Vous êtes ici › Les groupes / artistesPJosh T. Pearson › Last of the Country Gentlemen

Josh T. Pearson › Last of the Country Gentlemen

cd • 7 titres • 58:50 min

  • 1Thou Art Loosed03:14
  • 2Sweetheart I Ain't Your Christ11:46
  • 3Woman, When I've Raised Hell07:00
  • 4Honeymoon's Great! Wish You Were Her13:01
  • 5Sorry With A Song10:50
  • 6Country Dumb10:13
  • 7Drive Her Out02:33

extraits vidéo

  • Il y a des extraits vidéo pour ce disque. Connectez-vous pour les écouter.

enregistrement

Produit par Peter Sasala. Enregistré par Martin J. Fielder à Klangbild Studio, Berlin

line up

Josh T. Pearson (chant, guitare)

Musiciens additionnels : Warren Ellis (cordes 3, 4), Mike Sidell (cordes 3, 6), Will Calderbank (3), Sixtoes (4)

remarques

chronique

Styles
folk
Styles personnels
infiniment douloureux

Putain que ça fait mal. Comme un couteau qui s'enfonce lentement dans le ventre à chaque parole, à chaque regard, à chaque pensée. L'alcool aide à peine. La détestation de soi en petite fioles prescrites avec soin, mauvaise médecine en doses exponentielles. Culpabilité, dans tous les sens, celle de vouloir trahir, celle de ne pas avoir la force de trahir, celle d'avoir frappé, d'avoir mal aimé, d'avoir sali. Paranoïa, peur de n'être plus rien aux yeux de l'être auquel on voudrait tout donner, peur qui tord les entrailles, alors les finir au tord boyaux, pour pouvoir s'endormir, assommer ses sens abimés. Prier d'être délivré de cet attachement mortifère, mais sans lequel on ne croit plus pouvoir vivre. Prier, se confesser, implorer le pardon, avec une seule guitare sèche sous les doigts, secs aussi de n'avoir su caresser avec assez de sincérité. A peine quelques cordes pour colorer un peu ces divagations aux bords des larmes, des violons qui ne font qu'amplifier les sentiments, la beauté mortelle de l'amour, et la souffrance qui déborde, grotesque et insupportable pour des êtres trop sensibles. Et une voix blessée, sans âge, qui s'échine à explorer tous les recoins de son intimité ravagée. Comme de la musique religieuse, comme une litanie d'amour de traviole, une supplication pour les âmes pathétiques fauchées au champ d'honneur des relations impossibles. Josh en a chié, plus qu'il n'en fallait, a bu plus qu'il n'était nécessaire, a pêché en paroles et en actes. La chair est triste quand la lune de miel est belle mais qu'on en désire une autre. Il y a des hommes qui devraient rester seul, certains d'entre nous ne sont pas taillés pour le bonheur, des coeurs qui saignent trop vite. Du haut de son Golgotha de désir tari, l'esprit ravagé par des sentiments contradictoires et tous plus douloureux, Josh délivre son message désespéré, court dire aux hommes faibles qu'il est le dernier d'une lignée de rêveurs tous plus fatigués les uns que les autres, et que ses mots ne guériront personne. Que son folk d'une autre ère aux lignes se noyant dans le temps ne peut prendre sur lui que l'espace d'un instant la souffrance universelle des amours déçus, souillés dans la boisson et la violence, la haine de soi et la pitié des autres. Des mélodies cachées dans les longueurs désertiques de ses dérives fabuleusement dépressives, la plus évidente quand Pearson fait ressurgir la menace d'une main levée, d'une tornade dans le foyer. Josh voudrait pouvoir s'effacer, s'excuser pour le mal déjà fait. Mais quand le mal est fait, rien n'y changera plus rien, même pas une pauvre petite chanson pour simplement dire pardon. Josh voudrait oublier, Josh voudrait cesser d'aimer cette femme. Josh implore pour nous tous. Josh nous délivre du mal, mais pour un instant seulement. Les yeux embués de larmes.

note       Publiée le dimanche 17 juin 2012

réseaux sociaux

dernières écoutes

  • Connectez-vous pour signaler que vous écoutez "Last of the Country Gentlemen" en ce moment.

tags

Connectez-vous pour ajouter un tag sur "Last of the Country Gentlemen".

notes

Note moyenne        1 vote

Connectez-vous ajouter une note sur "Last of the Country Gentlemen".

commentaires

Connectez-vous pour ajouter un commentaire sur "Last of the Country Gentlemen".

Khyber Envoyez un message privé àKhyber

Hmm le premier disque de Pearson en 2001 avec les "Lift to Experience" pose déjà bien le ton; un rock illuminé qui transpire l'héritage de Buckley. Ça vaut largement le détour pour ceux qui ont apprecié ce disque!

Note donnée au disque :       
Khyber Envoyez un message privé àKhyber

Tiens, n'avais pas vu qu'il traînait par ici, ce disque. Douloureux et déchirant oui, une longue complainte, une errance musicale aux contours embués, et un disque avec une aura bien singulière avec lequel on finit rapidement par tisser un lien presque intime. D'ailleurs, j'irai me coucher avec lui tantôt

Note donnée au disque :