)

enregistrement

Londres, Angleterre, 1970

line up

Harry Beckett (trompette), Graham Collier (contrebasse), John Taylor (piano), Alan Wakeman (saxophones ténor et soprano), John Webb (batterie), Bob Sydor (saxophones alto et ténor)

remarques

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
british jazz > jazz modal

On a pu le lire à plusieurs reprises ; en Angleterre, au tout début des années soixante-dix, la scène jazz et la scène progressive se mélangeait souvent sans distinction, en tout cas quand il s'agissait de se plonger dans un trip plutôt free, avant-gardiste même, où l'on passe son temps à jouer à l'équilibriste pour jouir de l'urgence de l'instant présent plutôt qu'à noyer ses compositions sous une tonne de crème fraîche au symphonisme suranné. Le nom de Graham Collier ne dit peut-être pas grand chose à grand monde, il n'empêche qu'il s'agit là d'un grand bonhomme. Encore une belle et grande figure de ce jazz british impétueux que l'on aime tant à s'envoyer au travers des écoutilles. Si les talentueux Nick Evans et Karl Jenkins ont pris congé de lui après "Down Another Road", Collier n'y perd pas au change puisqu'il est entouré ici de quelques pointures dont on épinglera en priorité le trompettiste Harry Beckett, le saxophoniste ténor Alan Skidmore et l'éclatant Alan Wakeman au soprano. On le voit ; des noms familiers pour qui s'intéresse à la galaxie canterburienne dans son spectre le plus large, de Keith Tippett à Soft Machine. "Song for My Father" n'a rien à voir avec le célebrissime disque d'Horace Silver. Et on dira ; c'est tant mieux ! Articulé en sept parties qui, jouissant du transfert sur cd, ne souffrent d'aucun silence dans leurs transitions, on passe du chaud au froid avec un swing soutenu et une écriture modale efficace dont n'auraient pas à rougir John Coltrane et Wayne Shorter réunis ! Lyrique ("Song Two"), incandescent ("Song Six") et toujours plein de classe ("Song One", "Song Seven"), Graham Collier couche sur papier des trames musicales idéales, propices aux explorations diverses et toujours imaginatives, entamées par les différents solistes qui se succèdent à tour de rôle avec égal bonheur. Gentiment aventureux sous ses airs un peu trop coincés, "Songs for My Father" a définitivement sa place aux côtés des grands disques de jazz britannique de l'époque.

note       Publiée le jeudi 11 mars 2004

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