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Venin Carmin › Constant depression

  • 2020 • Seja SEJA 25 • 1 LP 33 tours

lp • 13 titres

  • 1It's gonna be wild
  • 2Sidekick punchlines
  • 3Wilkommen to the masquerade
  • 4Twinkle in the eye
  • 5Constant depression
  • 6For the sublime
  • 7Outsider
  • 8Problem issue
  • 9Abysses
  • 10Sketches
  • 11Waterlillies
  • 12Dreaming valentine
  • 13Berceuse

extraits vidéo

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enregistrement

Studio 18, Hyères, France.

line up

Lula, Valentine.

remarques

https://venincarmin.bandcamp.com/

chronique

Fun fact apocryphe: c’est pas le serpent qui a tenté Ève, c’est le fruit, c’est peut-être pour cela qu’on a eu tendance en Occident à l’immortaliser sous les fibres d’une belle pomme mûre, une physalis, c’était moins sexy… Et pourtant, si l’on se souvient de Salomé et de sa danse des voiles… C’est fou comme ce drôle de bouquin rempli de mythes sert parfois de source d’inspiration au chroniqueur qui tel le moine copiste tente d’aligner dans la pénombre quelques mots cohérents. Non pas que la musique de Venin Carmin soit biblique, au contraire (malgré le délicieux thème d’orgue de l’excellent ‘It’s gonna be wild’) mais par contre elle joue volontiers sur les nuances, les chassés-croisés, les faux-semblants, la beauté contre les clichés, la révolte contre un patriarcat qui n’a pas fini d’imposer ses normes. Des thèmes on ne peut plus d’actualité sous le saint-patronage des réseaux et des jugements hâtifs dans le confort douillet de son chez-soi. La nudité et le poignard. Ne sous-estimer aucun des deux. On retrouve beaucoup des ingrédients de base de l’opus précédents mais avec une touche de mordant supplémentaire, un râpeux davantage marqué et une efficacité accrue. Ce qui n’a pas changé, outre l'interprétation impeccable, c’est cette inventivité, ce goût du trouble et des détails (les effets de chœur de ‘Willkommen to the masquerade’, les splendides petits synthés glacés du refrain de ‘Twinkle in the eye’, le final de ‘For the sublime’, la berceuse glauque en guise d’outro…), cet aspect bonbon fourré au réglisse mentholé pour rappeler aux mâles sûrs d’eux qu’ils feraient mieux de se méfier des aphtes. Et des mélodies irrésistibles, voilées de sombre (‘glam is gone’, tu te souviens ?). Le duo redonne ses lettres de noblesse à une pop noire, dangereuse mais belle, qui peut se servir de la subtilité (une notion trop souvent périmée de nos jours) comme d’une arme pour permettre à chacune et chacun de danser intelligent. ‘Constant depression’, c’est décliner au travers de treize superbes morceaux l’instant fragile et intense entre un désir passionné et une envie d’en finir perçue comme un soulagement. Oui, oui, la pop peut être profonde quand elle est sincère…

note       Publiée le jeudi 15 avril 2021

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notes

Note moyenne        3 votes

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Shelleyan aka Twilight › vendredi 16 avril 2021 - 12:22  message privé !
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oh, merci beaucoup :0))

Note donnée au disque :       
TWB › vendredi 16 avril 2021 - 11:45  message privé !

Merci encore pour toute ta prose Shelleyan. Même si l'univers musical goth n'est pas ma tasse de thé, je tente de temps en temps une recommandation de tes (très) nombreuses chroniques. Ton écriture nous transporte bien dans ton univers, et c'est toujours une lecture plaisante!