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HTRK › Work (Work, Work)

cd • 10 titres • 40:00 min

  • 1Ice Eyes Eis
  • 2Slo Glo
  • 3Eat Yr Heart
  • 4Bending
  • 5Skinny
  • 6Synthetik
  • 7Poison
  • 8Work That Body
  • 9Love Triangle
  • 10Body Double

line up

Jonnine Clementine Standish (chant, percussions), Sean Stewart (basse, programmation), Nigel Yang (guitare, programmation)

remarques

chronique

Styles
cold wave
electro
ambient
new wave
post punk
trip hop
Styles personnels
terminal wave

HaTeRocK étaient organiques, et rêches. HTRK deviennent synthétiques, et laiteux. Ou plutôt donnent l'illusion d'être synthétiques. Soupir sur glacis de beats sous injection massive de curare, déflagrations molles de guitares avec écho arctique. Salement obsédant. Sean Stewart ayant passé l'arme à gauche juste avant la sortie, HTRK deviennent leurs propres légistes. Plus congelés que jamais. A sa sortie je ne l'aurais pas vu ainsi, plutôt arty et appliqué, genre album-biennale, mais avec le recul... Oui : Work (Work, Work) égale en magnétisme Magic de November Növelet. Les chirurgiens sont sensiblement plus angéliques, c'est certain, et Melle Sandish n'est pas Mme Arafna... mais ce magnétisme, cette aura, ce son qui vous met minuit sous la langue... L'ambiance est au buffet froid, au pas souple, au nocturne tendance morbide. L'introduction dark electro allemande refroidit gentiment, puis le son se fait monochrome blanc sur monochrome noir. Odeur de peinture fraîche qui étourdit. Effluve de colle Cléopâtre ou d'éther : ce son s'inhale sans forcer. Peu importe ce que vous pourrez lire comme conneries au sujet de HTRK, si vous êtes de ceux qui prennent au sérieux les sites où tout quidam s'ingénie à porter parole objective avec notations détaillées : l'opération W(W,W) est une autopsie. Rare, sublime. Insomnie. (Insomnie, insomnie)... Voilà l'album idéal à écouter dans un immense loft vide à trois heures du matin, pendant un hiver à la Shining. Le gardien Torrance restera dans la chambre froide, tétanisé accroché à sa batte, et les fantômes auront pris possession de l'âme de sa bonne femme, qui de cruche insupportable sera devenue une hantise de chagasse à scalpel nommée Jonnine. Parce que cette salope peut vous hanter, vous êtes prévenus. Comme ce son par-delà le cliché de son écho, de ses effets faciles, de sa candeur... Y a même un passage vers la fin qui me rappelle "Valley" de Bill Wyman & Terry Taylor, ce qui ne parlera pas à tout le monde mais... finalement, c'est vrai qu'il y a aussi quelque chose de Phenomena là-dedans, tout compte fait - pensez jeunes filles à la virginité ambivalente dans des draps blancs - c'est vous dire à quel point tout cela est subjectif, lié au ressenti pur, et envoûtant à en devenir eau de parfum new wave. Restez fixés sur la veilleuse les enfants... maintenant il est l'heure de ne pas dormir.

note       Publiée le samedi 9 mai 2015

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Note moyenne        6 votes

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born to gulo › samedi 21 décembre 2019 - 21:29 Envoyez un message privé àborn to gulo

Il est affreux, le dernier. Emmerdant comme la pluie.

Note donnée au disque :       
Monsieur N › samedi 21 décembre 2019 - 21:16 Envoyez un message privé àMonsieur N

Rien que "Mentions" vaut l'achat de l'album sur le dernier !

https://htrk.bandcamp.com/album/drama

dariev stands › vendredi 20 décembre 2019 - 21:32 Envoyez un message privé àdariev stands
avatar

bon, le dernier m'a fait l'effet de démos fadasses et vaguement prétentieuses...

cyberghost › vendredi 14 septembre 2018 - 14:20 Envoyez un message privé àcyberghost

Ressorti il y a peu, moi qui craignais m'en être déjà lassé, mais en vrai ce truc glisse tout seul

Note donnée au disque :       
merci pour le fusil... › vendredi 14 septembre 2018 - 12:29 Envoyez un message privé àmerci pour le fusil...

Sommeillait dans le fond cette affaire, sans faire de vague (huhu).

Note donnée au disque :