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Tears For The Dying › Epitaph

cd • 17 titres

  • 1Go die
  • 2Shadows
  • 3Monachopsis
  • 4Deadweight
  • 5Lost girls
  • 6Dazzle the sun
  • 7ACAB
  • 8All for nothing
  • 9Memories
  • 10Palomine
  • 114:35
  • 12Bottle
  • 13Porcelain
  • 14Go die (SubVon Remix By Tom Ashton)
  • 15Porcelain (SubVon Remix By Tom Ashton)
  • 16Flow
  • 17Time

extraits vidéo

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line up

Adrya Stembridge (chant, basse, guitare, programmation, clavier), Debra Beat (guitare, basse), Natalija Moss (clavier, basse)

remarques

https://tearsforthedying.bandcamp.com/

chronique

L’époque est assez géniale pour ça… Depuis l’avènement du net, il est devenu possible de commander tout et n’importe quoi, y compris à l’autre bout du monde. Souci, l’aspect écologique du phénomène et aussi le juteux marché des transports qui résulte en des frais de port parfois réellement surréalistes. J’ai failli rester à distances des Américaines de Tears for the Dying pour cette raison; depuis Athens, Georgie, le transport pour la Suisse coûte près de 4 fois le prix du cd ! C’était sans compter la passion de l’incontournable patron de Bat-Cave Productions qui s’est aussitôt emparé de l’affaire en produisant un cd compilant les minis déjà enregistrés par le trio pour rendre cette musique accessible en Europe. La création du projet est plutôt ancienne mais divers hiatus plus ou moins longs expliquent une discographie plutôt mince. Le deathrock de Tears for the Dying est impliqué à tous les niveaux: émotionnel, social, politique, artistique… Il mêle donc diverses influences allant aussi bien du deathrock de Los Angeles qu’à l’anarcho-punk britannique (le combo a fréquemment rendu hommage à CRASS), avec même une légère touche post punk parfois (les compatriotes de Pylon n’y sont peut-être pas étrangers ?). Toutes transgenres, les musiciennes sont bien placées pour savoir à quel point la vie n’est pas un fleuve tranquille, ce qui explique quelques chansons particulièrement tranchantes (le punk ‘ACAB’, ‘Go die’, ‘Lost girls’, le refrain terrible de ‘Memories’), d’autres sonnent plus ‘adoucies’ (mais d’autant plus mélancoliques) telles que ‘Deadweight’ et son synthé triste, ‘Flow’. De manière générale cependant, le son des Américaines est combattif: rythmes percutants à la boîte (les accélérations, cassures, sont courantes), des guitares méchantes, une basse d’attaque et des mélodies fortes. Le chant alterne entre désespoir, rage, besoin d’amour contrarié, avec des nuances de tessiture pas si courantes dans le genre, parfois ultra aiguës ou planantes. En règle générale, après toutes ces années de composition et de travail, il devenait urgent de pouvoir écouter cette collection de hits et accorder à Tears for the Dying un vrai début de notoriété. Voilà une formation qui a son univers bien à elle, un peu comme une lecture publique de ‘Penis Envy’ dans un cimetière éclairé au néon. Souhaitons que malgré son titre, cette compilation soit synonyme de possible plus que de fin…

note       Publiée le lundi 12 juillet 2021

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