Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesBBlood Axis › The gospel of inhumanity

Blood Axis › The gospel of inhumanity

cd • 8 titres

  • 1The gospel of inhumanity
  • 2The voyage (Canto D)
  • 3Eternal soul
  • 4Between birds of prey
  • 5Herr, nun lass in Frieden
  • 6Reign I forever
  • 7Absinthe
  • 8Storm of steel

enregistrement

Absinthe Studios, Denver, Colorado, USA, hiver 1994/95

line up

Robert Ferbrache (musique), Michael Moynihan (Michael Jenkins Moynihan) (récitation, musique), Jerry Cuba (batterie), Chris Pearson (basse)

remarques

chronique

Styles
gothique
indus
Styles personnels
indus symphonique martial

Grandiloquent, ésotérique, superbe, sulfureux, sombre…les qualitatifs ne manquent pas pour tenter de cerner cette œuvre de la plus européenne des formations américaines. Un peu à la manière des Joyaux de la Princesse en France (leur collaboration n’avait donc rien de fortuit), Blood Axis travaillent principalement avec des samples et des bandes, généralement des passages symphoniques et des conversations, qu’ils arrangent à leur manière. Ainsi l’angoissant ‘The voyage (Canto D)’est-il construit sur une musique de J.S Bach couplée avec une récitation de l’écrivain Ezra Pound enregistrée lorsque ce dernier était à l’asile. On retrouve le même compositeur comme base musicale de ‘Herr, nun lass in Frieden’ avec cette fois pour narrateur Charles Manson himself. C’est Prokofiev et son fameux thème de ‘Roméo et Juliette’ qui servent de ligne principale à ‘Reign I forever’. Atmosphères indus symphoniques donc, avec des passages plus ambient, voir carrément ésotériques, mais tout ne s’arrête pas là puisque ‘Eternal soul’ sonne très électrique (si si), presque rock gothique, avec cependant une touche plus martiale. Justement, du martial pur, il en fallait bien un peu, c’est ‘Storm of Steel’ qui clôt l’album et qui se place dans une lignée pas si éloignée de certains travaux de Death in June. Autre élément important de l’identité de Blood Axis, les textes. Ils sont rarement de la plume du groupe lui-même, on croise plutôt Nietsche, Longfellow, quelques poètes sous absinthe (rien de surprenant quand on connaît le goût de Michael Moynihan pour le divin breuvage et la philosophie européenne)…récités de voix de maître par le sieur Moynihan dont le timbre grave ajoute à la noirceur de l’album. Ceux qui n’apprécient guère les collages musicaux risquent de grincer un peu des dents mais il convient d’aborder l’œuvre pour ce qu’elle est, un disque d’industriel symphonique martial ; à chacun ensuite de décider s’il souhaite devenir disciple de cet Evangile de l’inhumanité.

note       Publiée le vendredi 26 septembre 2003

réseaux sociaux

tags

Vous devez être connecté pour ajouter un tag sur "The gospel of inhumanity".

notes

Note moyenne        32 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "The gospel of inhumanity".

commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "The gospel of inhumanity".

julius_manes › lundi 13 décembre 2010 - 11:39  message privé !

Pas mal, mais un peu facile la "technique du collage", hein? Une bonne ambiance quand même, mais je préfère le dernier ("Born again"), qui offre de "vrais compositions" de très bonnes factures...

Note donnée au disque :       
E. Jumbo › dimanche 24 octobre 2010 - 23:10  message privé !

Étonnamment beaucoup moins austère et rebutant que nombre de sorties du style, presque "easy-listening" je trouve, donc une bonne surprise à la première écoute. Bon, les déclamations et les samples un peu clichés peuvent faire sourire, mais l'ambiance ésotérique est excellente et la musique variée (la piste 1 est super, le morceau plus goth rock aussi même si ça dénote pas mal).

Note donnée au disque :       
lachiassure › mercredi 9 décembre 2009 - 09:50  message privé !

Blood Axis aurait pu citer toutes ses sources. Selon mes souvenirs, la large utilisation d'un des morceaux de Gorecki (symphonie n°3) va au-delà du sample. C'est un peu s'accaparer le morceau et foutre justement des samples par dessus. Le reste est bien à l'image du prêtre.

Note donnée au disque :       
Solvant › mardi 8 décembre 2009 - 22:31  message privé !

Presque 5 ans d'écoutes pour monter péniblement les boules à 6. Petit-à-petit, comme un bousier pousse ses excréments au sommet. L'exemple d'un esprit lent. Il m'en a fallut des heures pour prendre enfin la chose au sérieux & sans ricaner des effets en arrière-plans. La sincérité de Moy m'a enfin totalement séduite. La musique s'est abaissée face au concept -ce que je ne tolère quasi-jamais ailleurs, mais là, après tout ce temps j'enfreins tranquille mes vieux codes.

Note donnée au disque :       
Solvant › lundi 10 août 2009 - 00:25  message privé !

+ 1 boule, pour la prod, pour Ezra, pour 'Eternal Soul' (oui je sais, j'ai changé d'avis après maintes délibérations avec moi-même) , pour la grandiose 'Regin I forever' et pour 'Storm of Steele'. faudra pas m'en demander plus.

Note donnée au disque :