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Eucharist (AUS) › Demise Rites

k7 • 2 titres • 28:08 min

  • 1Tenebrous Summoning14:26
  • 2Demise Rites13:42

enregistrement

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line up

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remarques

Compilation de deux démos sorties sous format cassette en 2011. Première édition cassette en 2012 par Total Holocaust Records (illustration tirée d'une toile de Zdzisław Beksiński). L'édition vinyle d'Iron Bonehead (illustration par Daniel Corcuera) a été remasterisée par BR en 2015. Egalement téléchargeable sur le bandcamp d'Iron Bonehead.

chronique

Eucharist est un groupe australien formé en 2011 ayant sorti deux démos, puis une compilation de deux titres de ces deux démos, rééditée cette année par Iron Bonehead sous la forme d’un vinyle à deux titres… alors on voit un nom de groupe d’inspiration chrétienne, on voit Australie, des formes dans le brouillard sur la pochette et on se dit : « je vais ouvrir une porte de l’enfer tiens ». Contrairement à d’autres groupes qui peuvent se prévaloir de références glauques pour faire du rock and roll, et seulement ça, Eucharist va lui exploiter à fond le travail du son pour faire ressortir une ambiance particulière, de la brume épaisse de ses morceaux de quinze minutes avec des accords de guitare tous bêtes… imaginez les (le ?) donc jouer de loin, sous votre sol, comme si vous entendiez des sons pas humains la nuit, vous vous réveillez, vous avez l’impression d’avoir entendu un bruit, mais ça va c’est juste Eucharist qui ressuscite à minuit après avoir été remodelé par un magicien schizophrène… donc oui, vu de près ou de loin la musique de ce groupe a l’air bateau mais dès les premières secondes on se retrouve devant un objet à vibrations très graves, très étouffées et claustro… rien n’est vraiment articulé, que ce soit la voix qui braille comme si elle s’endormait, comme si c’était un rêve, les guitares d'une distorsion banale mais planquées sous une tonne d’oreillers 100% plumes d’oie et cette batterie qui semble faite d’ossements et de vaisselle démoniaque. Vu l’embarras du choix en Australie concernant les groupes occultes et dérangeants, et vu aussi le nombre de membres qu’ils se partagent, on retrouverait bien ici des mecs de Portal ou Nazxul… enfin voilà, de toute façon on ne connait officiellement pas qui se trouve derrière ce projet ayant touché les oreilles un peu partout alors qu’il n’avait sorti que des démos cassette à quantités extrêmement limitées, projet étant apparemment retourné dans le néant duquel il était sorti…. Aujourd’hui on peut néanmoins avec cette jolie réédition se régaler les oreilles avec cette petite demi-heure d’incantations machouillées au fond de la cave donc pas besoin de se creuser la tête, faut juste allumer les bougies, sortir les crânes et baver sur le sigil tracé par terre, mettre ce disque, et passer un bon moment entre soi et soi et ce petit truc en plus qui n’a pas de nom, un peu visqueux, puissant comme un ours, dangereux comme un animal difficilement apprivoisable, généreux comme un musicien.

note       Publiée le mardi 15 décembre 2015

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