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Ulcerate › Vermis

cd • 9 titres

  • 1Odium
  • 2Vermis
  • 3Clutching Revulsion
  • 4Weight of Emptiness
  • 5Confronting Entropy
  • 6Fall to Opprobrium
  • 7The Imperious Weak
  • 8Cessation
  • 9Await Rescission

line up

Paul Kelland (basse, voix), Michael Hoggard (guitare), Jamie Saint Merat (batterie)

remarques

chronique

Styles
metal extrême
death metal
Styles personnels
polymorphe

Il y a toujours quelque chose qui cloche avec Ulcerate. Les déflagrations précédentes, toutes de très haut niveau, pêchaient par excès de monolithisme, d'essoufflement symptomatique, de trop m'as-tu-vu. C'est assez particulier, et assez significatif : prendre son pied sur une première moitié d'album, et ignorer le reste. Aussi bien sur le tubesque précédent que de l'infernal d'avant, je connais par coeur les débuts, et puis... plus rien. J'ai toujours envie d'arrêter avant la fin. Ici le combat est le même. Signer chez Relapse leur a offert une production encore plus kolossale (et donc pratiquement impensable au casque, tellement la grosse caisse est ridiculement surpuissante), et si c'est bien la première chose qui frappe d'entrée, c'est aussi parce qu'il y a un soucis. On ne demande pas à Ulcerate de se renouveler. Ce serait comme demander à Spawn de se renouveler. C'est impossible, et surtout on le veut pas. Le Hellspawn doit rester le Hellspawn. Un truc vaguement moral mais sans pitié, un assoiffé, un guerrier, un desesperé. Un rejeton des flammes de la souffrance éternelle, quand même. Un type avec un gros casier. Y'a eu des trucs, pour continuer l'aventure sans s'ennuyer. Des astuces dont les premiers lecteurs n'étaient pas dupes. Comme feinter pour que le compte à rebours disparaisse par un tour de passe-passe scénaristique. Tuer le maitre des enfers c'était une bonne idée, et ça ouvrait sur des possibilités énormes. Sauf qu'on s'est perdu dans un enfilement quasi métonymique de métaphores diaboliques. Une tentative de mentaliser le truc, le rendre plus palpable et plus lointain en même temps. Sauf que ça n'a pas marché. Ulcerate, qui aime bien la bagarre de haut niveau, se retrouve dans le même cas de figure. Puissance graphique, hystérique massive, double pages poétiques et prophétiques. C'est d'un death d'orfèvrerie rarement atteint dont on parle quand même. On aurait simplement peut être aimé que le groupe maitrise moins son sujet. Que les scénaristes se laissent aller à délirer. Pas de l'audace, non. Des tripes. De la folie. Pas un truc bordélique, non. Mais des maladresses, des erreurs. Ca les rendrait plus humain. Parce que la perfection c'est chiant, non ?

note       Publiée le dimanche 24 novembre 2013

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Klarinetthor Envoyez un message privé àKlarinetthor

Ulcerate en tournee britannique qui claque (sur le papier en tout cas) ces jours-ci avec Bell Witch et Monarch! pour ceux que ca concernerait.

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Arch-Evil Envoyez un message privé àArch-Evil

Tu désignes avec justesse ce qui a toujours un peu boité chez Ulcerate. Lustré, poncé et soigné jusqu'à l'os. D'un côté, ça appuie le côté mécanique réglé au micron et l'aspect déshumanisé, de l'autre, le groupe semble insister sur l'atmosphère et l'émotion, et là se crée un conflit. C'est bien l'un des seuls points ( mais pas des moindres ) que l'on pourra objectivement critiquer chez les néo-zélandais.

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Klarinetthor Envoyez un message privé àKlarinetthor

Je me perds moins dans celui-ci que dans son prédecesseur; un bon album mais j'ai l'impression d'entre un mélange entre Liturgy, Blut aus nord et Hell Militia par moment. C'est certainement pas voulu, mais les fuites du metal extreme peuvent se ressembler tellement il y a de projets dans ces genres.

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