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John Morris › The Elephant Man

  • 1980 • Milan 74321 19986-2 • 1 CD

11 titres - 40:32 min

  • 1/ The Elephant Man Theme (3:44)
  • 2/ Dr. Treves Visits the Freak Show and Elephant Man (4:08)
  • 3/ John Merrick and Psalm (1:16)
  • 4/ John Merrick and Mrs. Kendal (2:02)
  • 5/ The Nightmare (4:38)
  • 6/ Mrs. Kendal's Theatre and Poetry Reading (1:57)
  • 7/ The Belgian Circus Episode (2:59)
  • 8/ Train Station (1:54)
  • 9/ Pantomime (2:19)
  • 10/ Adagio for Strings (9:28)
  • 11/ Recapitulation (5:35)

enregistrement

The Music Center, Londres, Angleterre, 5 - 8 juin 1980

line up

John Morris (compositeur, direction d'orchestre) London Symphony Orchestra, The National Philharmonic Orchestra, Andre Previn (direction d'orchestre)

remarques

chronique

Après le toujours mystérieux "Eraserhead" et avant la décevante adaptation du roman de Frank Herbert, "Dune", David Lynch s'attaque à un mythe : la légende de l'homme éléphant. Ce film s'avèrera être son plus décrié, car dépouillé des visions cauchemardesques et surréalistes du réalisateur. Un contre emploi ? Pas spécialement. L'intelligence de Lynch lui a dicté une retenue, une sobriété qui s'avère d'autant plus efficace qu'elle est confrontée à la dure réalité de la fiction qui nous est présentée ; une vision tout aussi glauque et dépressive qui, fatalement, ne nécessite pas qu'on en rajoute une couche, sous peine de devenir grotesque. L'image en noir et blanc, la dure condition de John Merrick, et les conséquences néfastes qui en découlent, tous les éléments sont en place pour créer un drame bouleversant. Il fallait donc trouver une musique qui s'en ferait l'écho. Lynch n'a pas encore trouvé son alter ego (Angelo Badalamenti) et réquisitionne John Morris (un habitué des comédies de Mel Brooks) pour illustrer avec tact la détresse, la peur, l'angoisse, mais aussi la fatalité et l'étrangeté dont traîte le film. A l'écoute de ces splendides compositions, on peut se dire de but en blanc que c'est du Danny Elfman avant la lettre : l'orchestre respire tout au long de ces mélodies enfantines et ces thèmes sortis d'un carousel ou d'un cirque venu d'une autre dimension, sur un tapis d'arrangements où xylophones et trombones s'en donnent à coeur joie. Si le pari est réussi, il n'est rien comparé au choix judicieux de s'accaparer l'adagio pour cordes de Samuel Barber ; cette mélodie poignante, à la force évocatrice d'un Henryk Gorecki, vient ponctuer la scène finale où John Merrick s'abandonne à son désir le plus cher, dans tous les sens du terme. Âmes (trop) sensibles s'abstenir : préparez vos mouchoirs.

note       Publiée le dimanche 30 juin 2002

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stankey Envoyez un message privé àstankey

Argh cet Adagio pour cordes de Barber ! Oui c'est mélo à mort, mais dès que je l'entends c'est plus fort que moi: me voilà muet et cloué, avec en mémoire la scène finale avec la mère, gravée à vie dans ma mémoire d'enfant...

kfigaro Envoyez un message privé àkfigaro
plutôt qu'à Danny Elfman, je pencherai plutôt pour une sorte de Nino Rota (qui a influencé Elfman) ou Kurt Weill en plus sombre... c'est en tout cas une belle BO émouvante et entêtante de J.Morris :)
saïmone Envoyez un message privé àsaïmone
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En effet, excellent BO !
Tomas Chatterton Envoyez un message privé àTomas Chatterton
Je viens juste de le regarder (enfin) , y'a rien de mieux que ce genre de film pour calmer la nevrose du preweek-end , la B.O. est extremement intimiste , doucement amere , avec l'apotheose du film par Barber . "Je ne suis pas un animal , je ne suis qu'un etre humain !"
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Tomas Chatterton Envoyez un message privé àTomas Chatterton
Meme reaction que toi Solarfall , ce film m'a tourmente et effraye , cette phrase lorsqu'il est dans la cage et que les gens l'observent "Je ne suis pas un animal , je ne suis qu'un etre humain" et quelle ambiance , le debut du XXeme siecle je pense , un peu la meme ambiance de la ville , comme dans le dessin anime "Remy sans famille" un autre tourment pour mon enfance ... Pour la musique , j'en ai aucun souvenir mais j'ai vu qu'il passait bientot sur TPS je l'ecouterais avec attention . Enfin "Eraserhead" est aussi un film de malade , cette histoire de bebe-monstre en noir et blanc et comme un pre-Elephant Man ...
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