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Protomartyr › The agent intellect

cd | 12 titres

  • 1 The devil in his youth
  • 2 Cowards starve
  • 3 I forgive you
  • 4 Boyce or boice
  • 5 Pontiac 87
  • 6 Uncle's mother
  • 7 Dope cloud
  • 8 The Hermit
  • 9 Clandestine time
  • 10 Why does it shake
  • 11 Ellen
  • 12 Feast of Stephen

extraits vidéo

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enregistrement

Key Club, Benton Harbor, Michigan, USA, 20-23 février 2015

line up

Joey Casey (chant), Greg Ahee (guitare, clavier), Scott Davidson (basse), Alex Leonard (batterie)

chronique

Styles
post punk

Joey Casey se disait agréablement surpris par la réponse croissante du public vis-à-vis de son groupe, il s’étonnait de constater que chaque album de Protomartyr se vendait mieux que le prédécesseur. Difficile d’en expliquer les raisons mais d’après moi, le fait d’abandonner la rugosité punk de leurs débuts sans en perdre ni l’énergie ni l’esprit permet aux musiciens de se concentrer sur ce qu’il font de mieux: dénicher des mélodies béton, des riffs assassins et développer en quelque minutes une atmosphère particulière pour chaque morceau. J’adore ‘The Agent intellect’, c’est un disque tellement riche et varié dans sa concision toute punk et plus précis quant à ses émotions; un bâtard hargneux de The Fall et Interpol mené de voix de maître par le timbre faussement nonchalant de Casey qui nous ballade entre énergie, mélancolie, colère, parfois tout ça en même temps. La musique est perçante à tout niveau: la rythmique, très bien mise en valeur affiche une précision hypnotique, quant au jeu de guitare, il se révèle incisif, profond, grinçant parfois mais toujours puissant mélodieusement parlant. Difficile d’imaginer de beaux paysages ensoleillés, cette musique est fondamentalement urbaine, marquée des stigmates de la déchéance économique (le berceau d’origine du combo, Detroit, n’y est sans doute pas étranger). Joey Casey paraît ne jamais s’impliquer pourtant il y a trop de colère (retenue, masquée certes) pour qu’il soit un simple spectateur passif. Exemple: le splendide ‘Pontiac 87’ et ses phrases apparemment résignées ‘There’s no use to be sad about it, what’s the point to cry about it’ est en réalité coupé d’accords incisifs et ne se départit jamais d’une sourde menace derrière la mélancolie, quant à ‘Boyce or boice’, il nous rappelle cette fausse distance arrogante qu’on trouvait chez The Fall. A ceci près que Casey n’hésite pas à laisser tomber le masque pour chanter de manière plus grave, plus instituante. ‘The devil in his youth’, ‘Why does it shake’, ‘I forgive you’…Non, j’arrête, inutile de vous dresser une liste des moments forts de cet album, chaque chanson est une tuerie en elle-même. Pourquoi ? Comment ? On s’en branle, malgré la pléthore de formations post-punk à une époque où la situation mondiale s’y prête bien, certaines formations ont incontestablement plus le mojo que d’autres….’What’s the matter with you ? Why you keep on making that mistake ? I forgive you but I feel it’ll happen all again’, c’est ça, la force, l’admettre.

note       Publiée le mercredi 29 août 2018

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magnu › lundi 17 septembre 2018 - 21:02  message privé !

Merci pour cette belle découverte, cd commandé et concert raté au Cabaret vert pour cause de chronique lue trop tard

Note donnée au disque :       
born to gulo › jeudi 30 août 2018 - 10:08  message privé !

C'est marrant, presque tout ce que tu dis pourrait décrire ma perception... de Relatives in Descent ^^ Pour moi ils ont vraiment fait un bond qualitatif avec le dernier en date, même si le reste était de... qualité certaine, mais ils sont passé ensuite au grade de Grands, et leurs chansons au grade "qui tue le chien".

Note donnée au disque :       
zen › mercredi 29 août 2018 - 22:57  message privé !

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