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Deadboy & The Elephantmen › If This Is Hell, Then I'm Lucky

cd • 10 titres • 50:41 min

  • 1Strange Television
  • 2Waking Up Insane
  • 3Song With No Name
  • 4Graves Beyond Windows
  • 5Otherworldly Dreamer
  • 6Like The Dead Would Laugh
  • 7High Monster
  • 8Heart Of Green
  • 9Barefoot In The Dark
  • 10Theme

enregistrement

1997

line up

Dax Riggs (voix, guitare), Jason Dupre (guitare, claviers), Christopher Goat (basse, claviers), Jeff Lecompte (batterie, percussions)

remarques

Réédité sous le nom de Dax Riggs en 2008.

chronique

Vous avez sûrement entendu parler de ce mec là, cet américain... Mais si, hyper connu... bon sang, le nom m'a échappé... cette espèce d'idole gothique en préfabriqué, avec du rimmel par plâtrées. Peu importe, toujours est-il que ce gars se fait appeler Dax Riggs, là-bas, tout là-bas, dans ce bled paumé, quelque part, en Amérique... son deuxième nom de scène, chourrave à un chanteur de sludge qui était trop classe pour le sludge. C'est qu'il avait des envies de paradis blues rock, ce coquin de pot de khôl, et c'est incognito, sans fard ni noir à lèvres, qu'il traînait les bars à cul-terreux accompagné de son petit groupe d'appolons grunge, un beau petit synthétiseur, des guitares toutes neuves et une scène minuscule illuminée par le clignotement douillet des guirlandes rouges, ou celui des clopes de leurs groupies quinquagénaires... le garçon a vu les étoiles, entouré d'un halo de lumière pâle, presque surnaturel. Quelques solos bien placés entre deux lampées de drambuie tiède et ses charmes de gigolo mal rasé ont fait le reste, et c'était parti pour des virées de station paumée en motel à néons façon Thelma & Louise, jusqu'au précipice des Anges, jusqu'à l'autre rive du Styx, jusqu'à l'incandescence du Karma... ô réalité, ô illusion... en denim et chemise rouge à carreaux, sans son make-up, avec cette coupe de cheveux à la négligence calculée et barbe de cent-vingt-six heures à la Kurt Cornell, devant ces drapeaux muraux de Lynyrd Skynyrd et Wish You Were Here, et par-dessus le marché sans ses hordes de suicide girls prépubères gravitant autour de ses miches, qui aurait pu le reconnaître, lui qui le jour parade en travelo ? Enfin, y avait quand même un indice, audible... faut dire aussi, quand on a jamais su chanter autrement que de façon sensuelle et sangsue, tout suave et tout crémeux comme la grosse allumeuse qu'on est... on se cache pas éternellement de sa vraie nature. Même de l'autre côté. Certains piliers du bar racontent qu'il aurait vendu son âme ; que le prix a payer était de rester jouer pour l'éternité avec son backing band dans ce bled paumé... après avoir sillonné au milieu des carcasses de mobile-homes... après avoir creusé à mains nues dans la poussière rouge du désert... après avoir définitivement enterré le nom de Brian Warner.

note       Publiée le samedi 22 septembre 2012

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notes

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commentaires

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merci pour le fusil... › dimanche 23 novembre 2014 - 17:33  message privé !

Si quelqu'un cherche un jour à s'en séparer, je suis preneur.

Note donnée au disque :       
Twilight › samedi 22 septembre 2012 - 02:46  message privé !
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Superbe chronique mais l'album me convainc moyennement. pas mal mais trop blues ou rock-lo fi pour moi. A retenter peut-être ?