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Vox Low › Vox Low

cd • 9 titres

  • 1Now, we are ready to spend
  • 2You are a slave
  • 3Rides alone
  • 4Something is wrong
  • 5We can't be blamed
  • 6Some words of faith
  • 7What if the symbols fall down ?
  • 8Trapped on the moon
  • 9It's rejuvenation

extraits vidéo

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enregistrement

Shelter Studio, Paris, France.

line up

Jean-Christophe Couderc (chant, synthé), Benoit Raymond (basse, guitare, synthé), Guillaume Léglise (guitare, clavier, choeurs), Mathieu Autin (batterie, percussions)

remarques

https://voxlowparis.bandcamp.com/music

chronique

Attention, on déploie les voiles, embarquement dans un disque qui largue les amarres et perd le contrôle de sa trajectoire. Dire qu’il n’est pas évident de trouver les mots adéquats est un doux euphémisme. Bien sûr au départ, on ne se méfie pas, même si le post punk version Kraftwerk, c’est déjà plutôt original. Rythmiques groovy, sèches, vocaux faussement mécaniques et déjà un paquet de sonorités bizarres en arrière-fond qui bouillonnent entre guitares fraîches, effets trippés… Putain, on est dans le post punk ou chez des hippies cosmiques ? A partir de ‘Rides alone’, on n’est plus sûr de rien, on commence à perdre ses repères, avec les claviers, les effets twang, ce sentiment de défonce, cette batterie plus si métronomique… Post-psychédélique ? Quelqu’un a mis un truc dans mon verre, c’est pas possible. ‘Something is wrong’, c’est Joy Division ultra ralenti et joué par des martiens dans un brouillard de ganja. Comme si ça ne suffisait pas, ‘We can’t be blamed’ ralentit le tempo d’un coup, augmente la dose d’hallucinogène, la voix se nappe de réverbération, la guitare, les synthés rappellent au post punk que Pink Floyd a existé et l’auditeur perd pied pour son plus grand délice. Sauf que le grand départ vers Sirius, ce sera plus tard, ‘Some words of faith’, c’est Depeche Mode joué par New Order sous la houlette d’un goth passionné de krautrock. Dingue comme ce groupe parvient à faire cohabiter les couches d’influences au sein d’un même morceau pour en faire un tout homogène. Et plus le disque s’écoule, plus on a l’impression qu’il se laisse dériver sans le moindre souci de sa destination ni du port de départ, on se laisse flotter et advienne que pourra. Le trio final vaut de ce point de vue l’achat de l’album à lui seul. Comment faire cohabiter influences 70’s et 80’s dans une tête qui a vécu les 90’s ? Aucune idée mais Vox Low le savent et Vox Low le jouent. Et que dire du final qui a tout d’une cérémonie tribale-cosmique avec ses percussions rituelles, ses claviers mystiques post-Vangelis, sa voix de chaman ? C’est Jesus qui tripe sur de la beuh tibétaine sur le sable d’une plage californienne au coucher du soleil. Un disque aussi chimique que jouissif, un véritable stimuli des sens, une expérience proche du mystique, comme si les mecs de Joy Division se refaisaient ‘Easy Rider’ en compagnie du jeune Gary Numan.

note       Publiée le mardi 19 juillet 2022

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Richard Envoyez un message privé àRichard

Découvert il y a un an grâce à Jasper Lee Pop. Album très surprenant au début car ce foisonnement d'influences et ces sensations bien décrites sont un brin déstabilisantes. On ne sait sur quel pied danser. Puis de multiples écoutes vous font rendre compte que cette galette est foutrement bien foutue et originale.

Note donnée au disque :       
Aladdin_Sane Envoyez un message privé àAladdin_Sane

Vu en concert au moment de la sortie de l'album, j'avais bien aimé. Merci pour la chronique, je me dis qu'il faudrait que je retente une écoute.