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Einstürzende Neubauten / Heiner Müller › Die Hamletmaschine

cd • 1 titre

  • 1Die Hamletmaschine

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line up

Blixa Bargeld, Mark Chung, F.M. Einheit, Alexander Hacke, N.U. Unruh

Musiciens additionnels : Gudrun Gut, Hans-Werner Kroesingen (narration), Heiner Müller (didascalie)

remarques

chronique

Difficile lorsque l’on présente des shows aussi spectaculaires et visuels de ne pas collaborer avec les arts de la scène. Au début des 90's, les Einstuerzende Neubauten se montreront prolifiques en signant coup sur coup la musique de deux adaptations de mythes classiques : Hamlet et Faust. Le premier, sous la plume de l’auteur Heiner Müller, prend forme en 1977 sous le titre de ‘The Hamletmaschine’. Un texte extrêmement dense d’à peine neuf pages sur lequel l’écrivain a effectué un colossal travail de synthèse, de recherche, de réflexion, de parallèles modernes (écologie, féminisme, consumérisme…), aboutissant à un découpage en cinq parties: ‘Familien Album’, ’Das Europa Der Frau’, ‘Scherzo’, ‘Pest in Buda Schlacht um Grönland’ et ‘Wildharrend / In der Furchtbaren’. Quatre ans avant la mort de Müller en 1995, le groupe se voit confier une adaptation musicale mise en scène par Wolfgang Rindfleisch et Blixa Bargeld qui tient également le rôle de Hamlet (celui de Ophelia étant joué par Gudrun Gut de Malaria !). Comme toujours, ce type de travail s’adresse aux fans premièrement car une connaissance basique ou du moins une sensibilité à la langue de Goethe s’avère nécessaire pour déguster le sel de l’œuvre. La récitation se veut froide, mécanique, axée sur le contenu et la musicalité de la langue. L’exercice sied bien à Blixa justement. Musicalement, inutile de chercher la mélodie, on travaille sur l’atmosphère à coup de grincements, coups étouffés, bruitages, déformations de voix, métal froissé, tandis que le texte se joue entre Blixa et le narrateur, avec deux fugaces interventions de Gudrun Gut. Trente-deux minutes qui s’achèvent d’un coup, sans préambule. Suffisamment court pour s’y immerger sans être un spécialiste de l’allemand (la pièce à été traduite et publiée aux Éditions de Minuit), la musicalité suffit pour former un tout cohérent, tout sauf monotone (même si de ce que j’en comprends, le texte vaut franchement la peine vu sa richesse). Si vous avez eu l'occasion d'écouter des pièces radiophoniques et leur étrange atmosphère un peu angoissante, le feeling dégagé ici vous semblera sans doute familier. En guise de conclusion et de mise en bouche, le début de la pièce: ‘J'étais Hamlet. Je me tenais sur le rivage et je parlais avec le ressac BLABLA, dans le dos les ruines de l’Europe.'

note       Publiée le vendredi 5 juin 2020

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taliesin › samedi 6 juin 2020 - 08:54  message privé !

Je ne donnerai pas de note à cet album car, il faut bien l'avouer, si l'on ne comprend pas la langue, l'intérêt reste limité ;-)