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Dalis Car › In Gladaloneness

  • 2011 - MK, MKCD4 (1 cd)

cd | 5 titres

  • 1 King cloud
  • 2 Sound cloud
  • 3 Artemis rise
  • 4 Subhanallah
  • 5 If you go away

extraits vidéo

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line up

Mick Karn (basse, clarinette), Peter Murphy (chant, claviers)

Musiciens additionnels : Paul Vincent Lawford (congas), Steve Jansen (batterie)

chronique

Dans les résurrections improbables vingt-six ans après, l'une des plus surprenantes pour moi fut celle de Dalis Car. Leur premier et unique album, un flop, enregistré dans des conditions particulières puisque Peter Murphy et Mick Karn passèrent peu de temps en studio ensemble, préférant travailler en s'envoyant des bandes...Pourquoi cette subite envie de retravailler ensemble ? Toujours est-il que le destin sembla n'être guère d'accord avec cette décision puisque Karn devait décéder du cancer avant l'achèvement de l'album. Subsiste donc 'In GladAloneness', un mini de cinq chansons dont une nouvelle version de 'Artemis', au goût d'inachevé. On retrouve bien cette pop luxuriante, légèrement paresseuse et vénéneuse, dans les veines de laquelle serpente la fameuse basse fretless, marque de fabrique de l'ex-Japan, avec un climat exotique plus affirmé et des arrangements moins dépouillés. La première faiblesse se remarque dans un certain manque d'unité du tout ; les trois premiers morceaux s'enchaînent plutôt bien et se présentent comme un prolongement de 'The waking hour' avec son ambiance ensommeillée, de ce sommeil lourd qui se cache dans l'ombre pour se protéger de la chaleur écrasante de midi, surtout 'King cloud', 'Sound cloud' se voulant plus léger. Les orchestrations sont plutôt intéressantes, notamment de par les touches orientales, les sonorités jazzy et un Peter Murphy cherchant à se glisser dans la peau du Bowie de 'Young Americans' mais version décalée. 'Artemis rise', un instrumental à la base, ne me plaît guère dans ce nouvel habillage un peu brouillon, dissimulant son aspect 'collage' derrière une perspective dub expérimentale un brin creuse à mon goût même si pas foncièrement désagréable non plus (surtout sur la fin). 'Subhanallah' et 'If you go away' me paraissent rompre cette cohérence en instaurant un feeling différent. Le premier dégage quelque chose d'arabisant (rien d'étonnant vu que Peter Murphy vit en Turquie), très beau avec la voix féminine, les accords éthérés en toile de fond, le second est une reprise du 'Ne me quitte pas' de Brel dans une ligne épurée, avec début pour piano/saxophone et un enchaînement à la guitare sèche et cordes sur lequel la récitation de Peter fait merveille de par la gravité de son timbre. Il y a quelque chose de pieux dans les tonalités mais l'image qui me vient est celle du gigantesque hall dans une maison coloniale surmontée d'un dôme de verre car, qu'importe l'ambiance, la musique de Dalis Car est tournée vers les cieux...On déplorera la durée trop courte de ces deux compositions qui renforcent le sentiment d'inachevé plus qu'elles ne le dissipent. Pas facile de juger une oeuvre tragiquement interrompue probablement pas destinée à être présentée sous cette forme ; il faut du temps et de multiples écoutes pour s'immerger pleinement et faire fi du manque d'unité signalé, les chansons sont belles, propices à la rêverie, c'est peut-être ce qu'il faut en retenir avant tout ? 3,5/6

note       Publiée le jeudi 18 octobre 2012

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novy_9 › lundi 19 août 2013 - 16:29  message privé !

Acheté ce matin, une surprise, cette "résurrections improbables vingt-six ans après" m'a séduit, c'est vrai que l'on pouvait avoir des doutes, mais Peter Murphy et sa voix, Mick karn, ca le fait toujours bien. "Subhanallah" est le seul titre sans plus.

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